<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-3776022265964031982</id><updated>2011-04-21T12:23:32.439-07:00</updated><category term='qu'/><title type='text'>Au tour de l'Inde</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://shanti2008.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shanti2008.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14896246858253939861</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>43</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3776022265964031982.post-9142438601850745009</id><published>2008-05-12T19:56:00.000-07:00</published><updated>2008-05-14T00:54:34.512-07:00</updated><title type='text'>United Airlines vol 7634 15/5/2008</title><content type='html'>Ho Chi Minh - Hong Kong - Chicago - Montréal. J'atteris jeudi soir un peu avant 22h.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fin de cette aventure, donc. À moins qu'il ne se passe quelque chose d'exceptionnel, ceci sera mon dernier message outre-mer. J'ai encore le nez bien trop collé sur l'expérience pour en faire un bilan quelconque. Au retour peut-être, si je me sens inspiré. Comment je me sens ? À la fois content et triste. Content de rentrer; quatre mois et demi, c'est amplement suffisant. Mais je suis également conscient que c'est la fin d'une expérience inoubliable, et que je ne revivrai probablement pas ça très souvent dans ma vie. Quoique ... Le prochain projet du genre commence déjà à mijoter dans ma tête. Je pense que le ''backpacking'' est une maladie incurable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais bon, avant de penser à tout ça, on va commencer par rentrer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci d'avoir eu la patience de me lire durant tous ces mois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est la fin. On se revoit à Montréal !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3776022265964031982-9142438601850745009?l=shanti2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shanti2008.blogspot.com/feeds/9142438601850745009/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3776022265964031982&amp;postID=9142438601850745009' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/9142438601850745009'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/9142438601850745009'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shanti2008.blogspot.com/2008/05/united-airlines-vol-7634-1552008.html' title='United Airlines vol 7634 15/5/2008'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14896246858253939861</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3776022265964031982.post-136638152420325184</id><published>2008-05-11T04:26:00.000-07:00</published><updated>2008-05-13T05:32:25.242-07:00</updated><title type='text'>Saigon II</title><content type='html'>Revenons donc un peu plus de vingt-quatre heures en arrière. Lorsque le bus fait son entrée dans Saigon, je constate que nous traversons le quartier de Phan Ngu Lao, et c'est exactement là que je désirais loger : beaucoup de restos, bars et hôtels bon marché. Ça tombe bien, le chauffeur nous demande justement s'il y en a parmi nous qui souhaitent s'arrêter ici plutôt qu'au terminus. Je débarque donc avec quatre ou cinq autres personnes. Trouver un endroit où loger fut, comme d'habitude, très facile. Je me suis dégoté une adorable petite guesthouse familiale où l'on se sent automatiquement chez soi : le petit bébé qui joue au milieu du hall d'entrée, le père qui gosse sur internet dans le salon, la maman à la cuisine qui prépare les repas (''demain midi je mange avec vous'', que j'ai promis). Je pense être le seul client de la place, et j'ai droit à toutes les petites attentions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour 10$US, c'est un véritable petit palace que l'on m'offre, si on compare à ma petite chambre de Phnom Penh : air climatisé, mini-bar (mais ça c'est sournois pour la facture finale, j'évite pour l'instant), télévision. Tiens, parlant de télévision, j'ai accès à TV5 Monde pour la première fois depuis le début du voyage. Hier, je me suis tapé le bulletin de nouvelles de la SRC. L'animateur Sébastien Bovet articulait tellement trop que je me suis dit qu'il s'agissait sans doute d'une édition ''internationale''. Bingo ! Le générique me le confirmera. Puis, avant d'aller au dodo, je tombe sur Guy A. et Sylvie dans ''Un gars, une fille''... sous-titré ! Mais c'était bien d'écouter ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Etre seul change l'atmosphère à 100%, évidemment. Je ne regrette pas une seconde d'avoir tenté l'expérience. Mais j'ai bien eu peur que ça n'arrive pas : durant le trajet de bus, j'ai fraternisé avec un sympathique type de Victoria, BC. Son voyage commencait tout juste et il semblait un peu stressé de débarquer à Saigon. Je craignais qu'il me propose que l'on se cherche un hôtel ensemble, mais j'avais préparé le terrain : durant le trajet, j'ai pris soin de mentionner à quelques reprises combien le fait de débarquer seul dans cette ville de sept millions d'habitants m'enthousiasmait et que j'étais content d'essayer ça. Ça a porté fruit : la proposition n'est jamais arrivée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sinon, le plus gros inconvénient concerne mon sens de l'orientation absolument inexistant. Celui de Jonathan était quand même assez bon : on pouvait partir explorer une ville les yeux fermés. Alors que maintenant, la moindre petite marche me demande un très gros effort de concentration, mais on s'en sort ! Je n'ai pas le choix de toute façon, je prends ça comme une pratique pour mon prochain gros projet où je partirai seul, cette fois-là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au niveau gastronomique, je suis carrément au paradis ici. Je suis un très grand fan des soupes ''Pho'', ou tonkinoises, ainsi que des rouleaux printanniers frais, pas les frits, mais ceux que l'on se fait servir enroulés dans une mince pâte de riz transparente. J'abuse pas mal de ces deux plats jusqu'à maintenant ; je ne pense pas avoir mangé autre chose. Ce soir, on va essayer de varier un peu : la cuisine vietnamienne semble avoir plusieurs autres très bons trucs à offrir. La plus grande déception est toutefois quand ces rouleaux arrivent frits, du genre resto chinois québécois, mais ce n'est arrivé qu'une seule fois jusqu'à maintenant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dire que je capotais parce que la devise du riel cambodgien donnait lieu à des montants ridiculement élevés. Je n'avais rien vu. Bienvenue au pays des dongs ! Un dollar = 16 000 dongs ! Limite de retrait de deux millions par jour dans les guichets automatiques. Un bon petit repas avec une bière me coute quelque chose comme 120 000 dongs. Mais c'est le même phénomène qu'au Cambodge : les dongs et les dollars US sont utilisés parallèlement. Hier, je vais au dépanneur pour me procurer les magazines Time et The Economist (seul au resto, j'aime bien avoir des trucs à lire). Suspense, suspense, dans quelle devise me demandera-t-on de payer ? La fille me dit 6$ US. Parfait, je lui donne un 20. Ensuite, elle sort sa calculatrice, s'arrache les cheveux, appelle son frère à l'aide, tout ça pour savoir combien de dongs elle doit me redonner, avec le taux de change actuel et tout. Compliqué, vous dites? Elle m'a redonné une couple de 100 000, là. Sinon, ils sont pas mal tatillons sur la qualité des billets. La dame qui m'a fait du change à la frontière (et qui m'a un peu crossé, on va se l'avouer) m'a refilé un billet de 50 000 avec une légère déchirure sur le haut. Je n'arrive pas à le passer nul part, meme en essayant de jouer au prestidigitateur. Ils s'en rendent compte sur-le-champ. Ils me disent d'aller dans une banque et on me le changera ; on verra si j'ai le temps. C'est quand même juste 3$, au pire je le garderai dans ma collection d'argent, qu'il faudrait bien que je commence un jour. En tout cas, ça s'en vient un peu mêlant tout ça : en moins d'un mois, il a fallu apprendre à composer avec les roupies, les bahts, les riels, les dongs et les dollars US. Rentrer à la maison, ce sera comme prendre des vacances, finalement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre petit changement : l'écriture utilsée au Viet-Nam est exactement la même que chez nous. Tiens c'est vrai, je n'avais jamais remarqué. Bon, il y a quelques variations bizarres comme des cédilles sous les ''o''. Ça n'aide toutefois en rien à mieux comprendre, mais contrairement au thai ou à l'hindi, on peut au moins prononcer, ou tenter de le faire. Et pour se remémorer un nom de rue ou de resto, c'est bien !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Demain, visite du musée Cu Chi, ou un truc comme ça, et qui concerne l'histoire de la Guerre du Viet-Nam. C'est situé un peu en-dehors de la ville. Il paraît que c'est presque aussi insupportable que ce que nous avons vu au Cambodge. Je ne vais pas voir ces trucs par voyeurisme macabre, mais pour tenter de mieux comprendre ces événements, ces conflits, ces régimes.  Ensuite, je compte aller me perdre un peu dans le quartier chinois (qui est très bien, parait-il) dans l'espoir de manger des dim sum. Finalement, un petit tour du coté du marché Ben Thanh, espèce de lieu chaotique ou l'on vend absolument tout, des chiens dépecés ''prêts-a-manger'' aux paires de Air Jordan contrefaites. J'avais adoré l'ambiance de celui de Phonm Penh, alors on remet ça !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À bientot ...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3776022265964031982-136638152420325184?l=shanti2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shanti2008.blogspot.com/feeds/136638152420325184/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3776022265964031982&amp;postID=136638152420325184' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/136638152420325184'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/136638152420325184'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shanti2008.blogspot.com/2008/05/saigon-ii.html' title='Saigon II'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14896246858253939861</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3776022265964031982.post-496751723810595011</id><published>2008-05-10T20:45:00.000-07:00</published><updated>2008-11-03T23:08:27.847-08:00</updated><title type='text'>Saigon I</title><content type='html'>La ville s'appelle Ho Chi Minh Ville depuis une bonne trentaine d'années, mais tout le monde continue de dire Saigon. Je ferai donc pareil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Juste pour vous donner une idée, je me trouve en ce moment à 100 mètres de cette intersection :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=1dqibvh96Og"&gt;http://www.youtube.com/watch?v=1dqibvh96Og&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ce n'est pas si compliqué à traverser. Surtout, aucun geste brusque. Il faut être lents et prévisibles. Ils finiront toujours par vous contourner. On peut louer une petite moto pour 5$ par jour. Une autre fois, peut-être ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je reviendrai ce soir ou demain pour raconter mes (excellentes) premières impressions sur cette ville et ce pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;++&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3776022265964031982-496751723810595011?l=shanti2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shanti2008.blogspot.com/feeds/496751723810595011/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3776022265964031982&amp;postID=496751723810595011' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/496751723810595011'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/496751723810595011'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shanti2008.blogspot.com/2008/05/saigon-i.html' title='Saigon I'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14896246858253939861</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3776022265964031982.post-4105726916430916110</id><published>2008-05-09T01:05:00.000-07:00</published><updated>2008-05-09T02:12:15.838-07:00</updated><title type='text'>Phnom Penh II</title><content type='html'>Deuxième message aujourd'hui. Je suis en feu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui étant mon dernier jour au Cambodge, j'en profite pour faire une longue tournée de la ville à pieds, accompagné bien sûr de Jo et Thi. Bien contents d'être avec cette dernière, qui, maîtrisant évidemment la langue locale, nous épargne pas mal de niaisage et de sollicitations, même si de ce côté-là, ça n'a rien à voir avec l'Inde. Donc ce soir on se permettra un resto de luxe quelque part au centre de la ville, sur les rives du Mékong, pour ''fêter'' la fin de cette collaboration de plus de quatre mois. Je quitte pour le Viêt-Nam demain matin vers 6h30. Et le hasard faisant trop bien les choses, mon état de santé est maintenant à 99% rétabli. Tout est allé très vite. Je viens sans doute de finir de digérer l'Inde. Mais comme pour ce pays, je pense bien revenir au Cambodge. Gens absolument merveilleux et généreux. Suis-je trop sentimental ? Toujours si difficile de quitter un pays ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la chronique ''J'ai testé pour vous", que je viens d'inventer : la poutine cambodgienne. Quelle ne fut pas notre surprise de découvrir, dans le menu du resto de la guesthouse, la présence de ce St-Graal Québécois. Avec une définition en plus : "Mets typiquement québécois composé de frites, de sauce ''gravy'' et de fromage. Non, nous n'avons rien de Québécois, mais nous l'avons essayé une fois et on le garde sur le menu à cause de la demande générale." Il faut dire qu'ils ont de l'humour dans leur menu, et que chaque plat est décrit un peu de cette façon. Bon, le résultat ? Pas tout à fait La Banquise, mais les cafétérias de nos écoles secondaires peuvent aller se rhabiller ! Vraiment vraiment très bonne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les clubs de Phnom Penh, lorsqu'une envie de soulager nos boyaux nous prend après quelques consommations, autre surprise locale : il y a des masseurs proposant leurs services (ou sévices, au choix) pendant que vous accomplissez votre noble tâche. Très peu pour moi merci, mais pour ceux qui ont la vessie capricieuse en public, à essayer, je suppose. Nous vivons dans un monde étrange ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Khmers, ou Cambodgiens si vous préférez, sont passés maîtres dans l'art de la copie. Beaucoup plus que les Thaïs, qui jouissent eux-mêmes d'une bonne réputation dans le domaine. Tous les romans, revues, guides, CD, DVD sont vendus ici à prix absolument dérisoires. Je me demandais pourquoi mon Lonely Planet du Viêt-Nam ne m'avait coûté que 2$US. Quand la reliure a menacé de céder entre mes mains dès la première consultation, j'ai compris. Mais les copies sont néanmoins assez bien faites. Tout comme pour les revues The Economist et Newsweek que je me suis procurées aujourd'hui. Mais ça ne battra jamais les chaînes de resto : pour une raison inconnue, aucune chaîne internationale n'est présente ici. Mais attention : le Big Burger -logo 100% identique à celui de Burger King- et le My Burger, même M arché que McDo, veillent patiemment sur vos potentielles ulcères d'estomac.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toujours dans la catégorie en vrac, pour finir : en dehors de Phnom Penh, toutes les maisons cambodgiennes sont construites à quelques mètres du sol, sur pilotis. La raison : empêcher les serpents d'entrer. Leurs morsures constituent la première cause de décès ''non-naturelle'' au pays. Watch out !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis fait reprocher d'avoir rebaptisé mon blog d'un nom anglophone. Connaissez pas les Dead Kennedys ? ;)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, assez parlé pour aujourd'hui, et il y a trop de lézards sur le clavier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tchelo !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3776022265964031982-4105726916430916110?l=shanti2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shanti2008.blogspot.com/feeds/4105726916430916110/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3776022265964031982&amp;postID=4105726916430916110' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/4105726916430916110'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/4105726916430916110'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shanti2008.blogspot.com/2008/05/phnom-penh-ii.html' title='Phnom Penh II'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14896246858253939861</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3776022265964031982.post-6486630548624576915</id><published>2008-05-09T00:27:00.000-07:00</published><updated>2008-05-13T01:25:43.853-07:00</updated><title type='text'>Choeung Ek - Tuol Sleng</title><content type='html'>J'aurais également pu intituler ce post ''tourisme de la mort''. Hier fut une journée forte en émotions, ayant sur notre itinéraire la visite de deux sites hautement syboliques en ce qui concerne le régime de terreur des Khmers Rouges.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Premier arrêt : Choeung Ek, ou encore les ''Killing Fields''. Ici furent emportés des milliers de Cambodgiens n'ayant pour seul destin que l'exécution sommaire, à coup de moyens rudiementaires bien souvent ; il fallait économiser les précieuses balles. 17 000 personnes y passèrent entre 1975 et 1978. Les restes d'environ 9000 d'entre eux furent découverts en 1980, et leurs crânes sont aujourd'hui exposés, nous regardant en plein visage, ayant l'air de nous supplier de ne jamais les oublier. Un monument d'environ une vingtaine de mètres de haut se trouve face à nous dès l'entrée sur le site, et ces crânes, divisés en catégories d'âge et de sexe, nous font face sur plusieurs étages. Dessous reposent leurs vêtements. Une fois le recueillement terminé, nous sommes invités à visiter d'autres endroits tout aussi macabres -extérieurs cette fois-ci- comme les lieux des charniers qui sont aujourd'hui de nouveau envahis par une nature, mais jeune et fragile. Tout à côté trône ''l'arbre de la torture'', sur lequel on attachait les enfants et bébés en les battant à mort devant les yeux suppliant de leurs mères, qui elles-mêmes se transformeraient en cadavres quelques moments plus tard de toute façon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après la visite de ce site, on devait se rendre directement à Tuol Sleng, mais pour l'instant j'en avais assez vu. Une virée au marché était au programme de la journee, et j' ai préféré passer à cette étape histoire de laisser retomber un peu la poussière. Deux heures et quelques achats plus tard, nous voila donc à Tuol Sleng. École secondaire transformée en centre de détention par les Khmers Rouges dès leur prise du pouvoir, qu'ils rebaptisèrent humblement l'An Zéro. En fait, les 17 000 personnes mortes à Choeung Ek ont fait leur "stage" ici avant, si je puis me permettre l'expression. De ce nombre, sept d'entre eux ont survécu. Et lorsque les Viet-Namiens sont venus libérer la ville en 1979, on tortura à mort les quatorze prisonniers qui étaient dans l'établissement. Chaque cellule est demeurée intacte, avec les lits et les instruments de torture, avec en plus une photo qui montre l'état des cadavres au moment de leur découverte. Les restes de ces quatorze malheureux reposent symboliquement dans ce qui fut jadis une cour d'école, juste à côté de la barre à gymnastique transformée en outil de pendaison. Mais ce n'est pas tout. Les Khmers Rouges prenaient en photo toutes les victimes de leur régime une fois entre leurs griffes. Des dizaines de milliers de visages sont donc exposés dans les diverses pièces de Tuol Sleng, si bien qu'après un moment, ça devient complètement insupportable. Impossible de ne pas réprimer un sanglot ou une boule dans la gorge en voyant tous ces regards complètement désespérés, sachant très bien ce qui les attend. Je vous épargne tout le reste. Mais entre autres : instruments de tortures exposés, dont de gros récipients d'eau dans lesquels on plongeait les victimes par la tête, pieds attachés, juste assez longtemps pour simuler la noyade, afin de soutirer des confessions ou des délations. Pauvre eux, ils étaient exécutés sur-le-champ par après, confession ou pas. Tiens, une petite pensée pour nos amis Américains à Bahia Guantanamo ici, qui revendiquent fièrement le droit, qu'ils prendront de toute façon, d'utiliser encore cette technique. Bref, impossible de ne pas sortir de ces visites complètement à l'envers. Imaginez la nature humaine dans ce qu'elle a de pire. Maintenant, imaginez dix fois pire.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3776022265964031982-6486630548624576915?l=shanti2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shanti2008.blogspot.com/feeds/6486630548624576915/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3776022265964031982&amp;postID=6486630548624576915' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/6486630548624576915'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/6486630548624576915'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shanti2008.blogspot.com/2008/05/choeung-ek-tuol-sleng.html' title='Choeung Ek - Tuol Sleng'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14896246858253939861</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3776022265964031982.post-5753198270769201335</id><published>2008-05-07T00:55:00.000-07:00</published><updated>2008-05-10T20:52:11.600-07:00</updated><title type='text'>Phnom Penh I</title><content type='html'>Le séjour à Siem Reap fut plutôt tranquille et sympa. Les temples d'Angkor sont évidemment fidèles à leur réputation, même si ça me faisait énormément penser à ce que j'avais déjà vu à Ayuttaya en Thaïlande, en 2004. Cependant, la superficie concernée est des centaines de fois plus grande. Ils vendent d'ailleurs des passes pour une, deux ou trois journées, tout le monde s'entendant pour dire qu'une journée, ce n'est définitivement pas suffisant. Sacrilège ou pas, nous n'avons pris une passe que pour une journée. Je vous assure que c'est amplement suffisant vu le contexte ... Je le répète, mais après quatre mois de tourisme, on se tanne un peu de visiter des trucs, qu'ils soient mondialement célèbres ou pas. De plus, la chaleur est particulièrement pénible au Cambodge ces jours-ci. C'était bien assez pour moi. Quoiqu'il en soit, Jo est un petit ratoureux. Il s'est lié d'amitié avec une fille travaillant sur le site, et est retourné la voir les deux jours suivants ! Le troisième jour, il me demande si ça me dérange qu'elle nous accompagne à Phnom Penh et à Sihanoukville : elle n'est jamais sortie de Siem Reap, sa patronne est d'accord pour la libérer une semaine ou deux, puisque c'est tranquille ces temps-ci au niveau touristique. Bien sûr que ça ne me dérange pas, même que ça me fait plaisir. '' Mais Jo, fallait que je te parle de toute façon ... Je ne pense pas aller à Sihanoukville .. '' ''Quoi??!''&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh oui, plusieurs raisons murissent mon choix, et la nouvelle amie de Jo (qui n'est qu'une amie, entendons-nous!) n'y est absolument pour rien. De un, je commence à être serré un peu financièrement. Pas que je manque d'argent, mais je dois penser à mon retour. Je veux qu'il me reste suffisament d'argent pour pouvoir vivre quelques semaines à Montréal sans trop stresser. Et puisque je devrai me trouver un appartement pas mal dès mon retour, faut prévoir le coup. Ce serait d'une irresponsabilité totale de rentrer au Québec le porte-feuille vide. De deux, Sihanoukville ne m'attire pas plus qu'il le faut. Plage, farniente, bière, bouffe, oisiveté totale, je ne suis pas dans ce mood ces jours-ci et je n'en ressens pas particulièrement le besoin. Et de trois, ça fait depuis le début du voyage qu'on se dit que ce serait bien de faire un petit bout en solo. Ca manque parfois de défi ; tout étant si facile à deux. Et finalement, je commence à m'ennuyer de mon monde et à avoir hâte de rentrer, ça joue pas mal, ça aussi. Ah oui, et y a une autre raison. Je commence à avoir hâte d'aller consulter un médecin. Rien de grave, rien qui ne m'empêche de fonctionner, mais un petit embêtement au niveau digestif qui ne semble pas vouloir s'en aller, après plus d'un mois. Je lui assure que c'est absolument rien de personnel, et mes explications le convaiquent. Ma décision est prise : pendant que lui se dirigera à Sihanoukville, je prendrai le chemin de Ho Chi Minh Ville au Viet-Nâm, d'où les billets d'avion sont de 400 à 500 dollars de moins cher qu'en partance de Phnom Penh. Et puis, j'en profiterai pour visiter un peu cette grouillante métropole quelques jours en solitaire, le temps de régler les formalités de mon billet d'avion. Alors voilà où j'en suis ! Je suis bien à l'aise avec ma décision, ça donnera un petit coup d'aventure qui manquait un peu dernièrement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes en ce moment à Phnom Penh, la sympathique capitale du Cambodge. Petite guesthouse bien confortable sur les rives du lac Boeng Kak, un autre quartier particulièrement populaire auprès des routards de tout genre. Vu que j'avais réservé l'hôtel à l'avance, un type nous attendait au terminal de bus, pour nous conduire au gîte en moto. Une sévère pluie venait de s'abattre sur la ville, si bien que nous roulions fréquemment dans dix ou quinze centimètres d'eau brunâtre. Mais au vu du comportement des conducteurs, cette situation semblait parfaitement normale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans mon post précédent, je parlais des fameux ''shooting range'' pour lesquels on se fait sans cesse solliciter pour aller se défouler à coup d'artillerie lourde. Au diable l'éthique, nous avons succombé et y sommes allés ce matin. Fucked up ! On arrive là, et le type (avec une très sale gueule) nous remet tout bonnement un menu, comme si nous étions dans un vulgaire resto. Les prix pour chaque arme sont affichés, avec le nombre de munitions dont nous disposons pour atteindre les cibles (en carton, bien sûr). Jo et moi avons opté pour l'AK-47 tous les deux ; c'était un des moins chers et cette arme, de par son histoire, m'a toujours pas mal fasciné. Thi, l'amie de jo (et maintenant aussi la mienne par le fait même) quant à elle a préféré s'abstenir. Mais quell thrill, sans joke ! Fallait que j'essaie ça une fois dans ma vie. Et au nombre de touristes qu'il y avait là-bas, disons que nous n'étions pas les seuls à y avoir été poussé par curiosité. C'est situé non loin de l'aéroport international de Phnom Penh, et lorsque la moto s'approche de l'aire, un frisson nous parcourt, à l'écoute de toutes ces détonations d'explosifs et d'armes semi-automatiques. Dans une véritable zone de guerre, ça doit sonner exactement comme ça. Sinon, entre autres, sur le menu : un tir de bazooka pour 300$ US. Mais ils nous ammènent en pleine jungle, à une heure de là. Il y a aussi moyen de garrocher une grenade pour 30$ US. C'est complètement cinglé, mais il fallait que j'essaye. Et puis, je n'ai pas à me justifier, après tout ... C'était cool en maudit ! :)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non loin de là, il y a un petit circuit de Go-Kart. Tiens, pourquoi pas ! Je n'en ai pas fait depuis l'âge de huit ans, pourquoi pas en faire au Cambodge ! Les seules anomalies consistaient à prier pour que la vache (qu'est-ce qu'elle foutait là?) qui broutait directement sur le bord de la piste ne prenne pas la fantaisie de traverser la piste, ou de s'y installer carrément, comme les vaches savent si bien le faire. Ce n'est pas arrivé. Mais les trois ou quatre nonchalants qui gèrent le circuit devraient tout de même faire attention, ça aurait pu être dangereux. Sinon, c'est bizarre de rouler au bruit des détonations qui se font entendre au loin, mais, même si c'est un peu terrible à dire, on s'y habitue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors voilà. Demain, au programme : visite du Musée du Génocide. Pas particulièrement joyeux, mais il s'agit d'un incontournable, pour mieux comprendre (s'il y a quelque chose à comprendre) la folie totale qui s'est emparée de ce pays entre 1975 et 1979.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le prix du gaz à Phnom Penh est à 1.25$ US le litre. Comme chez nous, mais c'est là que la comparaison s'arrête. Ma chambre d'hôtel (bon, un peu rudimentaire) me coûte 3$US la nuit, un excellent repas au resto 3-4$ aussi, alors j'imagine le bas prix des produits de base ... Tout ça pour dire que ça ne me surprendrait guère que faire un plein leur coûte quelques jours de salaire. Mais ça n'empêche en rien les véhicules de prendre d'assaut les rues de la capitale. A ce sujet, j'ai vu deux jeeps aujourd'hui immatriculés en ... Californie ! Mais bon, au nombre de véhicules qui roulent carrément sans plaque et dans un pays où je pourrais acheter ma citoyenneté pour quelques dizaines de dollars, c'était probablement une petite fantaisie décorative de la part des chauffeurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sinon, un petit regret : je n'aurai peut-être pas de photos du Viet-Nâm. Je ne dispose plus de carte-mémoire depuis Varanasi ; je n'ai jamais réussi à en trouver une compatible avec mon appareil, pourtant fabriqué en Asie. Mais jusque-là ça allait, j'avais convenu avec Jonathan que je pigerais dans ses photos du Cambodge, que ses images seraient les miennes. De toute façon, bien souvent, nous prenons pas mal les mêmes photos. Il y aurait toujours la carte-mémoire de mon lecteur MP3. Le risque, c'est de perdre d'un coup la moitié de ma liste de chansons sans que ça ne m'apporte quoi que ce soit en retour. Mais je prendrai ce risque, pour ce qu'il reste au voyage de toute façon. Au pire, je pense à ça, il y a toujours les appareils jettables cheapo. Au diable la qualité des images, mais au moins j'en aurai. Tiens, c'est probablement ça que je ferai !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pense quitter Phnom Penh dans trois jours. J'aime bien l'amibance ici ! Ensuite, j'ignore combien de temps je resterai au Viet-Nâm, mais je ne m'éterniserai fort probablement pas. Le chemin du retour est amorcé !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je réécrirai de Saigon, bien sûr ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A bientôt ! :)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3776022265964031982-5753198270769201335?l=shanti2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shanti2008.blogspot.com/feeds/5753198270769201335/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3776022265964031982&amp;postID=5753198270769201335' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/5753198270769201335'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/5753198270769201335'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shanti2008.blogspot.com/2008/05/phnom-penh.html' title='Phnom Penh I'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14896246858253939861</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3776022265964031982.post-6249508813638328628</id><published>2008-05-02T03:41:00.000-07:00</published><updated>2008-05-02T05:33:30.113-07:00</updated><title type='text'>Siem Reap</title><content type='html'>Nous voici donc au Cambodge, à Siem Reap, deuxième ville du pays. Il s'agit en fait de l'agglomération jouxtant les célèbres temples d'Angkor Wat, qui sont à 8 kilomètres d'ici. Ces temples, ou ce qu'il en reste, constituent les plus grands édifices religieux sur la planète (selon notre Lonely, ça me surprend beaucoup), mais également ce que l'empire khmer représentait vers le XIIe siècle, à l'apogée de son règne, lorsqu'il dominait ce qu'est aujourd'hui la Thaïlande, le Laos, le Cambodge et le Viet-Nâm. Nous allons visiter tout ça demain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant de poursuivre, un petit mot sur notre semaine à Bangkok. Ce fut parfait pour nous remettre un peu plus en forme. Notre hôtel était tellement confo qu'on a eu bien du mal à quitter cette ville géniale. Il y avait tout ce qu'on voulait sur place : quelques bars et restos dans l'hôtel, une piscine sur le toit, une télévision avec un réseau interne qui diffusait des DVD de South Park et Family Guy ... un vrai petit resort, qui me faisait même penser que j'étais dans le sud. Ajoutez-y une plage et l'illusion aurait été parfaite. Sans oublier la fameuse Kao San Road et ses innombrables bars qui ne ferment que quand le dernier client a fini de picoler. Les Thaïs sont toujours aussi gentils, et il est très facile de lier des liens d'amitié ; c'est moins ''intéressé'' qu'avec les Indiens. D'ailleurs, il m'est formellement interdit de me prendre une chambre d'hôtel la prochaine fois que je passe par Bangkok. Donc c'est ça, à part la Kao San Road et ses environs, nous ne nous sommes pas vraiment promenés à Bangkok. De un, j'avais déjà visité tout ce qu'il y avait à visiter en 2004 et de deux, on était surtout là en transit, pour glander un peu avant d'avoir la possibilité d'entrer vers notre seconde étape officielle : le Cambodge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous y sommes donc allés en bus. Premier choc : le contraste vraiment frappant entre la Thaïlande et le Cambodge lorsque l'on franchit la frontière par la route. Des belles routes thaïes goudronnées et sans aucune fissure, nous passons soudainement à d'étroits chemins boueux ou le bus ne peut avancer à guère plus de 25 ou 30 km/h. Nous avons d'ailleurs changé de véhicule à la frontière, ce qui nous a brusquement rappelé que nous n'étions plus dans le Disneyland touristique thaï. Du bus climatisé à deux étages avec toilettes et lecteur DVD, nous switchons pour un tape-cul inconfortable qui nous laissera tomber un peu plus loin d'ailleurs. Premier constat : la Thaïlande est riche, très riche même, par rapport à ses voisins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ici au Cambodge, nous réalisons bien vite que nous sommes dans un pays ou tout est à faire, et ou le régime sanguinaire des Khmers Rouges de Pol Pot (1975-1979 ... deux millions de morts) a laissé des séquelles absolument épouvantables. Cette gang de sans-dessein a eu l'idée géniale d'abolir la monnaie et de faire exploser l'édifice de la Banque Centrale à Phnom Penh. Résultat : c'est un peu le chaos monétaire en ce moment. Trois monnaies sont utilisées parallèlement : le riel cambodgien, le dollar US et le baht thaï (mais principalement les deux premières). On paye en riel, on reçoit notre monnaie en dollars, et vice-versa. Il faut vite apprendre à jongler entre les deux devises, mais le taux de change est un chiffre assez rond ... environ 4000 riels pour 1$US. D'ailleurs, ça fait assez drôle de se ramasser avec une facture de 25 000 pour un repas à deux. Pourriez pas juste couper quelques zéros ? Pour donner un peu une idée de l'instabilité du Cambodge dans l'ère contemporaine, dites-vous juste que le pays a changé de nom cinq fois depuis 1970, mais semble s'être branché pour de bon en 1993 en choisissant son nom actuel : le Royaume du Cambodge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les temples d'Angkor sont évidemment le truc dont les Cambodgiens sont les plus fiers. Le temple principal, le plus gros (celui que l'on voit partout) est représenté partout. Du drapeau national aux sacs de riz, en passant par les cannettes de bière et les paquets de cigarette. Difficile à manquer, en tout cas ! Pour donner une idée de l'ampleur de l'importance d'Angkor pour les Cambodgiens : il y a quelques années, une comédienne de soap-opéra thaï avait mentionné que ces temples appartenaient historiquement à la Thaïlande. Résultat : plusieurs jours d'émeute à Phnom Penh, ambassade thaï saccagée et incendiée, sièges sociaux de compagnies thaïes pris d'assaut. On ne niaise pas avec Angkor Wat ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Cambodge est tristement célèbre pour le nombre effarant de mines anti-personnel qui sont encore dispersées un peu partout au pays. Il n'est pas rare de voir des amputés (il y en aurait 50 000 environ au pays). Partout ou nous sommes, on se fait dire de ne jamais sortir des sentiers battus ... Si par exemple, un besoin naturel nous prend alors que nous sommes sur le bord d'une route, vaut mieux sacrifier un peu de dignité qu'une jambe. Les maudits malades de Khmers Rouges ont posé ces mines au début des années 70 alors qu'ils cherchaient à renverser le gouvernement en place à l'époque. Le but ? Démoraliser le gouvernement. Ces pauvres Cambodgiens en paient encore le prix. Parlant des Khmers Rouges, je regarde les gens marcher dans les rues, et j'en vois très très peu semblant avoir au-dessus de 50 ans. Si j'en ai vu trois ou quatre, c'est déjà beau. Un immense respect m'envahit en les croisant, quand je me dis qu'ils ont survécu au régime le plus sanguinaire de l'ère moderne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutes ces années de guerres civiles ont laissé d'autres sortes de traces, en faisant place à un genre de tourisme assez particulier : ça fait plusieurs fois que l'on se fait offrir d'aller dans des ''shooting range''. Mais qu'est-ce que c'est ? Tout simplement un endroit ou pour quelques dollars US, on peut joyeusement s'amuser à tirer du AK-47, du bazooka ou du machine gun. Spécial, n'est-ce pas ? Les armes à feu n'étant absolument pas mon genre de truc, je crois que je vais passer mon tour, mais j'en connais qui seraient probablement très curieux d'essayer. Mais je ne sais pas, je me demande si c'est bien d'encourager ça. Bon, pendant que ces armes servent à ça, elles ne détruisent pas de vies et ça semble faire vivre un certain nombre de personnes dans le coin. Peut-être qu'il faut voir ça comme une façon constructive d'utiliser le surplus d'armes qu'il y a dans le pays. Et les cibles ne sont plus animales, comme il y a quelques années (incroyable !) Je ne sais pas trop quoi penser ... Je vais laisser la ''chance'' à d'autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sinon, l'ambiance est bonne ici. Les gens sont gentils et souriants. Pas mal de bars, et le coût de la vie est relativement peu élevé (par rapport à la Thaïlande ... à peu près semblable à l'Inde.) Un excellent repas de fruits de mer revient à 2-3$US, la bière est environ 1$, et le pichet de Long Island Iced Tea est à 7$USD, au lieu de 22$ comme au St-Sulpice. Je pense que je vais en profiter un peu ce soir en allant faire un tour sur Bar Street (ça ne s'invente pas). Et sérieusement, je n'ai mangé que quatre ou cinq repas jusqu'à maintenant, mais c'est vraiment excellent. Principalement des fruits de mer et du poisson. En prenant certaines bouchées, des souvenirs d'enfance de mes vacances dans le Maine remontaient à la surface. À ce point-là ! Je pense qu'on va bien s'amuser ici. Dans deux ou trois jours, plein cap sur la capitale, Phnom Penh, et ensuite ce sera les plages dorées de Sihanoukville pour finir ce voyage en beauté. Restera juste à décider si on rentre par Ho Chi Minh Ville (Viet-Nâm) ou si on retourne à Bangkok pour le vol de retour. Ça dépendra des prix ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À bientôt !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3776022265964031982-6249508813638328628?l=shanti2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shanti2008.blogspot.com/feeds/6249508813638328628/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3776022265964031982&amp;postID=6249508813638328628' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/6249508813638328628'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/6249508813638328628'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shanti2008.blogspot.com/2008/05/siem-reap.html' title='Siem Reap'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14896246858253939861</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3776022265964031982.post-9091666915513585523</id><published>2008-04-25T06:11:00.000-07:00</published><updated>2008-04-25T06:53:04.400-07:00</updated><title type='text'>Bangkok !</title><content type='html'>Eh oui ! Nous voici maintenant en passage-éclair au Royaume du Siam, la Thaïlande. Les vols Delhi - Phnom Penh étant hors de prix, il était définitivement plus sage de venir passer quelques jours au Pays du Sourire, puis de prendre un bus à prix dérisoire en direction du Cambodge par la suite. Pourquoi le Cambodge ? Hmm ... On y pense depuis longtemps, puisque l'option de visiter un ou deux autre pays après l'Inde est envisagée depuis le début. Surtout pour sa nouvelle ouverture au tourisme, pour la complexité de son histoire (surtout contemporaine), pour sa soudaine accessibilité qui n'était pas envisageable il y a à  peine cinq ans. Ce n'est pas un coup de tête, puisque nous avons acheté le Lonely Planet sur le Cambodge à Calcutta il y a déjà plusieurs semaines. Voilà  donc notre plan, qui, si tout va bien, nous mènera ultimement au Viet-Nam ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Coïncidence, il y a exactement quatre ans jour pour jour, je débarquais à Bangkok, ville gigantesque mais ô combien sympathique. Nous avons soudainement un tout petit peu moins le mal du pays (bon, j'exagère) car tout est accessible ici; revers de la medaille de l'"internationalisation" à  outrance de cette ville, ce qui toutefois, je vais l'avouer, fait parfaitement mon affaire pour le moment. Quelle bouffée d'air frais. Je digère encore mes futomakis, et ce soir, on va aller manger un steak ! (aaargh). La ville n'a pas vraiment changé depuis 2004, malgré le coup d'état de septembre 2006 qui a mis les militaires au pouvoir... Nous logeons sur Kao San Road, qui est à  Bangkok ce que Pahar Ganj est à  New Delhi : le coin des backpackers à  la recherche de logis bon marché. Pas mal animé !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors voilà. Demain, nous allons acheter nos billets de bus en direction d'Angkor Wat au Cambodge, ville qui abrite les vestiges de l'ancien empire Khmer qui domina la région durant quelques siècles, puis ce sera Phnom Penh, Sihanoukville, Ho Chi Minh Ville (anciennement Saïgon) et ses environs. Mais ça a le temps de changer, comme d'hab ... En attendant, on prend ça un peu relax à  Bangkok, je pense qu'on le mérite bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'autres nouvelles un moment donné ! :)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A+!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3776022265964031982-9091666915513585523?l=shanti2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shanti2008.blogspot.com/feeds/9091666915513585523/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3776022265964031982&amp;postID=9091666915513585523' title='2 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/9091666915513585523'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/9091666915513585523'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shanti2008.blogspot.com/2008/04/bangkok.html' title='Bangkok !'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14896246858253939861</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3776022265964031982.post-4088879990876212024</id><published>2008-04-22T21:13:00.000-07:00</published><updated>2008-04-23T21:24:17.377-07:00</updated><title type='text'>New Delhi, le retour</title><content type='html'>De retour à New Delhi, ville que j'aime bien, contrairement à absolument tout le monde. Qu'est-ce qu'on fout ici ? Ah, ça c'est une bonne question. Comme je l'ai mentionné dans mon post précédent, nous étions sur la liste d'attente pour le train Haridwar / Jammu. La procédure est simple : à moins d'être vraiment malchanceux, on se pointe sur le quai, on va voir le contrôleur et il nous attribue une place. Ça marche 99% du temps, sauf quand le train est vraiment trop plein. Celui-là l'était. La suite des choses s'est faite automatiquement. Une heure et demie de galère pour se faire rembourser, courir d'un bureau à l'autre en ayant l'impression de se faire carrément niaiser. Je pense que le coup est calculé : ils rendent ça tellement compliqué de se faire rembourser que la plupart des gens abandonnent sans doute. Toujours est-il qu'on était à bout de nerfs, et vraiment en criss. L'incertitude totale ... Là on fait quoi ? On reste à Haridwar indéfiniment jusqu'à ce qu'une place se libère? Haridwar est bien sympa, mais c'est le genre de ville ou on reste une journée ou deux max. Il n'y a pratiquement rien à bouffer (ville sainte, donc végétalienne, pas d'oeufs, rien ...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fidèle à mon habitude, une idée de génie me traverse l'esprit. Je dis à Jo : ''Regarde, depuis deux ou trois semaines, on n'est plus dedans pantoute. On fait tout à reculons. Même si on arrive à aller au Cachemire, même pas sûr qu'on va en profiter. Le diagnostic est simple, même si sans appel : je pense qu'après quatre mois, on en a notre claque de l'Inde. Je propose qu'on retourne à Delhi, qu'on s'achète un billet d'avion pour la ville X, qu'on y reste quelques temps, et de là, ce sera facile de rejoindre les pays Y et Z. Qu'est-ce que t'en penses?'' ''Ouais, ok!'' Sweet deal.&lt;br /&gt;Nous sautons donc dans un bus direction New Delhi. Mais on ne pouvait pas faire un dernier trajet sans que la bonne vieille Inde nous réserve encore quelque surprise (elle a plus d'un tour dans son sac celle-là ...) À 40 km de Delhi, le moteur du bus saute. J'avais des soupçons depuis un bout de temps, quand je voyais de l'huile s'échapper du dash et de la boucane sortir d'en-dessous du levier à vitesse. Les hommes sortent pour pousser et dégager la voie (on a créé tout un bouchon). Après quelques tentatives de réanimation, le décès du bus (qui serait interdit de circulation depuis 25 ans chez nous) est constaté. Résultat : on doit attendre un autre bus qui voudra bien nous reccueillir, ce qui ne sera pas trop long malgré la chaleur accablante. Le reste du trajet constitue la pire heure de mon existence en Inde. Assis dans les escaliers du bus avec mon gros pack-sac sur les genoux, avec un chauffeur complètement dingue, la sensation de cuire dans un four, un estomac encore sensible, des gens partout partout. Mais bon, on a fini par arriver. Évidemment, les chauffeurs de rickshaw nous attendaient de pied ferme. ''Là, tu nous ammènes à la gare pour 150 Rps, et tu ne poses aucune crisse de question. Deal?'' ''Deal''. Ça peut paraître raide, mais venez à Delhi, et vous comprendrez parfaitement ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors voilà. Ce message est le dernier qui sera envoyé de l'Inde. Je vous écrirai d'un autre pays la prochaine fois, dans quelques jours (eh non, ce ne sera pas du Québec). Il nous reste encore quelques semaines devant nous, mais on ne tardera pas à rentrer pour de vrai non plus. Est-ce que je reviendrai en Inde un jour ? Absolument. Le genre de relation qu'on développe avec ce pays est loin d'être simple. En fait, l'Inde n'est pas un pays, c'est un continent, comme aiment le rappeler les Indiens. Quand meme fou d'avoir pu si facilement passer des douces plages du Kerala aux neiges éternelles himalayennes, et pourquoi pas un petit detour dans le désert. Il en reste donc beaucoup à voir pour une prochaine fois : Bombay, Goa, le Punjab, le Gujarat et le Cachemire. Et c'est clair que je retournerai voir mes amis du Sikkim à Gangtok un de ces quatre. Oui, pour l'instant j'ai ma dose, mais d'ici quelques jours je m'ennuirai déjà de ce pays de fous, j'en suis à peu près certain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne peux pas conclure ce volet indien sans laisser une ou deux anecdotes :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- J'ai signé un autographe à Lucknow.&lt;br /&gt;- À Varanasi, j'achète une barre Mars à la boutique de l'hôtel. Tiens donc, ça goûte pas mal bizarre. Je regarde la date d'expiration, et le 03 a été grossièrement changé en 08 au crayon feutre, pas subtil pantoute. Mais c'est quand même magique. Un coup de crayon et ma Mars a rajeuni de cinq mois. Apu existe vraiment, et il est Indien pour vrai ...&lt;br /&gt;- À Haridwar, le gars du Room Service nous a chargé nos deux Coca-Cola avec la prose suivante : 2 Cocks ... Eeeeuhhhhhhh !!!!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bye !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3776022265964031982-4088879990876212024?l=shanti2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shanti2008.blogspot.com/feeds/4088879990876212024/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3776022265964031982&amp;postID=4088879990876212024' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/4088879990876212024'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/4088879990876212024'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shanti2008.blogspot.com/2008/04/new-delhi-le-retour.html' title='New Delhi, le retour'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14896246858253939861</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3776022265964031982.post-4023157275917516846</id><published>2008-04-19T23:12:00.000-07:00</published><updated>2008-04-23T21:24:42.936-07:00</updated><title type='text'>Haridwar</title><content type='html'>Nous voici maintenant dans cette ville importante de l'État d'Uttaranchal, aux pieds des montagnes himalayennes indiennes, mais de l'Ouest du pays cette fois. Après des petits ennuis de santé qui nous ont simultanément frappé moi et Jo, on peut enfin respirer et dire que tout va mieux. Nous avons retrouvé notre énergie des débuts, et nous sommes prêts à entreprendre ce dernier segment de notre séjour en Inde. Car oui, nous prenons un train demain matin pour Jammu, et de là un bus pour Srinagar, la capitale du Cachemire indien. Après ce sera le Ladakh voisin, avec sa culture bouddhiste et tibétaine, qui nous rappellera probablement le tant-adoré Sikkim. Et après, ce sera pas mal ca pour l'Inde ! Il fait toujours aux alentours de zéro degré dans le coin de Leh et du Ladakh, ce qui me réjouit au plus haut point, après les chaleurs insupportables de Varanasi et de la vallée du Gange (tiens, le fait d'être parti des températures de 45 degrés doit aider à se sentir un peu mieux ...) La situtation politique dans le Cachemire est relativement calme depuis quelques mois, surtout après la dernière élection au Pakistan, ou la nouvelle administration favorise le dialogue et se dit prête à en arriver à une entente. Car le Pakistan revendique l'ensemble du Cachemire (qui est majoritairement musulman), et les Cachemiris veulent soit un État indépendant, soit l'annexion au Pakistan. De là le fait que Srinagar est l'aéroport le mieux gardé au monde après Bagdad et que des dizaines de milliers de soldats patrouillent la ville. Toujours est-il qu'il faudra se tenir informé des derniers développements et que, de toute façon, on ne compte pas s'éterniser sur place. Le Ladakh nous attire un peu plus, et c'est davantage tranquille de ce côté-là. Le problème, c'est que c'est quasiment inaccessible (les routes sont fermées la plupart du temps ...) On verra bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le départ de Varanasi fut rempli de magnifiques surprises. 42 degrés ce jour-là, et notre train a eu ... 4h30 de retard ! Par chance, des gentils policiers nous ont invité à les suivre et nous ont montré une pièce nommée ''Foreign tourist waiting room''. Quoi ?! Première fois que je voyais ça. Belle grande salle climatisée, avec de beaux divans bien confortables. De là, on avait une vue sur le tableau indicateur, qui nous apprenait à toutes les dix minutes que notre train serait encore plus en retard que prévu. Mais sans cette salle d'attente, on aurait sans aucun doute été victime d'un coup de chaleur sur les quais, dans la foule dense, comme quelques Indiens que j'ai vu d'ailleurs quand j'allais m'acheter des bons concombres au masala (en vente partout sur les quais, un vrai p'tit régal !). J'ignore pourquoi ce genre de salle d'attente existe, même que ça a un petit côté apartheid. Mais on aurait été cons de ne pas en profiter !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, comme vous voyez, pas grand chose à raconter ! Mais je vais vous faire une petite confession : après presque quatre mois, je ne suis pas fâché que le volet indien de l'expédition tire à sa fin. Sans vouloir faire mon frais, je pense que ça doit être difficile à comprendre vu de l'extérieur et qu'il faut vraiment rester ici une quinzaine de semaines pour mieux visualiser ce qu'on ressent. Certaines choses nous émerveillent au début, puis nous blasent, pour finalement nous exaspérer. Je pensais rester un an ici au tout début, mais à moins de rester au même endroit durant plusieurs mois, je ne pense pas que j'aurais ''toffé'' ça. Car c'est loin d'être une partie de plaisir tous les jours ! :) Mais si mes prédictions sont bonnes, on aura quand même fait cinq mois en Inde. Après ça, on pense toujours aller décontracter un peu dans un -ou des- autre pays pas trop loin, et je ne sais pas trop pour combien de temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À part ça, quelques petites impressions sur Haridwar en vrac : ville vraiment charmante et relaxe, avec des petites rues piétonnières étroites. Par contre, c'est une ville sèche (on y sert pas d'alcool) car sainte. En effet, la source du Gange se trouve à quelques kilomètres en amont d'ici. Parlant du Gange, il n'a pas vraiment le même look qu'à Varanasi, c'est le moins qu'on puisse dire. Pas mal plus fière allure ! D'une couleur bleue, quasi limpide. Le courant est très puissant. On peut meme faire du rafting sur ce fleuve sacré, pas trop loin d'ici. Si demain nous n'arrivons pas a prendre notre train (124 et 125e sur la liste d'attente, donc ca devrait aller), ce pourrait etre intéressant ! En tout cas, le Gange a Haridwar n'a pas grand chose à voir avec la masse brune, stagnante et puante de Varanasi ; on a de la misère à s'imaginer qu'il s'agit du même fleuve. Sinon, des jolies petites montagnes verdoyantes encerclent la ville, un peu comme dans le West Bengal lorsqu'on approchait du Sikkim : on sent que la montagne (la vraie) n'est vraiment pas loin. On se reparle de là-bas, d'ailleurs !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3776022265964031982-4023157275917516846?l=shanti2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shanti2008.blogspot.com/feeds/4023157275917516846/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3776022265964031982&amp;postID=4023157275917516846' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/4023157275917516846'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/4023157275917516846'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shanti2008.blogspot.com/2008/04/haridwar.html' title='Haridwar'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14896246858253939861</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3776022265964031982.post-2847676992147219438</id><published>2008-04-14T06:33:00.000-07:00</published><updated>2008-04-15T23:54:42.172-07:00</updated><title type='text'>Jaipur - Agra - Varanasi</title><content type='html'>Je vais tout d'abord revenir un peu sur Jaipur, car il est bien vrai que je n'en avais pas glissé un seul mot. J'ai exploré la ville par moi-même, car quand Jo et Julie étaient prets à partir, je ne me sentais pas super bien (un truc qui me colle depuis quelques temps). La capitale du Rajasthan avait absolument tout pour m'attirer, et faisait office de vieux fantasme pour moi, depuis le jour où j'avais vu un documentaire à Découverte qui expliquait la hiérarchie entre les clans de singes qui peuplent la ville. Il s'y dégageait une aura de mystère, comme quelque chose de loin et d'inssaisissable. Sans compter le fameux Palais des Vents, qui figure dans toutes les brochures touristiques qui parlent de l'Inde. Ok, disons que Jaipur ressemble à n'importe quel autre gros bled indien. Bruit, stress, pollution, odeurs nauséabondes. Les singes semblent très bien cachés, beaucoup plus qu'ailleurs en tout cas. Et le Palais des Vents, sérieusement, quelle déception. Il ne s'agit que de la facade d'un bâtiment au coin d'une intersection fort encombrée. Minuscule. On aurait juré qu'il s'agissait d'une reconstitution format réduit en carton-pâte. Quand le chauffeur de rickshaw m'a déposé là, je lui ai sérieusement demandé s'il ne s'agissait pas d'une blague. Eh non ! Pourtant, dans les brochures, on s'imagine un véritable palais, au coeur d'un immense terrain. Au lieu de ça, ce n'est que le devant d'un building faisant quelques dizaines de mètres de long, pogné entre deux magasins de cossins. Anyway ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes arrivés à Agra un vendredi en milieu d'après-midi, avec un billet de train en main pour Varanasi en fin de soirée. En chemin, Raj, notre chauffeur, nous a ammené dans un temple dédié à Hannuman (le Dieu singe) dans un bled perdu aux abords de la frontière entre le Rajasthan et l'Uttar Pradesh. L'une des expériences les plus déroutantes de toute ma vie, même après plusieurs visites de temples. Gens en transe poussant des cris indescriptibles, se frappant la tête sur les murs ... Une odeur fétide régnait, et tous les regards semblaient sortis de l'au-delà. Après trois ou quatre minutes, nous avons fait demi-tour et sommes tout simplement sortis, sentant que nous n'étions pas tout à fait a notre place. Mais ça valait la peine de voir ce côté de l'Inde, où la ferveur religieuse fait tout de même un peu peur, et où ça se passe comme ça devait se passer exactement de la même facon qu'il y a 2000 ans ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On se séparait de notre chauffeur à Agra. Le vendredi, le Taj Mahal est fermé. Mais il a convenu de nous déposer dans un resto avec une terrasse sur le toit, de laquelle nous avons une excellente vue du Taj. Promesse tenue. Raj a fait la gueule pour notre pourboire qu'il trouvait vraiment trop peu généreux, mais il a été lourd pendant deux semaines avec ses histoires d'hôtels imposés dont on ne voulait rien savoir. Disons que nous sommes bien à l'aise avec notre conscience, et qu'à part son salaire de base, il va faire un très bon bout de chemin avec ce que nous lui avons donné. Mais on ne le changera pas. Un peu cave le gars. Quelques minutes après nos adieux déchirants avec lui, j'aperçois un couple qui vient s'installer sur la terrasse, et dont le gars m'a un visage très familier. Je les entend parler Québécois. Après quelques minutes d'analyse de la situation, je le reconnais : c'est le chanteur Yann Perreault. J'avais d'ailleurs lu dans Le Devoir que Julie m'a amené qu'il était en Inde pendant quelques temps. Ben coudon ! Ils ne restent pas très longtemps, mais on convient de se rencontrer sur la terrasse d'un autre hôtel pas loin dans une heure ou deux pour boire quelques bières également avec un autre couple, ce que nous ferons. Un type bien sympa ! On échange nos expériences de voyage, il est là pour sept semaines. Il avait été invité par un organisme francophone à Delhi pour donner un spectacle et a décidé de prolonger le trip un peu avec sa blonde. Il nous recommande une chouette adresse à Varanasi et on se sépare quand vient le temps d'aller prendre notre train vers 23 heures ... Court mais intense passage à Agra, qui nous fait presque regretter de ne pas y avoir passé une nuit, finalement. Et le Taj est si beau. J'ai fait des photos qui ont de l'allure, mais peut-être que ça aurait pu valoir le coup d'aller le visiter pour vrai, malgré le prix de fou. Mais bon, nous avons notre billet en main, et je reviendrai en Inde un jour, de toute façon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Varanasi, anciennement connue sous le nom de Bénarès, est à la hauteur de sa réputation. Ville sainte par excellence de l'hindouisme, c'est ici qu'on vient y mourir en masse. Car pour les Hindous, mourir à Varanasi, c'est se sortir du cercle éternel des réincarnations et enfin goûter au vrai repos. De nombreux vieillards assis sur les ghats qui longent le Gange semblent n'attendre que la mort. Nous avons eu une intéressante conversation avec le type qui s'occupe de fournir le bois combustible aux familles des défunts, sur l'un des "burning ghats". Des histoires assez incroyables en fait, qui donnent encore moins le goût de tremper ne serait-ce qu'un seul orteil dans le Gange (même si j'ai fini par m'y tremper les pieds éventuellement). Cinq catégories de personnes n'ont pas besoin de crémation et peuvent voir leur cadavre être balancé directement dans le fleuve, chaîne et pierre aux pieds. Les sadhus (hommes de prière et de renonciation), les victimes de morsures de serpent (punition divine, donc automatiquement purifiés), les enfants de moins de 8 ans, les femmes enceintes et les gens atteints de variole (je ne me souviens plus trop pourquoi). Imaginez ... enfiler un scaphandre et aller voir tout ce qu'il se passe là-dessous. A faire fremir. Il nous a aussi raconté qu'il y a quelques années, les familles pauvres n'avaient pas assez d'argent pour acheter tout le bois nécessaire à la crémation complète d'un corps, de là les fameuses histoires de bras et de jambes flottant en permanence dans le plus sacré des fleuves. Heureusement, cette époque est révolue et des "fours" spéciaux sont à la disposition des familles moins aisées. Un peu moins poétique comme façon de procéder, mais le Gange s'en porte sans doute mieux. Le monsieur nous a egalement montré le "feu éternel" servant a enflammer les buchers, et qui ne se serait pas éteint depuis environ 3000 ans ... Malgré le fait que l'on sache (presque) tous que ce fleuve est l'un des plus dégueu de la planète, c'est hallucinant de voir les Indiens s'y baigner allégrement, à trois mètres d'un troupeau de vaches cherchant lui aussi un peu de fraîcheur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sinon, la chaleur est insupportable. 47 degrés avant-hier (sans l'Humidex), 42 aujourd'hui. Nous avons quitté l'hôtel recommandé par Yann après deux jours ; il était situé directement sur les ghats (ce qui est génial en temps normal), donc l'humidité dégagée par le fleuve combinée à une chaleur impossible à décrire rendait vraiment les choses insupportables. On a switché pour un hôtel plus luxueux avec piscine dans le Cantonment, quartier à l'intérieur des terres et un peu plus bourgeois (c'est là qu'étaient installés les Britanniques à l'époque de la colonie). De un, ça faisait longtemps qu'on ne s'était pas payés un petit luxe (ça fait tellement de bien), de deux, la chaleur s'en trouve beaucoup plus supportable près de la piscine, et de trois, nous sommes à côté de l'aéroport, ce qui arrange Julie, qui nous quitte demain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'ai publié aucune de mes presque 1000 photos jusqu'à maintenant. Qu'à cela ne tienne, Julie repart avec mes deux cartes-mémoire bien pleines, et s'occupera de mettre le tout sur Flickr ou un truc comme ça. Donc, ça s'en vient, et cette fois-ci, c'est pour vrai. Merci Julie, et bon retour ! :)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3776022265964031982-2847676992147219438?l=shanti2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shanti2008.blogspot.com/feeds/2847676992147219438/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3776022265964031982&amp;postID=2847676992147219438' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/2847676992147219438'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/2847676992147219438'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shanti2008.blogspot.com/2008/04/jaipur-agra-varanasi.html' title='Jaipur - Agra - Varanasi'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14896246858253939861</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3776022265964031982.post-7713523256051089253</id><published>2008-04-09T19:17:00.000-07:00</published><updated>2008-04-09T21:20:06.262-07:00</updated><title type='text'>Udaipur - Pushkar - Jaipur</title><content type='html'>Pas grand chose à raconter. Peut-être le fait que j'ai un peu hâte que se termine cette tournée express du Rajasthan. Oui, on aura vu toutes les villes d'importance de cet État, mais on n'a jamais le temps de se poser nul part. La plupart du temps, on reste à peine 24 heures dans chaque ville. Bah sinon, Udaipur fut une réelle surprise : très calme et paisible pour une grande ville indienne. En plein milieu de la rivière qui traverse la ville trône le Lake Palace, un des hôtels les plus luxueux de l'Inde. Accessible seulement en gondole. Interdit d'y entrer à moins bien sûr d'y loger ou d'y prendre un repas (les thalis -riz, sauce, légumes- sont à 6000 Rps -175$-). C'est là que fut tourné le James Bond ''Octopussy''. D'ailleurs, les Udaipuriens (ouf!) en sont pas mal fiers. Nombre d'hôtels projettent le film tous les soirs !!! Ça dure sans doute depuis les années 70. Pauvre staff ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, une brève halte dans le village de Pushkar, qui fait office de ville sainte. Pushkar est très spéciale : nombre de hippies naufragés des années 70 n'en sont jamais repartis, et on croise toute sortes de phénomènes dans les rues. Dans la guesthouse ou nous logions, il y avait Jean-Michel, un Montréalais dans la quarantaine, scotché à Pushkar depuis son arrivée en Inde il y a environ deux mois. Incapable d'en repartir, dit-il. Même chose pour Francisco, un Barcelonais qui vient y passer plusieurs mois par année depuis environ 25 ans. Le village cerne un lac (sacré, bien sûr) bordé de nombreux ghats, ces escaliers qui descendent jusque dans l'eau, et par lesquels les pellerins vont se purifier et faire leurs ablutions. Il y règne une ambiance toute particulière, avec tous les mauvais côtés que ça implique. Eh oui, les rabatteurs. L'arnaque la plus courante consiste à vous donner des pétales de rose et vous inviter à les jeter dans le lac. Rituel, qu'ils disent. Une fois la chose faite, on vous entoure et vous incite agressivement à faire une donation très élevée. Par chance, nous connaissions déjà la crosse, et je n'ai vu aucun touriste se faire piéger. Mais si vous passez par Pushkar un jour, attention ! À part ça, pas mal de singes dans la région. C'est toutefois une race différente qu'à Delhi : ils sont tous blancs avec un espèce de masque noir. Il faut les voir sauter d'un édifice à l'autre et montrer les dents aux passants qui s'aventurent un peu trop près.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En chemin vers Pushkar, nous avons fait une brève halte à Ranakpur, célèbre pour son temple jaïn. Que dire à part le fait que c'est le plus beau temple que j'aie vu jusqu'à maintenant. Fait de marbre blanc, il y a environ deux cent colonnes à l'intérieur, dont les ornements savamment sculptés et détaillés diffèrent complètement d'une colonne à l'autre. Le problème, c'est que la veille, j'ai goûté à mon premier bhang lassi dans la guesthouse du volubile Yogi, à Jodhpur, la Ville Bleue. Calvaire ! Demandez-le ''soft'' la premièere fois. Ça m'a fessé pendant trois jours. Si bien que j'étais dans les vapes pas mal pour visiter Ranakpur, mais je me souviens que c'était majestueux. ;)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La magnifique tournée avec le magnifique chauffeur se termine donc après-demain, en passant par la non-moins magnifique Agra et son Taj Mahal. Je blague, car en fait, je ne voulais pas du tout aller là. Même les Indiens détestent, c'est une ville d'escrocs et d'arnaqueurs. Pas loin de 1000 Rps pour prendre une photo du Taj. Je préfère acheter une carte postale à 5 Rps. Nous avons un train d'Agra à Varanasi le soir-même ; nous nous sommes arrangés pour passer le moins de temps possible à Agra, et surtout de ne pas y dormir. On y passera environ quatre heures, le temps de mater le Taj de loin, de prendre un souper et de trouver la gare.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À bientôt !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3776022265964031982-7713523256051089253?l=shanti2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shanti2008.blogspot.com/feeds/7713523256051089253/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3776022265964031982&amp;postID=7713523256051089253' title='4 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/7713523256051089253'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/7713523256051089253'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shanti2008.blogspot.com/2008/04/udaipur-pushkar-jaipur.html' title='Udaipur - Pushkar - Jaipur'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14896246858253939861</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3776022265964031982.post-561476944354778094</id><published>2008-04-04T04:35:00.000-07:00</published><updated>2008-04-04T05:06:33.746-07:00</updated><title type='text'>Khuri - Jaisalmer - Jodhpur</title><content type='html'>Khuri est un minuscule village pas encore trop corrompu par le tourisme, et situé à 40 kilomètres de Jaisalmer. C'est là que nous avons abouti dans la guesthouse de Badal, charmant bonhomme qui vit dans une maison à aire ouverte, avec sa femme, ses enfants, ses nombreuses chèvres, son chien, son chat, sa vache et son chameau. Il nous a offert la possibilité de transporter des lits sur le toit de sa maison pour dormir à la belle étoile, ce que nous avons évidemment fait. À part le concert incessant des chiens une fois le soleil couché, ce fut plutôt tranquille et sympa. Se faire réveiller par les doux rayons du soleil rajasthani et la brise calme du désert, ça vaut le détour ! Badal étant un ancien conducteur de chameaux, il propose des safaris dans le désert à des prix vraiment alléchants. L'idée était surtout de dormir dans le désert, donc partir le moins longtemps possible. D'autant plus que passer de longues journées à dos de chameau, ça finit par faire mal au cul. Badal nous a donc proposé de partir le lendemain vers 16h (une fois que le soleil ne tape plus trop fort) et de revenir le lendemain matin vers 10h30. Voilà qui semblait plutôt cool. Et ce le fut. Pour nous mettre dans le bain bien comme il faut, après environ trente minutes, on voit une tempête de sable se pointer à l'horizon et qui, évidemment, foncait droit sur nous. On y a pas mal goûté ; les gouttes de pluie ressemblaient parfois à de gros grêlons, et le sable envahissait nos bouches et nos yeux. À ce sujet, dans la plupart des restos de la région, c'est malheureusement inévitable : la plupart de nos plats sont pimentés d'un invité indésirable qui fait crounch crounch quand on mange. Le sable est partout. Nous avons eu droit à un combat d'antilopes devant notre camp, saison des amours oblige, je suppose. Ainsi qu'à une gentille chèvre du désert qui est venue passer la nuit avec nous sur le bord du feu, et qui s'est enfuie en même temps que le jour se levait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malheureusement, nous avons tous trouvé que Jaisalmer fut un tantinet décevante. Quand on regarde sur une carte, cette ville de 80 000 habitants semble attirante de par sa position complètement perdue au coeur du désert de Thar. Or, celle-ci se divise en deux parties : la ville fortifiée, qui n'a conservé d'authentique que son architecture, et la vieille ville. Le reste n'est que de la business de touristes ; les magasins de cartes postales et autres cossins ont envahi les rues étroites qui jadis devaient être fort animées. Résultat : on y croise davantage de Blancs que d'Indiens. Ensuite, il y a la vieille ville, qui ne se démarque en rien des autres grosses bourgades indiennes : bruit, saleté, poussière, etc. Il n'y avait pas de cette petite touche ''désert'' comme je m'y attendais. Mais ce n'est pas bien grave puisque nous n'y avons même pas passé 24 heures. Oh, et notre hôtel était pourvu d'une piscine à l'eau un peu douteuse certes, mais une piscine quand même. Du jamais vu depuis Kovalam beach, et bien appréciée après une journée dans la chaleur intense, le sable et la poussière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes maintenant à Jodhpur. Dans notre guide, on y indique qu'il s'agit de la ville la plus ensoleillée du pays, avec seulement 18 jours sans soleil dans l'année. Et ça ne veut pas dire pour autant qu'il pleuve durant ces 18 jours. Résultat ? Chanceux comme nous sommes, il pleut pas mal aujourd'hui. Le proprio de notre hôtel nous indique que ce n'est vraiment pas bon pour l'agriculture cette pluie en dehors de la période de mousson. Les subtilités du pourquoi m'ont échappé, mais plusieurs fermiers auraient perdu ce qui s'annonçait une bonne récolte ce matin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À part ça, avoir une voiture avec chauffeur comporte beaucoup d'inconvénients. Oui nous sauvons du temps et de l'énergie. Mais l'Inde reste l'Inde : le chauffeur touche une commission s'il réussit à nous faire prendre une chambre dans un hôtel pré-déterminé par l'agence. Et évidemment, ce ne sont pas les moins chers. Donc il faut toujours lutter pour se faire conduire à l'endroit de notre choix. Ça finit par fonctionner, mais c'est un peu chiant, admettons-le. Le chauffeur fait la gueule quand on lui dit qu'on ne veut pas voir son hôtel et que nous en avons ciblé un nous-mêmes. Mais que de roupies de sauvées jusqu'à maintenant en choisissant nos gîtes sans passer par lui ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La tournée du Rajasthan se poursuit après-demain. Demain sera consacré à la découverte de Jodhpur, car ce soir, on prend ça plutôt relax après une autre journée quasi-complète de char dans le désert.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3776022265964031982-561476944354778094?l=shanti2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shanti2008.blogspot.com/feeds/561476944354778094/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3776022265964031982&amp;postID=561476944354778094' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/561476944354778094'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/561476944354778094'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shanti2008.blogspot.com/2008/04/khuri-jaisalmer-jodhpur.html' title='Khuri - Jaisalmer - Jodhpur'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14896246858253939861</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3776022265964031982.post-8504974469185290003</id><published>2008-03-30T21:54:00.000-07:00</published><updated>2008-03-30T22:35:27.628-07:00</updated><title type='text'>New Delhi - Mandawa - Deshnoke - Bikaner</title><content type='html'>Pas mal de chemin parcouru depuis la dernière fois ou j'ai donné signe de vie. Nous sommes donc arrivés à New Delhi le matin du 25 mars, après un trajet de bus nocturne plutôt épuisant. On a choisi de loger dans le quartier routard de Pahar Ganj, pour les hôtels à prix modiques et la proximité de Connaught Place, qui constitue en fait le coeur de la nouvelle ville. Ici, l'urbanisme à la British est très difficile à manquer : ça ne ressemble en rien à tout ce que l'on peut voir dans les autres grandes villes indiennes. Larges boulevards dégagés, verdure (qui fait le bonheur des singes), architecture coloniale, grandes chaînes occidentales qui pullulent, etc. Bref vous voyez le genre. Le lendemain soir, nous sommes allés chercher Julie à l'aéroport sans trop de problèmes ! Depuis le mois d'août, j'étais en contact avec Julien, un Québécois travaillant à l'Ambassade (pardon, le Haut-Commissariat) du Canada à New Delhi, et on a convenu de se rencontrer le soir du 27 pour aller prendre une petite bière. Eh bien ! Que dire à part le fait que nos diplomates sont confortablement installés ! Superbe appart grand et luxueux, au milieu d'un quartier bourgeois qui fait en sorte qu'on a du mal à s'imaginer qu'on est en Inde. Julien commence à très bien se débrouiller en hindi. Prendre un rickshaw avec lui ou commander dans un resto s'avère une expérience très amusante : il faut voir la mine décontenancée de ces Indiens (surtout les rickshaws cherchant les proies faciles) quand il s'exprime dans leur langue. À part ça, pas mal de rabatteurs à Delhi : les guides ne mentent pas. La technique est très simple : on se fait aborder par les questions classiques, et on finit par être balladés dans des ''bureaux d'information touristiques'' qui ne sont rien d'autre que des agences de voyage. Alors qu'on cherchait désespérément à se débarasser d'un cireur de chaussures qui nous collait au cul (c'est moins facile que ça en a l'air) un policier nous aborde pour nous demander si on connaît le type. On répond que oui, pas de problèmes. On ne veut pas que le jeune homme ait des soucis et on réussira à s'en débarasser nous-mêmes. Le flic pose deux ou trois questions au cireur, et puis, sans prévenir : PAF! Une solide taloche en pleine face. Le p'tit gars a bien peur, s'éloigne, le policier lui dit de revenir. Autre question, autre taloche. Le rabatteur s'enfuit sans demander son reste et le policier nous dit de faire attention, ''lot of cheaters in this city''. Ouais, on le sait, mais n'y avait-il pas une autre façon de gérer le dossier ? Puis le policier nous demande ce qu'on cherche au juste. On veut des t-shirts. Il nous demande combien on en veut. Ah non, c'est pas vrai !  Même les policiers jouent aux rabatteurs.  On prend congé de lui, en se sentant mal pour le jeune homme. Mais bon, c'est la vie, en Inde. Disons que la déontologie policière laisse pas mal de flexibilité aux agents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain, Julien nous invite à un tour très particulier, soit celui de la gare de New Delhi. Il s'agit d'un tour organisé par Salaam Balack, un organisme qui s'occupe des jeunes enfants vivant dans la rue à Delhi, et qui se comptent par milliers. Sheikar, notre guide, était lui-même un d'entre eux auparavant, et ce qu'on a vu et entendu ne peut pas laisser indifférent. Ces jeunes fuient leurs familles pour trouver une vie ou l'illusion de liberté et l'absence de contraintes leur donne l'espoir d'améliorer leur sort. Mais dans la plupart des cas, ça se termine plutôt mal : ils sniffent de la colle pour la plupart, sont recrutés par des ''pimps'', tombent dans la prostitution, se font battre par les policiers (quelle surprise !) et autres trucs du genre. Les jeunes que nous avons croisé dans la gare étaient pour la plupart bien frostés. Et ils avaient en moyenne 8 ou 9 ans. Salaam Balack leur offre un refuge, très encadré, pour leur donner une chance de connaître une vie meilleure. Très jolie initiative, et dont les résultats semblent porter fruit. Après cette visite, une petite bière dans une place branchée de Connaught Place, pour réaliser une fois de plus que les Indiens ne supportent pas l'alcool. Il est à peine 17h que plusieurs d'entre eux sont assez bien amorcés. Déjà de la bataille, le type de la table d'à côté qui insiste pour que j'aille danser avec lui (???), et autres trucs glorieux du genre. Avant que ça se termine trop mal, on va finir la soirée chez Julien, ou on a droit à un barbecue mettant en vedette des produits ''Choix Extra''. De la vraie relish !!!! L'Ambassade importe toutes sortes de produits et marques de chez nous, pour contrer les effets dépaysants de l'expatriation je suppose. Résultat : mon estomac n'étant plus habitué à manger ce genre de trucs, je peux affirmer que quelques jours plus tard, l'effet se fait encore sentir ! Ah et en plus, on a eu droit à du vrai vin ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, sinon nous avons opté pour la location d'un char (avec chauffeur, bien sûr) afin d'explorer le Rajasthan durant deux semaines. Dans la plupart des guides, on indique que si on a les moyens de se l'offrir, ne surtout pas hésiter à le faire. Les distances sont longues, la température écrasante du désert est pénible à supporter, et avoir une voiture nous offre une flexibilité qu'on n'est même pas près de frôler en train ou en bus. Alors voilà ! Première nuit à Mandawa. Ensuite, destination Deshnoke, petit village célèbre pour son fameux temple aux rats. Wow ! Moi qui ait une phobie des rongeurs, c'était le moment ou jamais d'affronter mes peurs. Par milliers, ils évoluent librement dans le temple, vous foncent sur les pieds (nus, bien sûr) se nourissent des offrandes offertes par les pellerins. La légende dit que ce sont les enfants d'une caste de la région qui se réincarneraient en rat. Ce n'était vraiment pas si pire que ça, finalement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, nous sommes à Bikaner, en plein coeur du désert de Thar. Demain, nous partons pour Jaisalmer, près de la frontière pakistanaise. Nous passerons une nuit ou deux dans le désert, à la belle étoile, en nous offrant une excursion à dos de chameau. Je développerai plus tard sur le Rajasthan puisque l'on vient à peine de l'effleurer. Mais un constat s'impose : c'est très très très touristique. Trop, peut-être. Les touristes-express qui font l'Inde en deux semaines passent tous par ici avec leurs cars climatisés. Résultat ? Le harcèlement de la part des Indiens est constant, les relations avec les locaux sont toutes sauf authentiques. Quand on explique que ça fait trois mois que nous sommes ici, ça les calme un peu, mais même pas tant que ça. C'est ce côté qui me dérange beaucoup, mais il faudra apprendre à dealer avec ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors c'est tout pour l'instant ! :)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3776022265964031982-8504974469185290003?l=shanti2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shanti2008.blogspot.com/feeds/8504974469185290003/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3776022265964031982&amp;postID=8504974469185290003' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/8504974469185290003'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/8504974469185290003'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shanti2008.blogspot.com/2008/03/new-delhi-mandawa-deshnoke-bikaner.html' title='New Delhi - Mandawa - Deshnoke - Bikaner'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14896246858253939861</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3776022265964031982.post-7134579747737066537</id><published>2008-03-24T03:01:00.000-07:00</published><updated>2008-03-24T04:59:49.280-07:00</updated><title type='text'>Allahabad</title><content type='html'>Namaskaar!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je disais donc : nous ne désirions pas faire le trajet Siliguri - New Delhi d'une traite. Premièrement, nous avions un peu de temps devant nous et deuxièmement, si on peut s'épargner un trajet de 40 heures de train, aussi bien y aller comme ça. En regardant une carte, on voit que peu d'options s'offrent à nous pour un arrêt à mi-chemin entre les deux villes. Il y a bien entendu Varanasi, la sainte des saintes, mais on a promis à Julie qu'on l'attendrait. Tiens donc : Allahabad, dans l'Uttar Pradesh. Un million d'habitants. Ça sonne bien, et dans notre guide ça indique qu'aucun touriste ou presque ne s'aventure là-bas et que visiblement, les locaux n'ont pas l'habitude de côtoyer des visages pâles. En plein ce que ça nous prend ! En prenant le train vers cette destination mystérieuse, je remarque que beaucoup d'Indiens sont peinturés de toutes les couleurs vives possibles : du rose, du bleu, du vert. Sur les vêtements, dans le visage, partout. Mais oui, c'est vrai : c'est la fête de Holi, le festival des couleurs ! En gros, on célèbre la fin de l'hiver en se garrochant de la peinture partout. Adultes comme enfants. Il faut dire que dans l'Uttar Pradesh, petit État de 120 millions d'habitants, ils ont de quoi célébrer : cet hiver a été particulièrement pénible. On raconte même qu'une nuit, le thermomètre serait descendu aussi bas que 23 degrés. Les pauvres petits. Mais rassurez-vous, c'est maintenant fini.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, alors nous arrivons enfin à Allahabad. Les trains ont toujours deux ou trois heures de retard, si bien qu'on s'habitue à automatiquement calculer une heure d'arrivée bien plus tardive que ce qu'indique le billet. Sauf que des fois, on se fait avoir. Il est 7h AM, je regarde par la fenêtre, je vois une grande ville défiler sous mes yeux. Je réveille Jo, lui demande s'il pense que c'est Varanasi. Aucune idée. Attendons de voir la pancarte. Shit, mais c'est Allahabad, et on est encore couchés !!! On se lève en vitesse et préparons nos trucs pour sortir du train en toute urgence. Je pense que nous avons battu un record au chronomètre. Ok, mais ou sont les gens dans cette ville ? Toutes les rues sont désertes, quelques vaches broutent ici et là. Les magasins sont fermés. Vraiment une drôle d'ambiance. Nous trouvons une petite guesthouse et décidons d'aller faire une sieste en attendant que la ville se réveille. 11h, on reprend les rues d'assaut. Tout est encore fermé, toujours pas un chat. Très bizarre. En fait, on croise des bandes de jeunes en moto, torses nus et peinturés de la tête au pieds. Il y a aussi des barrages sur les routes, ou des enfants bloquent l'accès aux rares véhicules avec un tronc d'arbre en feu, et demandent de l'argent aux automobilistes qui passent, sous menace de les arroser de peinture. Ça fait tout à fait parti du jeu, que j'apprendrai par après, en lisant. Je commence à me sentir menacé. Je n'ai pas beaucoup de vêtements, et je sais qu'avec la peinture qu'ils utilisent, les taches sont permanentes, et adieu à notre linge. Quand je verrai plus tard en soirée les rues prises d'assaut par les gens et les véhicules, je comprends enfin : les gens se terrent chez eux, pour ne pas tomber entre les mains des jeunes éméchés qui veulent vous garrocher de la couleur en pleine face, que vous le vouliez ou non. Mais ça, on le savait pas. On s'engage dans une petite ruelle, une jeune fille à l'anglais parfait nous salue et nous invite à rejoindre la gang de jeunes gens colorés qui festoient. Bien sûr que ça nous tente ! Mais ça ne prend pas deux minutes que je suis attaqué. Les cheveux, le visage, le t-shirt, les pantalons, tout y passe. Bon, ce linge est maintenant scrap, alors aussi bien en profiter à fond. J'en redemande. La même jeune fille nous invite gentiment à manger un petit quelque chose à l'intérieur, préparé par la bienveillante maman qui oberve la mêlée de haut avec le sourire. Après avoir mangé, on nous invite à danser dehors, sous une musique un peu délirante, surtout déroutante. Ah non ! Mais un rapide coup d'oeil, et je constate qu'ils dansent tous aussi mal que moi, même pire dans certains cas. Ok alors ! C'est là que les choses s'enveniment. Un jeune homme tente de dire quelque chose à Jo (qui est maintenant tout aussi peinturé que moi), mais il lui parle en hindi. D'ailleurs, c'est une drôle d'habitude dans cette ville : tout le monde nous parle en hindi. On leur dit que l'on ne comprend pas, et ils répètent en ... hindi, toujours. Jo lui dit donc, après deux ou trois essais, qu'il ne pige rien. Le jeune homme voit rouge et essaie soudainement de s'en prendre à lui. Trois ou quatre de ses amis le poussent à l'écart, mais son idée semble claire : il doit péter la gueule à Jobaï. Ouf, c'est tendu. Tout de suite après, un autre type lève sa ceinture, et montre à Jo un beau fusil qui semble bien fonctionner. Quand il m'informe de ça (fidèle à mes habitudes, je n'ai rien vu du tout), je commence à juger que la situation est sérieuse. Je vois le gun à mon tour, par hasard. Mais le gars est de notre bord, je pense qu'il essaie de nous dire de ne pas nous inquiéter pour le petit con qui cherche le trouble. D'ailleurs, il est disparu du décor. Mais n'empêche, partons quand même d'ici. Ils empestent pas mal tous l'alcool et certains sont armé; c'est jamais bien bien gagnant. L'idée est surtout de ne pas montrer que l'on est intimidés. Garder le sourire, faire comme si on trouve tout ça parfaitement normal, et préparer un départ par étapes. On va finir par réussir à partir, en ayant tout de même eu une bonne peur. Ai-je déjà dit que les Indiens ne supportent pas l'alcool ? Il faut les voir dans les bars, somnolant ou piquand du nez à la moitié de leur deuxième bière (660 ml). Donc, ce genre de truc n'est finalement pas trop étonnant. Bon, oublions tout ça et allons nous laver à l'hôtel ! Les vêtements sont foutus, mais je commence à avoir peur pour ma peau aussi (dans le vrai sens). On a beau frotter, mais ça part difficilement. Enfin bon, on finira par y arriver, même si j'ai encore du beau vernis à ongles rose au moment d'écrire ces lignes. Vraiment viril !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain, même scénario. Ville déserte. Tout fermé. Nous allons vers la gare de train pour essayer d'aller acheter des billets pour Delhi. Une bande de jeunes à moto s'arrête à côté de nous. On discute, ils sont bien content de nous rencontrer. Ils veulent nous inviter à aller fêter avec eux, mais sérieusement, après l'épisode d'hier, ça ne me tente pas. On décline poliment, en disant que nous devons absolument aller à la gare maintenant. Ok pas de problème, embarquez, on vous emmène ! On y va, on n'y vas pas? Bah allons-y ! Un sur chaque moto. Après un kilomètre, les deux types sur la moto derrière la mienne prennent un tournant trop sec. Résultat : ils se plantent solidement, devant quelques policiers tout peinturés eux aussi. Cibole ! Quelle ville de fous. Les policiers demandent si tout est correct, même pas un mot sur la possibilité très réelle de l'alcool au volant. Les deux gars assez maganés répondent que oui oui, tout est beau. Et on reprend la route. L'incident étant loin d'avoir calmé le gars qui conduit ma moto, le voilà qui lève les bras, chante, célèbre. J'ai peur ! Ils nous déposent à la gare comme convenu, on se salue, et ils s'en vont. Ouf ! Petite parenthèse, plus aucun billet de train pour Delhi avant le 27. Problématique : on doit y être le 26 au plus tard. On s'arrangera, comme d'habitude. Sur le chemin du retour, on ne se sent toujours pas en sécurité. Il me reste seulement deux t-shirts propres, je ne veux pas me faire attaquer. Ah non, voilà quatre ou cinq jeunes qui viennent vers nous et qui semblent chercher le trouble. "Happy Holi!" Oui, vous aussi les gars.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Vous n'êtes pas peinturés?&lt;br /&gt;- Non, mais hier on l'a été, je te jure. Regarde mes souliers et mes ongles. On a fêté Holi man ! C'était cool!&lt;br /&gt;- Ça vous prend un peu de peinture.&lt;br /&gt;- Mais on prend un train tantôt (même pas vrai) et je n'ai plus de linge propre (commence à être vrai).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jo se fait attaquer par derrière. Sa chemise est foutue. J'ai plus de chance que lui : mon assaillant m'en étend dans la face, tout gentiment. Le t-shirt est sain et sauf ! Fiou! Vers 17h, tout s'arrête, les gens se réapproprient les rues. Les jeunes filent au McDo (oui oui, à Aallahabad!) et plus personne n'a peur. Nous, on s'en va au bar, on l'a bien mérité. On a survécu à Holi, mais à quel prix. Je garderai tout un souvenir d'Allahabad. On cherchait probablement l'aventure en choisissant cette ville, disons qu'on a été servis ! Au niveau plus touristique, on s'est offert une petite ballade en chaloupe vers un lieu unique au monde : le Sangan (ou un truc du genre), ou deux fleuves sacrés, la Yamuna et le Gange, se rencontrent. On l'a enfin vu, celui-là ! Je me suis même purifié un peu à l'invitation du gars qui ramait. Mais les eaux des deux fleuves sont de couleurs différentes, et on peut littéralement les voir s'entrecroiser ... Magnifique spectacle. C'est d'ailleurs ici que furent dispersées les cendres de Gandhi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement, on se lève ce matin-même avec aucun billet de train, ni de bus. On décide d'aller très tôt à la gare de bus pour essayer de tâter le terrain. Pas de bus pour Delhi aujourd'hui, mais un pour Lucknow. De là, très facile de rejoindre Delhi, nous dit-on. Mais il part dans trente minutes. On a le temps ! On court à la chambre, on fait nos sacs en vitesse, en priant le ciel que le gars de l'hôtel ne vienne pas vérifier la chambre avant qu'on parte, ce qui est parfois le cas. Car on l'a sévèrement maganée. Mon oreiller est mauve de peinture (malgré quatre douches), la salle de bains est mauve, ainsi que le plancher, quand même aussi. J'ai essayé de laver, mais ça ne part pas facilement. Ils doivent bien avoir des produits pour ça. Miracle, il nous laisse partir sans faire d'histoire, et on saute dans le bus pour Lucknow, d'ou j'écris en ce moment. Autre ville hautement touristique, bien entendu. Tout ce qu'il y a de blanc à Lucknow à part nous, c'est probablement l'édifice du Parlement de l'Uttar Pradesh. Quoiqu'il en soit, acheter un billet pour Delhi fut simple comme tout, et la route se continue vers 21h ce soir. D'ici là, quelque heures à tuer avec nos gros packs-sacs (même pas de cloack room au terminus).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une gentille famille de coquerelles habitait avec nous dans notre chambre à Allahabad. On leur a même donné des noms. Ne doutez pas de notre santé mentale, mais ici, vaut mieux prendre tous les tracas - grands ou petits - avec le sourire, sinon on ne s'en sortira jamais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le bar de l'hôtel le plus luxueux d'Allahabad, ou nous sommes allés prendre un verre, un gros rat nous passe entre les jambes. Il se promène en plein milieu de la place, tranquille. Je me retourne pour voir la réaction des autres clients : tout le monde s'en fout éperduement. J'aime bien la façon dont les Indiens entretiennent leurs relations avec les animaux et autres bestioles. Chez nous, soit qu'on en fait des membres de la famille en les chouchoutant exagérément, soit qu'on le envoie à l'abattoir. Ici, tout le monde cohabite dans l'indifférence la plus totale. Les millions de chiens dans les rues n'ont pas la vie facile, mais les Indiens leur foutent la paix et leur laissent faire leurs assourdissants concerts tous les soirs. Idem pour les chèvres, vaches, sangliers et autres bêtes qu'on risque de croiser à chaque intersection. Un immense respect pour toutes ces formes de vie, en quelque sorte. Bien hâte d'aller voir le temple qui vénère le rats à Deshnoke, d'ailleurs. Ces gens-là ne feraient pas de mal à une mouche, et c'est bien vrai. Pour ce qui est des autres humains par contre, c'est souvent une autre histoire ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, assez philosophé moi-là, j'ai mal à la tête. Viens t'en Jo, lâche l'ordi. Il fait chaud, on va aller trouver un petit bar. :)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On se reparle à New Delhi !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3776022265964031982-7134579747737066537?l=shanti2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shanti2008.blogspot.com/feeds/7134579747737066537/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3776022265964031982&amp;postID=7134579747737066537' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/7134579747737066537'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/7134579747737066537'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shanti2008.blogspot.com/2008/03/allahabad.html' title='Allahabad'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14896246858253939861</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3776022265964031982.post-1096195204014648610</id><published>2008-03-19T03:19:00.000-07:00</published><updated>2008-03-19T04:06:19.892-07:00</updated><title type='text'>Jaigaon</title><content type='html'>Il y a trois jours, nous sommes redescendus définitivement de la chaîne himalayenne pour rejoindre Siliguri. L'expérience du ''Toy Train'' fut formidable, en sillonant le nord du West Bengal par les plus hautes voies ferroviaires au monde. Imaginez un peu : huit heures pour quelque chose comme 80 km. Ça donne une idée de la vitesse de croisière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ok, mettons l'orgueil de côté et appellons un chat un chat : le petit saut au Bhoutan s'est soldé par un misérable échec. Jaigaon est une grosse bourgade située à quatre heures de bus de Siliguri. Rien de particulièrement intéressant ne s'y déroule, si ce n'est le fait que la ville est coupée en deux par le poste-frontière indo-bhoutanais. Ici, la plupart des véhicules sont immatriculés au Bhoutan, plusieurs hommes aux yeux bridés se promènent avec tunique, bas trois-quart et chapeaux étranges qui constituent le costume traditionnel bhoutanais. Qui plus est, on paye nos transactions en nguldrums, monnaie bhoutanaise. De l'autre côté du poste-frontière, on aperçoit le Bhoutan comme si on y était. Ses rues, ses véhicules, ses magasins, ses montagnes, ses gens. Le gros problème est la rumeur qui circule comme quoi il est possible d'y faire un saut de 24h sans visa ; tous les routards en parlent comme une vérité accomplie. Ça prenait quelqu'un qui se sacrifierait pour aller vérifier, et ce quelqu'un vous dit : c'est complètement faux. Impossible pour un étranger de pénétrer au Bhoutan par l'Inde sans avoir un visa émis par l'ambassade à New Delhi. Est-ce assez clair ? J'aurai au moins vu le Bhoutan, très bien même. De toute façon, nous avions du temps à tuer, et Jaigaon est le genre de ville qui s'avère particulièrement intéressante de par le fait qu'on y croise à peu près aucun touriste. Les seuls blancs que l'on aperçoit sont les troupes de têtes grises au porte-feuille bien garni qui foncent vers le poste-frontière à bord de leur bus nolisé aux vitres teintées. Ce qui fait en sorte que de se perdre en solo dans cette ville particulièrement authentique (et qui sent très mauvais, soyons francs) constitue en soi une expérience enrichissante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ok, maintenant nous sommes de retour (encore une fois) à Siliguri. Le Sikkim et Darjeeling sont situés géographiquement à une position qui fait en sorte que nous n'avons pas le choix de revenir sur nos pas. Un peu comme le jour de la marmotte ; mêmes hôtels, mêmes restos. Siliguri a la particularité de recevoir un bon flot de touristes, tout en n'ayant absolument rien à offrir d'autre que sa gare de bus et de train. Passage obligé vers le nord-est de l'Inde. Quoiqu'il en soit, il y a un peu d'action en ville ces jours-ci. Quelques moines tibétains ont pris d'assaut la ville pour protester contre le gouvernement chinois (j'ai cru comprendre que ça brassait à Lhassa). Nous sommes les deux seuls non-moines à occuper notre hôtel ces jours-ci. Sinon, nous partons après-demain pour Allahabad, qui est exactement à mi-chemin entre Siliguri et New Delhi. L'occasion de se gâter : il n'y avait plus de place à bord du train dans la classe sleeper populaire, nous allons donc tenter la classe 3A, pas mal plus confortable. Nous serons à New Delhi autour du 24 pour rejoindre Julie qui va faire trois semaines d'exploration du nord-ouest de l'Inde avec nous ! Julie, au nombre de Français que l'on croise ici (hallucinant), tu vas te sentir bien à l'aise ! :)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À part ça, j'ai tenté les barbiers indiens ce matin ; j'étais pas mal dû. Que dire à part le fait que la coupe de cheveux ne représente qu'une infime minorité de ce qu'ils vous font subir. Du lavage d'oreilles au massage de pieds en passant par le rasage de près à la fine lame. Toute une expérience en tout cas !! J'entends encore la raisonnance de mon crâne qui servait de tam-tam aux mains de la grosse brute bien sympathique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fek c'est ça pour l'instant !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3776022265964031982-1096195204014648610?l=shanti2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shanti2008.blogspot.com/feeds/1096195204014648610/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3776022265964031982&amp;postID=1096195204014648610' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/1096195204014648610'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/1096195204014648610'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shanti2008.blogspot.com/2008/03/jaigaon.html' title='Jaigaon'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14896246858253939861</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3776022265964031982.post-5594958885570451397</id><published>2008-03-14T02:22:00.000-07:00</published><updated>2008-06-14T18:33:28.108-07:00</updated><title type='text'>Darjeeling</title><content type='html'>Le Bhoutan devra attendre un peu. Je suis enfin arrivé à Darjeeling-la-magnifique. Eh oui, la grève est finie ; nous avons donc sauté sur la première occasion pour venir y faire un tour. Que dire à part le fait que l'attente en valait le coup. Perchée dans les montagnes, cette ville de 500 000 habitants est tout simplement féérique. Ce matin, nous avons fait connaissance avec quelques familles de singes qui arpentent la ville à la recherche de nourriture, ou encore de public à qui exposer leurs pitreries. Le matin à l'aube, par ciel clair, il est possible d'apercevoir le sommet du Kanchenjunga, paraît-il. Darjeeling étant réputée mondialement pour son thé, il est bien sûr essentiel de prendre le temps de goûter aux fins arômes que nous offre la Reine des Montagnes. Sinon, la vie semble très tranquille ici. Rien à voir avec le chaos ambiant de l'Inde hors montagnes, si je puis le dire comme ça. Disons que je me suis pas mal habitué à la vie paisible là-haut, et aller à Delhi retrouver les chauffeurs de rickshaws, rabatteurs et autres crosseurs risque de représenter un second choc culturel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Sikkim restera inoubliable. La veille de notre départ de Gangtok, je croise dans la rue ce bon vieux Suraj qui nous supplie d'aller faire un tour au bureau de l'agence. Toute l'équipe y est, nous dit-il, et on doit fêter notre départ du Sikkim et échanger nos adresses. Après les salamaleks d'usage, on me dit que la prochaine fois que je vais au Sikkim, il m'est interdit de me réserver une chambre d'hôtel. Tout le monde m'accueillera chez lui, à tour de rôle. Si un jour je me marrie, Bob (le directeur de l'agence) me conjure de venir passer ma lune de miel dans son coin de pays, et qu'il fera tout pour que ce soit le plus beau des séjours imaginables. Je le crois. Ce genre de promesse est monnaie courante en Inde, mais au Sikkim, c'est différent. Je sais qu'ils sont sincères. La planète est si grande à explorer que je ne retournerai probablement pas au Sikkim de sitôt, même si j'y ai trouvé un petit paradis avec des gens extraordinaires vivant au coeur de paysages inqualifiables. Et dire qu'on ne devait pas du tout y aller au départ, et que ce fut un plan B dû à la fermeture de Darjeeling. On y aura passé trois semaines ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans deux jours, retour à Siliguri par le ''Toy Train'', inscrit au Patrimoine Mondial de l'UNESCO, puis ce sera finalement le petit saut au Bhoutan. Ensuite, direction Delhi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seeya ! :)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3776022265964031982-5594958885570451397?l=shanti2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shanti2008.blogspot.com/feeds/5594958885570451397/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3776022265964031982&amp;postID=5594958885570451397' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/5594958885570451397'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/5594958885570451397'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shanti2008.blogspot.com/2008/03/darjeeling.html' title='Darjeeling'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14896246858253939861</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3776022265964031982.post-5609982370122570686</id><published>2008-03-11T02:49:00.000-07:00</published><updated>2008-03-11T03:07:53.336-07:00</updated><title type='text'>De retour !</title><content type='html'>De retour à Gangtok qui est en train de devenir ma ville d'adoption ! Expérience palpitante si elle en fut une. Je ne sais même pas par ou commencer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Revenons donc quelques jours en arrière. La veille du départ, nous rencontrons Rainer à l'agence de trekking. Allemand vivant en Suisse, début de la quarantaine, notre expédition l'intéresse et après avoir échangé un peu avec lui, c'est décidé, il part avec nous. Nous serons donc trois. Le type de l'agence nous avoue en toute honnêteté que nous sommes ses premiers clients, qu'il a ouvert la semaine d'avant, et qu'il mettra le paquet pour que nous soyons satisfaits. Je m'en doutais un peu, en voyant que j'avais la facture 001. Un peu inquiétant, mais je vois qu'il semble vraiment zélé et qu'il fera tout pour que notre expédition soit la plus agréable possible. De retour à l'hôtel, je retrouve la gang du premier trek qui boit un verre au resto, et de qui nous nous séparerons le lendemain. En fait, il ne reste plus qu'Eeva, Peteri, Alex et Jo mon fidèle compagnon, bien entendu ; Ralf et Pat étant partis explorer d'autres horizons. Je monte à ma chambre chercher un peu d'argent et je leur dis que je suis de retour dans trois minutes. De retour, je suis accueilli avec un gâteau sur lequel est indiqué mon nom et le chiffre 28 dessus. On me chante bonne fête, et tout le kit. Ça, je ne m'y attendais vraiment pas ! Quels gens extraordinaires. Mais ce n'était pas tout : Eeva a pris le temps de me tricotter des mitaines pour mon expédition, et Petteri m'a concocté une bouteille d'un petit drink typiquement finlandais. "Tu boiras ça là-haut, me dit-il, tu vas en avoir besoin". J'ai bien l'intention de populariser ce petit cocktail une fois de retour au Québec ; rien de plus efficace pour les soirées froides. Donc j'ai droit à un petit surprise party auquel je ne m'attendais pas du tout. Vraiment super !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain matin à l'aube, nous faisons connaissance avec l'équipe qui nous accompagnera. Jigmee est le guide principal. Il n'a que 25 ans, mais sept ans d'expérience dans la région. Suraj sera son assistant : 23 ans, sourire permanent dans le visage. Ce sera son premier trek, il est là pour apprendre. Suraj a soif d'Occident et de heavy métal : le corps recouvert de tatous, il peut chanter par coeur toutes les paroles de Pantera, System of a Down ou Iron Maiden même s'il ne comprend strictement rien. Ça y est, je pense que je vais m'entendre à merveille avec lui. Avant de partir, je lis des articles qui sont imprimés et collés sur le mur du bureau de l'agence. Récemment, deux Indiens du West Bengal sont décédés d'une embolie pulmonaire dûe au mal des hauteurs. Rassurant. Jigmee nous dit que l'an dernier, un guide et deux Allemands sont partis faire le même parcours que nous, et on n'a jamais eu de nouvelles d'eux depuis. Encore plus rassurant. Comme l'impression qu'on les retrouvera au rayon des surgelés ceux-là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, disons que je ne raconterai pas tout le trek en détails, à part peut-être le fait que, comme d'habitude, les choses n'ont pas tourné comme prévu. Nous n'avons pas pu monter plus au nord que Dzongri (environ 4500 mètres), pour cause de neige trop abondante. Monter ne poserait pas trop de problèmes, c'est surtout redescendre ; beaucoup de glace et des dénivellations atteignant parfois 80 degrés. Est-ce que je recommencerais demain matin ? Jamais. Ce fut parfois très pénible. Je me rappellerai toujours de ces deux nuits à Dzongri, là ou nous étions coincés. Dormant sur des lits de paille dans une espèce de hutte, j'ai bien pensé que je mourrais de froid. Il faisait environ -15 dehors, et bizarrement, encore plus froid en dedans. Je suis toutefois bien content d'avoir relevé ce défi. Un des symptomes les plus fréquents du mal de l'altitude est l'insomnie ; disons que j'y ai goûté à merveille. Une moyenne de deux heures de sommeil par nuit, à lutter contre le froid et à me demander ce que je fous là. Une nuit ou j'ai dû sortir pour soulager ma vessie, j'ai eu droit à un spectacle incroyable. Bien sûr il y avait ces milliers d'étoiles qu'aucune lumière urbaine ne distortionnait, mais le ciel clignotait au loin, comme si des obus tombaient à quelques kilomètres de là. Je suis resté un bon 15 minutes à contempler ce spectacle unique. Je pense que c'est un phénomène dû à l'altitude; je ne sais pas trop. Suraj a tenté de m'expliquer, mais moi et l'esprit scientifique, ça fait deux. Et puis, parfois je n'aime pas les explications rationnelles. Le troisième ou quatrième jour (je ne sais plus trop), nous sommes tirés du lit à 4h30 par Jigmee. Nous devons absolument monter sur un sommet à 30 minutes de marche de notre camp pour voir le lever du soleil. Ok d'abord ! Le plus beau spectacle que j'aie vu de toute ma vie. Devant nous se dressait une montagne de 7400 mètres, la luminosité était parfaite, et à mesure que le soleil se pointait, nous pouvions contempler ces sommets enneigés qui se dressaient à l'infini devant nous, sur des centaines de kilomètres. Tellement beau que j'oubliais à quel point je me les gelais. Puis quand le soleil est finalement apparu, ses chauds rayons ont tôt fait de nous réchauffer. Jamais je n'avais été si près de lui, comme si j'avais juste à tendre la main pour le chatouiller un peu. Après Dzongri, Jigmee nous annonce donc que les projets changent. Nous finirons le séjour en faisant le trek des monastères, en redescendant tranquillement vers Yuksom (point de départ) lors des prochains jours. Personnellement, ça me convient parfaitement, j'ai froid malgré mes sept épaisseurs, j'ai contemplé les plus hauts sommets du monde, je suis satisfait. Jo est déçu, il voulait monter plus haut. Mais il m'avouera à la fin du trek qu'il ne regrette aucunement le changement de plan, puisque la route des monastères nous a donné l'occasion de voir des paysages absolument incroyables, encore une fois. C'était hallucinant là-haut aussi, mais plus monotone et moins varié.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'était aussi de traverser tous ces minuscules villages complètement isolés, près desquels absolument aucune route ne passe, et là ou vivent paisiblement quelques familles. J'ai aussi appris qu'il n'y a que moi qui suis capable de me perdre dans un village de 300 habitants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le jour de mon anniversaire, j'atteins à l'aube le plus haut sommet que je n'aie jamais gravi. Jigmee sort une bouteille de brandy, me donne un foulard semblable aux drapeaux à prières bouddhistes, et me souhaite bon anniversaire. Nous trinquons tous ensemble à 4300 mètres (pas trop quand même), et je me dis que c'est sans aucun doute le plus inusité des anniversaires que je n'aurai jamais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous étions trois équipes à plus ou moins suivre le même parcours. On se rencontrait parfois à des haltes, pour faire une pause-thé. Disons que notre groupe se distinguait pas mal des autres. Les autres étaient tous équipés pour des centaines et des centaines de dollars, technologie dernier cri, sérieux comme des contrôleurs fiscaux; ces gens-là ne semblaient pas être là pour s'amuser. Moi, Jo et Rainer sommes plutôt du genre bons vivants : la bouteille de rhum n'était jamais bien loin, ça fumait pas mal et disons-le, nous n'étions pas super bien équipés. Ironie du sort : les deux autres groupes ont abandonné bien avant nous. Dans la première équipe, un monsieur est tombé malade et ils ont dû redescendre (seul médication contre le mal de l'altitude). Dans la deuxième équipe, une dame et un ..... porteur sont tombés malades, et ils ont dû redescendre à leur tour. Nous, pas de problème, nous voulions encore monter et le staff se portait à merveille, tout comme nous. Jigmee n'en revenait tout simplement pas ; il nous regardait comme des extra-terrestres et nous a avoué bien humblement qu'il avait rarement vu une équipe comme la nôtre aussi bien tenir le coup. Il nous dit à quel point il est bien avec nous et qu'il ne nous oubliera pas de sitôt ! Le premier jour, il nous tend une cigarette grossièrement roulée. Pour lutter contre le mal de l'altitude, dit-il, rien de tel. Une cigarette??? "No, no, ganja". Ah ben cibole !&lt;br /&gt;- Je n'en offre pas aux touristes d'habitude, mais avec vous, c'est différent. On le fume?&lt;br /&gt;- Jamais de la vie. Je ne touche pas à ça, bien entendu.&lt;br /&gt;- Moi non plus, répond Jigmee. Je ne fume pas à Gangtok, seulement en montagne. Ça fait des miracles, je te dis.&lt;br /&gt;- Ok d'abord. Ça tombe bien, moi aussi je fume seulement quand je suis dans l'Himalaya.&lt;br /&gt;Faut dire que Rainer a abusé du concept de sous-équipement. Je ne sais pas ou il s'imaginait qu'on s'en allait, davantage à un mariage qu'à un trekking probablement. Toujours est-il que ce pauvre Rainer a descendu une partie du mont jouxtant Dzongri sur le cul. Amusant. Mais les souliers à crampon sont indispensables. Peut-être que je parais un peu irresponsable en racontant tout ça, mais je me suis lancé dans ce trekking comme je l'ai fait pour ce voyage : sans trop de préparation, on plonge et advienne que pourra. Jusqu'ici, ça m'a très bien servi, et ce fut le cas une fois de plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette expédition ou on se sent seul au monde donne l'occasion de réfléchir, de faire le point. Le soir, il n'y avait absolument rien à faire, à part penser, lire (à la lampe de poche!) et tiens, pourquoi pas méditer avec les mentras que Suraj et Jigmee nous ont enseigné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les yacks sont de bien braves bêtes. Armés de leur cloche au cou, il faut les voir transporter des charges incroyables sans jamais broncher, réguliers comme des métronomes et affrontant des climats rudes qui n'ont rien à envier à ceux du Québec. Ils étaient parfois si rapides qu'il valait mieux se tasser de leur chemin, si on ne voulait pas avoir deux marques de cornes imprimées sur le postérieur. J'ai baptisé le mien Martial. Un fort caractère, très rebelle mains consciencieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre cuisinier était tout un personnage. Environ 25 ans, l'air un peu perdu, parle tout seul, sale gueule de bum. Mais je ne pense pas mentir en disant que je n'ai probablement jamais aussi bien mangé que cette semaine. Très créatif le mec, le menu ne s'est pas répété une seule fois. Momos par-ci, pain tibétain par-là, soupes et salades excellentes. C'était parfois beaucoup trop ; un soir, j'ai dû carrément refuser de souper. Quand ça ne rentre plus, ça ne rentre plus. Le dernier soir, pour remercier cette formidable équipe, nous invitons toute la gang au seul bar de Tashiding (destination finale) et Rainer, moi et Jo s'occupons de la facture. Petite note sur ce bar... C'était assez surréaliste. Ça faisait des jours que nous n'avions vu à peu près aucune civilisation, et nous découvrons cette hutte sur le bord d'une petite route, et sur laquelle est indiqué "Bar". Nous rentrons, pour trouver un décor absolument très moderne, avec Manu Chao comme trame sonore et à peu près toutes les marques d'alcool imaginables derrière le comptoir fait tout en mirroir. Décidément ... C'était également l'occasion de faire connaissance avec la thomba, fameuse bière tibétaine. On nous sert une peinte en bambou dans laquelle repose seulement du millet, sembable à de l'orge. Ensuite, on verse de l'eau bouillante dedans, et le processus de fermentation express fait son oeuvre. On attend cinq minutes, et le mélange se transforme en alcool. Ça me rappelle presque Jésus ... On peut remettre de l'eau trois ou quatre fois. Excellent!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Suraj me promet que d'ici cinq ans, il viendra vivre au Canada pour s'ouvrir son propre magasin de tatouage, et il me fera mon prochain grtuitement. Bonne chance Suraj !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rencontré deux Québécois ici à Gangtok, Max et Hélène. Ça fait du bien de parler un peu dans sa langue avec d'autres personnes, j'ai quasiment peur de perdre mon français. Je me suis inquiété durant le trekking, quand je me suis surpris à penser en anglais ... Ouf! Max et Hélène sont une bouffée d'air frais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m'ennuie des gens que j'aime, mais pas de notre mode de vie "course-contre-ne-sais-pas-trop-quoi-au-juste", ou la vie se déroule essentiellement entre le bureau et le centre d'achats. Juste d'y penser, ça me donne des frissons. Mais bon, je me prépare mentalement à y faire face un jour ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans deux jours, nous faisons un saut au Bhoutan. Un des pays les plus fermés au monde. Impossible d'y voyager en individuel, et ça coûte 200$ US par jour simplement pour le privilège d'être sur ce territoire. Qu'à cela ne tienne, depuis 2001, c'est possible d'y faire un arrêt de 24 heures et ce, complètement gratuitement. Je ne peux pas rater cette occasion.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3776022265964031982-5609982370122570686?l=shanti2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shanti2008.blogspot.com/feeds/5609982370122570686/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3776022265964031982&amp;postID=5609982370122570686' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/5609982370122570686'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/5609982370122570686'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shanti2008.blogspot.com/2008/03/de-retour.html' title='De retour !'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14896246858253939861</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3776022265964031982.post-3201673459376345049</id><published>2008-02-28T22:12:00.000-08:00</published><updated>2008-02-28T23:14:21.314-08:00</updated><title type='text'>Trek !</title><content type='html'>Puisque nous sommes coincés au Sikkim, allons-y pour un autre trekking. Un vrai cette fois-ci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Demain, nous partons pour neuf jours dans l'ouest de l'État. Pas de jeep. Seulement un guide, un cuisinier, un porteur, deux yacks, une tente et des sleepings bags. Nous atteindrons une altitude de 6000 mètres (le mont Everest en fait 8000 je pense) et nous devrons consommer pas loin de 5000 calories par jour pour évoluer dans ces conditions. Tout ça nous coûte une petite fortune, mais tant qu'à être pognés ici, aussi bien s'offrir l'expérience d'une vie. Ce soir, nous devrons faire nos adieux à nos compagnons des derniers jours, mais toute bonne chose a une fin. Les deux Finlandais me manqueront particulièrement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je fêterai donc mon 28ème anniversaire complètement coupé du monde. Par contre, quand nous serons de retour à Gangtok, il s'agira de ne plus perdre de temps et de foncer directement vers Varanasi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pense que je vais aller prendre une douche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De retour vers le 10 mars.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean, je sais que tu lisais mes aventures avec intérêt. Profite bien de tes derniers jours en ce monde entouré des gens que tu aimes. Je te souhaite un bon voyage mon ami. On se retrouve un jour.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3776022265964031982-3201673459376345049?l=shanti2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shanti2008.blogspot.com/feeds/3201673459376345049/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3776022265964031982&amp;postID=3201673459376345049' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/3201673459376345049'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/3201673459376345049'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shanti2008.blogspot.com/2008/02/trek.html' title='Trek !'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14896246858253939861</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3776022265964031982.post-7853722806417763045</id><published>2008-02-27T21:50:00.000-08:00</published><updated>2008-02-28T23:15:57.356-08:00</updated><title type='text'>Lachen - Mangan</title><content type='html'>De retour du trekking, nous apprenons une nouvelle inattendue. La route qui conduit de Gangtok à Siliguri (seule option pour sortir du Sikkim) est maintenant fermée indéfiniment pour cause de grève, une fois de plus. Nous sommes coincés ici pour je ne sais combien de temps. Personnellement, ça me va. Mais je pense à quelques-uns de nos coéquipiers qui n'ont que deux ou trois semaines de vacances ici et qui avaient prévu voir autre chose : c'est pas mal plus problématique pour eux. Quoiqu'il en soit, deux autobus qui ont essayé de sortir ont été attaqués et incendiés hier, donc je crois que l'on va s'abstenir pour l'instant. Si la situation perdure, la dernière option restera l'hélicoptère, dont le prix est étonamment raisonnable (environ 35$ par personne pour regagner Siliguri). Tout ce que je sais, c'est que je dois être à Delhi vers le 25 mars pour rejoindre une amie. Ça laisse amplement le temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, le trekking. Nous avions choisi le parcours nord, non loin de la frontière tibétaine, en passant par les villages de Lachen et de Mangan, à six heures de route de Gangtok et à environ 3000 mètres d'altitude. Les conditions météo ont fait en sorte que nous n'avons pas pu monter aussi au nord que l'on voulait, mais ce fut tout de même une très belle expérience ; remplie de neige, de glace et de froids assez extrêmes. En fait, c'était davantage une ballade qu'un trekking : nous dormions dans des hôtels et faisions de grands bouts en jeep. Les sept randonneurs que nous étions n'étaient pas dans la même condition physique et pour une première expérience c'était un bon compromis. Dans les villages, nous avons pu goûter à l'hospitalité tibétaine. J'ai cru comprendre que toutes les maisons peuvent faire office de restaurant ou d'endroit pour prendre un thé. Nous avons parfois été invités à rentrer pour boire un petit quelque chose et discuter, absolument gratuitement et sans attente de quelque chose en retour. À Lachen, deux individus  (qui ne se sont pas consultés) m'ont dit que je ressemblais à un Népalais, et l'un deux m'a même rebaptisé Rohit. Après avoir déjà passé pour un Mexicain, un Irakien et un Amérindien, me voici maintenant Népalais. Excellent !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois sortis des villages, les seules formes de vie que nous croisions étaient les militaires, qui sont absolument partout dans le Sikkim. Il faut comprendre que la Chine revendique ce territoire depuis fort longtemps, de là la présence de jeeps verts et de bases militaires à tous les kilomètres ou presque. À Gangtok, New Delhi investit de grosses sommes pour embellir la ville (la rue principale est en pleine rénovation), histoire de mieux concrétiser son emprise sur la ville et la région. On y envoie même des Indiens du sud pour doucement coloniser le territoire. Pas mal la même stratégie que la Chine applique au Tibet. Quoiqu'il en soit, les routes ne sont pas conçues pour que deux véhicules se croisent durant la période hivernale. Quand un jeep militaire se pointait à l'horizon, il fallait soit se tasser sur le côté (quand c'était possible) ou soit reculer, parfois pendant cinq minutes, jusqu'à ce qu'on trouve une petite aire pour se tasser et le laisser passer. Souvent, ça ressemblait à un pas par en avant et dix par en arrière. Les conditions routières étaient parfois si extrêmes que j'ai cru qu'on y passerait plus d'une fois. Il faut voir ces routes sans garde-fou ou un coup de volant de trop risquerait de nous faire tomber plusieurs centaines de mètres plus bas. Ajoutez à ça un peu de glace et nous avons droit à tout un cocktail.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, visite de quelques monastères. Quel contraste avec les temples hindous : ici, nous nous sentons vraiment les bienvenus. Non seulement les prêtres ne sont pas des escrocs qui tentent de nous soutirer le maximum de roupies, mais nous sommes nourris gratuitement et je suis sûr que nous aurions été logés si tel avait été notre désir. Tout nous est expliqué avec patience et précision, avec une réelle volonté de nous en apprendre le plus possible sur leur philosophie et leur mode de vie. Vraiment, ces moines boudhistes sont à la hauteur de leur réputation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les villes et villages du Sikkim, l'alcool fait malheureusement des ravages. Il y a le fait que ça ne coûte presque rien (3$ pour 750 ml de rhum), mais surtout l'illusion que ça peut combattre le froid et l'isolement. À Gangtok et dans les villages dans lesquels nous avons logé, il est strictement interdit pour les étrangers de sortir de leurs hôtels après 20h ou 21h, tant tout le monde est saoul et que les choses peuvent devenir incontrôlables. Mais c'est correct, il n'y a pas tant à faire le soir quand tout est fermé, nous nous rassemblons donc tous pour jouer aux cartes, boire un p'tit coup (pour se réchauffer) et discuter. Concernant l'alcool, il est arrivé un épisode malheureux dans un village dont j'igonre le nom et ou nous avons fait une halte pour dîner. Moi, Jo et Pat (la filière nord-américaine) avions une heure d'avance sur le reste du groupe (la filière européenne). Je suis plus en forme que je pensais ! Nous sommes invités dans une maison à manger un bol de soupe et boire un verre d'alcool chaud. Bah, pourquoi pas. Sur place, un militaire sikh du Punjab nous explique qu'il est ici pour une période de deux ans. Il est midi et il est déjà saoul pas mal. Jusque là ça va, tout est correct. Il est sympathique mais énormément redondant ; c'est parfois même difficile de ne pas lui rire dans la figure. "Indian army, indian army". "Friends. Canada. My brother in London". Et répétez le tout une cinquantaine de fois. Puis, les autres nous rejoignent. Lorsque c'est le temps de quitter, il s'approche d'Eeva, la seule fille du groupe, et sans avertissement, il se met à lui pogner les seins. Tout le monde a réagi, dont le courageux propriétaire de la maison qui a infligé une pas pire râclé à notre militaire mal élevé. Notre sikh doit encore regretter son geste deux jours plus tard. Je dis courageux parce que sacrer une volée à un militaire saoul, ça me semble un pari risqué. Il peut aussi bien retourner à sa base (juste à côté) et revenir régler la question à coup de AK-47, qui sait. Nous ne saurons jamais la suite de l'histoire. C'était la première fois que je voyais un chignon de sikh lorsque son chapeau à revolé suite à la première taloche. Tiens, n'ont-ils pas comme principe sacré de ne pas fumer ni de boire d'alcool? Peu importe, notre gentille Finlandaise n'en a pas fait un plat et en parle en riant aujourd'hui. Notre guide nous a expliqué que ce genre d'incident arrive malheureusement trop souvent. Ces militaires sont isolés, ne voient jamais de femmes, sombrent dans l'alcool et le désespoir. Ça n'excuse toutefois aucunement son geste, mais ce sont des choses qui arrivent. Il y a aussi le fait que les femmes indiennes ne regardent jamais les hommes dans les yeux, ne leur adressent jamais la parole, donc une femme blanche qui se montre le moindrement sympathique à leur égard suffit bien souvent à déclencher l'étincelle qui résultera en ce genre de geste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sinon, pas eu si froid que ça malgré les chambres non chauffées et les températures entre -5 et -10. Le secret n'est pas de se limiter à un manteau chaud, mais de superposer le maximum de couches possible. C'est l'air emprisonné entre les épaisseurs qui sert d'isolant et qui s'avère plus efficace que n'importe quel Kanuk.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour les prochains jours, aucune idée. Nous restons à Gangtok un jour ou deux pour se reposer un peu les jambes et penser à la suite des choses. Peut-être un autre trekking (un vrai de vrai cette fois-ci, dans une tente et tout). Sinon, ce sera l'hélico jusqu'à Siliguri puis la vallée du Gange. Mais rien ne presse.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3776022265964031982-7853722806417763045?l=shanti2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shanti2008.blogspot.com/feeds/7853722806417763045/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3776022265964031982&amp;postID=7853722806417763045' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/7853722806417763045'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/7853722806417763045'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shanti2008.blogspot.com/2008/02/lachen-mangan.html' title='Lachen - Mangan'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14896246858253939861</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3776022265964031982.post-2772545924737657066</id><published>2008-02-23T04:37:00.000-08:00</published><updated>2008-02-23T04:49:49.608-08:00</updated><title type='text'>Eunuques</title><content type='html'>Puisque j'ai un peu de temps devant moi, un petit mot sur les eunuques, ces mystérieux travellos que nous croisons un peu partout dans le pays, et dont j'avais fait mention précédemment. J'en ai appris pas mal sur eux en lisant et en discutant avec quelques Indiens. Il s'agit d'hommes qui ont été privés de leurs attributs masculins dès leur tout jeune âge, pour mener une vie condamnée à l'errance et à la mendicité. Ils peuvent faire irruption à n'importe quel moment, que ce soit dans les mariages ou dans les transports en commun. Ils inspirent une certaine crainte chez les Indiens, puisque leur présence apporterait la malchance et si vous avez le malheur de ne rien leur donner, ils peuvent aller jusqu'à vous montrer leurs organes mutilés. Je ne les ai côtoyés que dans les trains, et à chaque fois le scénario est le même : on entend frapper des mains à deux ou trois reprises du fond du wagon. Les gens se dressent et le malaise envahit l'endroit. Tout le monde donne, et ceux qui ne le font pas finissent par le faire, puisqu'ils/elles restent devant vous en vous chantant une chanson, en vous jouant dans les cheveux, en vous mettant bien à l'aise finalement. Personnellement, j'achète la paix depuis ma première rencontre avec eux en leur donnant 10 Rps, et j'ai droit à un gentil toucher de front. Sweeeeet ! Personnages à la fois repoussants et fascinants ...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3776022265964031982-2772545924737657066?l=shanti2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shanti2008.blogspot.com/feeds/2772545924737657066/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3776022265964031982&amp;postID=2772545924737657066' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/2772545924737657066'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/2772545924737657066'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shanti2008.blogspot.com/2008/02/eunuches.html' title='Eunuques'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14896246858253939861</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3776022265964031982.post-1147326941076634276</id><published>2008-02-23T04:23:00.000-08:00</published><updated>2008-02-28T22:19:17.292-08:00</updated><title type='text'>Rumtek</title><content type='html'>Vu que notre trekking n'a lieu que demain, il fallait bien s'occuper aujourd'hui. Moi, Jo, Pat (l'Américain) et Ralf (l'Allemand) avons décidé d'aller visiter un monastère dans la petite ville de Rumtek, située à 32 kilomètres de Gangtok. Une fois sur place, catastrophe ! Deux militaires nous informent que nous devons présenter nos permis du Sikkim pour avoir accès au monastère. Les deux autres boys ont leurs papiers avec eux, pas de problème. Mais moi et Jo, tels deux grands génies, avons tout bonnement laissé nos papiers à l'hôtel. Si ils exigent un permis pour circuler dans l'État, ils ne s'attendent probablement pas à ce qu'on le laisse moisir dans notre chambre. Pendant que les Saxons montent vers le monastère, il faudra donc trouver quelque chose à faire, alors nous sommes allés nous ballader dans les environs, encore une fois dans des paysages difficilement descriptibles ; essentiellement de la verdure et des sommets brumeux à perte de vue. L'air le plus pur que je n'aie jamais respiré (même si je n'ai encore rien vui). La sensation d'être à peu près partout au monde sauf en Inde prend vraiment le dessus. Et comble de chance, Pat et Ralf reviennent plutôt déçus de leur visite en nous disant que nous n'avons absolument rien manqué. Ouf ! De toute façon, ce ne sont pas les monastères et autres hauts lieux de la culture bouddhiste qui vont manquer au cours des prochains jours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement, nous partirons en trekking la gang des sept qui occupons la chambre. Je suis bien content puisque la dynamique du groupe est vraiment très bonne. Je viens de payer un fort prix pour me procurer un bon manteau (essentiel en montagne, surtout la nuit ... dans l'hôtel !) mais ça valait la peine, puisque mon manteau resté à Montréal s'est fait voler (!) quelques jours après mon départ.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant ce temps, Darjeeling est toujours fermée à clé. En espérant que le tout se règle durant notre expédition, sinon nous risquons de ne jamais voir cette cité mythique. Il faudra dans ce cas aller directement vers Bodghaya, Varanasi et la Vallée du Gange (retour dans la "vraie" Inde !)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On verra bien ...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3776022265964031982-1147326941076634276?l=shanti2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shanti2008.blogspot.com/feeds/1147326941076634276/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3776022265964031982&amp;postID=1147326941076634276' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/1147326941076634276'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/1147326941076634276'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shanti2008.blogspot.com/2008/02/rumtek.html' title='Rumtek'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14896246858253939861</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3776022265964031982.post-8989047281131131524</id><published>2008-02-22T06:01:00.000-08:00</published><updated>2008-02-29T05:33:06.263-08:00</updated><title type='text'>Gangtok</title><content type='html'>Il s'en est passé des choses depuis le soir ou nous avons quitté Calcutta; soirée mémorable si elle en fut une. Nous avions environ deux heures à tuer avant le départ de notre train à la gare de Sealdah, nous avons donc posé nos sacs et nous sommes assis à l'extérieur de la gare. Sealdah est tristement célèbre pour le nombre faramineux d'enfants orphelins qui y traînent, ayant pour seul espoir les maigres païsas que les passants voudront bien leur donner. Ça n'a évidemment pas été bien long avant que deux d'entre eux nous approchent pour nous solliciter. Deux petits bouttes au regards espiègle et au sourire moqueur. Ils tournent autour de nous tels des vautours, et l'assaut est donné : ils nous sautent dessus pour nous chatouiller. Eh ben ! Ne laissant jamais porter atteinte à mon intégrité physique, je ne pouvais pas ne pas répliquer. En deux minutes, nous avions de nouveaux p'tits amis, qui furent rapidement rejoints par leurs ''collègues''. Au menu : leçon d'hindi en échange d'une leçon de français, tir au poignet et chamaillage. Durant un instant, ils sont redevenus des enfants (et nous aussi). Les deux drôles d'étrangers que nous sommes ont tôt fait de provoquer un petit rassemblement autour de l'événement. Nous voilà donc entourés d'à peu près tout ce qui traîne dans la gare de Sealdah, tout le monde le grand sourire aux lèvres (particulièrement nous) à savourer ce petit moment. Lorsque je me décide à sortir mon appareil photo, mon statut de vedette est définitivement concrétisé. Tout le monde veut se faire prendre pour se voir ensuite. Ça les amuse comme des petits fous, adultes comme enfants. Bon, c'est pas tout, nous avons un train à prendre à 22h. Nos deux petits amis du début nous accompagnent jusqu'au quai sans jamais nous demander de l'argent une seule fois. "Reviendrez-vous à Calcutta?" "Non, mais prends soin de toi, yaar !"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'y a aucun train qui fait la liaison directe avec Darjeeling. Nous devons passer par la ville de Siliguri, pour ensuite prendre le fameux "Toy train" qui mène à la ville en environ 8h. Une fois à Siliguri, nous apprenons qu'une grève frappe la ville de Darjeeling est que rien ne s'y rend : ni train, ni bus, ni taxi. Et même si on réussissait à s'y rendre, ce serait peine perdue puisqu'absolument tout est fermé, dont les hôtels et les restos. Bon. On fait quoi ? Nous rencontrons un couple de Finlandais dans la même situation et on se dit que la meilleure solution est de rester à Siliguri 24 ou 48 heures (même s'il n'y a strictement rien à y faire), le temps que les choses se placent à Darjeeling. On se prend une grande chambre quadruple et nos principales activités consistent à boire un petit verre et jouer aux cartes (ils sont fait solides ces Finlandais !) ... Après 24 heures, nous tombons d'accord sur un changement de cap, et nous décidons de filer dans le Sikkim, province coincée entre le Népal, le Bhoutan et le Tibet; le tout bordé par l'Himalaya. Le problème, c'est que nous apprenons qu'une grève frappe également Gangtok (la capitale) et que là non plus, aucun moyen de s'y rendre. Comble de chance, c'est la première grève du genre à frapper la région en 23 ans. Nous sommes littéralement pognés ici. Une autre petite nuit à Siliguri en espérant que tout sera correct le lendemain. Et ce sera le cas. Ouf!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le moyen le plus efficace de joindre Siliguri à Gangtok est par les jeeps collectifs, qui peuvent prendre huit passagers. En rôdant près du terminal de taxis, ce n'est pas très long que nous trouvons des coéquipiers pour boucler notre line-up : un Américain, un Allemand et un Anglais. Nous avons tous nos documents et photos en main pour faire faire notre permis à la frontière (puisque ça en prend un pour entrer au Sikkim) et c'est parti ! Quatre heures de trajet ou nous montons tranquillement pendant 2000 mètres, dans des paysages à couper le souffle, ou les seules formes de vie sont les singes qui regardent tranquillement passer les jeeps. Rendus en ville, c'est carrément un autre monde. En observant les faciès des gens, on se croirait davantage en Chine qu'en Inde. La gastronomie s'en ressent egalement : hier j'ai pu savourer des momos tibetains, un joyeux hybride entre les dim sum chinois et les piroguis polonais. Il fait pas loin de zéro degrés Celsius, et c'est très pénible puisqu'absolument aucun bâtiment n'est chauffé. Incroyable mais vrai, le premier hôtel que nous regardons nous propose une chambre à sept lits en plein coeur de la ville à un prix totalement ridicule. Et c'est reparti pour l'auberge espagnole avec la gang du jeep ! La ville est magnifique, construite sur différents palliers reliés les uns aux autres par des escaliers. Sur la terrasse de l'hôtel, nous apercevons au loin les sommets éternellement enneigés de l'Himalaya. C'est la première fois de ma vie que je grimpe à une telle hauteur et je vais avouer que les premières heures n'ont pas été faciles : épuisement, déshydratation et absence d'appétit. Mais là tout est réglé et après-demain, nous partons en trekking dans l'Himalaya durant quatre ou cinq jours, avec Pat l'Américain et possiblement d'autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'écris un petit peu moins qu'au début ! Pas que je sois nécessairement moins motivé; c'est surtout le fait que les petits détails qui m'émervaillaient au début et que je m'empressais de raconter font maintenant parti de mon quotidien. Je vous entends protester. Ne vous en faites pas, je vais continuer à donner des nouvelles régulièrement, mais sans doute avec un peu moins de ponctualité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À bientôt !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3776022265964031982-8989047281131131524?l=shanti2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shanti2008.blogspot.com/feeds/8989047281131131524/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3776022265964031982&amp;postID=8989047281131131524' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/8989047281131131524'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/8989047281131131524'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shanti2008.blogspot.com/2008/02/gangtok.html' title='Gangtok'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14896246858253939861</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3776022265964031982.post-8129595254358192235</id><published>2008-02-15T23:50:00.000-08:00</published><updated>2008-02-16T00:50:47.519-08:00</updated><title type='text'>Kolkata</title><content type='html'>Nous sommes arrivés au coeur de ce monstre de 14 millions d'habitants hier matin, par la plus grande gare d'Asie. Étant sans doute victime des mêmes préjugés que tout le monde, cette ville ne m'attirait aucunement au départ et n'était pas envisagée dans l'itinéraire. Ça aurait été une grande erreur que de l'éviter. Tous les touristes croisés auparavant avaient une opinion tranchée sur Calcutta : soit ils avaient aimé profondément, soit ils avaient carrément détesté. Devant une telle absence de zones grises, un seul constat s'imposait : il fallait aller voir ce qu'il s'y passe pour forger notre propre opinion. Quand on pense à Calcutta, une série de clichés et d'idées reçues nous vient immédiatement en tête : énorme ville grise et moche, pauvreté omniprésente, insécurité, mendicité, etc. Maintenant, imaginez une gigantesque ville bien sympathique sur laquelle le soleil brille constamment, et au coeur de laquelle on peut se promener en sécurité à toute heure du jour ou de la nuit, et vous obtenez Calcutta. C'est la ville la plus européenne que j'ai pu visiter depuis mon arrivée en Inde, exception faite du minuscule quartier français de Pondichéry. Normal : cette ville jadis au coeur de l'Empire indien (mais aujourd'hui frontalière suite à la partition du Bangladesh) fut créée de toutes pièces par les Britanniques à la fin du XVIIe siècle. De grands boulevards bordés d'édifices à l'architecture coloniale font qu'on peut avoir l'impression d'être à Londres parfois. Ajoutez à cela des boutiques chic à la pelletée, des représentants de la classe moyenne émergeante le téléphone portable à la main, des bars, des restos, des grands hôtels et le mirage est parfait. Il n'y a pas plus de mendiants qu'à Bangalore ou Thanjavur, et Calcutta est loin de dégager l'image miséreuse à laquelle je m'attendais. Bien sûr, lorsque l'on s'aventure en dehors du centre-ville, exit l'architecture coloniale et les beaux grands parcs et boulevards, et bonjour les constructions bancales et archaïques qui respirent une pauvreté certaine, mais ni plus ni moins qu'ailleurs en Inde. Ce qui me fait m'interroger sur les raisons pour lesquelles cette sale réputation colle à Calcutta ; sans doute le mythe créé autour du personnage de Mère Térésa qui ne donnait sans doute pas très souvent l'occasion de voir les meilleurs côtés de la vie ici. Il y a également ces rickshaw-pullers, véritables véhicules humains uniques à Calcutta, qui donne une image assez tiers-mondiste de la ville. Ils sont d'ailleurs interdits depuis une dizaine d'années, mais ceux qui avaient une licence à l'époque ont gardé le droit de persister à transporter des Indiens dodus. Bref, ils sont appelés à disparaître. Est-ce une bonne chose ? Je ne sais pas. Ils gagnent leur vie comme ça et il y a visiblement une demande pour ce type de transport. Sinon, chaque carrefour déborde de vie, avec des commerces de rue à chaque mètre. Ici, on se fait raser dans la rue (tiens, je suis dû) et cirer les souliers sous le regard des passants. On mange et on lit son journal sur le trottoir, exactement comme il y a cinquante ans. C'est ce charme pittoresque que je n'avais pas encore observé ailleurs qui fait en sorte que Calcutta s'avère un véritable coup de coeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'entraide routarde à son meilleur : en débarquant à la gare de Howrah, nous tombons sur deux gentils Britanniques qui nous demandent ou on s'en va. On ne le sait pas trop, on va vers Sudder Street, là ou tous les hôtels semblent se concentrer, non loin de la très bourgeoise Park Avenue et de l'immense parc (dont le nom m'échappe) en plein coeur de la ville. Eux aussi font la même chose, et ils nous suggèrent de tous prendre ensemble un ''pre-paid taxi'', concept que je n'avais jamais expérimenté jusqu'à maintenant. Le système est tout à fait génial : le préposé imprime un billet, on paie, on le remet au chauffeur et basta ! Pas d'interminables et épuisantes négociations dans lesquelles le rapport de force ne nous est pas avantageux, puisque l'on ne sait même pas quelle est notre destination exacte. Nous traversons donc le Howrah Bridge, symbole de Calcutta. L'architecture me rappelle vraiment celle du pont Jacques-Cartier à Montréal, mais la structure est davantage imposante. Incroyable mais vrai : il est interdit de photographier ce pont depuis sa construction, en pleine Deuxième Guerre Mondiale. La raison ? C'était une cible stratégique à l'époque. Mais les boys, nous sommes maintenant en 2008. Tant pis, je vais me risquer. Le chauffeur nous dépose un peu n'importe ou (ils ne semblent pas beaucoup aimer le concept "pre-paid" contrairement à nous) et nous sommes un peu perdus, en plein Calcutta, à 8h le matin. C'était sans compter sur l'amabilité de deux Français qui, non seulement veulent bien nous conduire à Sudder Street, mais qui nous recommandent vivement de nous prendre une chambre dans leur guesthouse, qui offre un prix vraiment avantageux. C'est ce que nous ferons. Je n'ai malheureusement pas revu les deux Anglais par après, mais nous croisons sans cesse nos deux Français dans les rues de la ville. Ce soir, on va probablement au cinéma avec eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier après-midi, nous nous sommes trimballés aux quatre coins de la ville, en utilisant les bus publics ainsi que le ... métro ! Ce dernier n'a rien à envier à celui de Montréal au niveau de la propreté. Un peu normal, puisque l'amende est de 500 Rps si on est surpris à disposer de nos déchets ailleurs que dans les poubelles (inexistantes). Réseau efficace, sécuritaire et pas du tout compliqué. Un autre mythe défait ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, voyez le genre. Le peu de choses que j'ai à raconter est représentatif de la relative paisibilité de Calcutta, à mon grand étonnement. Après cette étape, on fonce vers la terre promise montagneuse qu'est Darjeeling, le tout via un chemin de fer parmi les plus célèbres au monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À bientôt !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3776022265964031982-8129595254358192235?l=shanti2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shanti2008.blogspot.com/feeds/8129595254358192235/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3776022265964031982&amp;postID=8129595254358192235' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/8129595254358192235'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/8129595254358192235'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shanti2008.blogspot.com/2008/02/kolkata.html' title='Kolkata'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14896246858253939861</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3776022265964031982.post-5464858394569957791</id><published>2008-02-12T21:44:00.000-08:00</published><updated>2008-02-12T22:35:17.343-08:00</updated><title type='text'>Konarak</title><content type='html'>Mais qu'est-ce que je fous ici moi ? On n'était pas supposés se reparler seulement à Calcutta ? Eh non. En fait, après avoir réfléchi à tout ça, nous en sommes venus à la conclusion que les astres étaient alignés pour que le départ de Puri se fasse ce soir. Pourquoi ? Aucune idée. Quoi qu'il en soit, ça fait un peu trop longtemps que nous traînons ici. On a beau être super bien, mais vient un moment ou le derrière se doit d'être botté et qu'il faut se bouger un peu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier, nous sommes allés visiter le Sun Temple à Konarak, à environ 30 kilomètres de Puri (soit une heure de route selon les standards indiens). Magnifique temple surtout célèbre pour ses sculptures érotiques frôlant l'indécence (aux yeux des Indiens, bien sûr) et pour être classé dans le Patrimoine Mondial de l'UNESCO. Mais ce qui arrive, c'est qu'en ce moment à Konarak a lieu le Sun Festival : des centaines de milliers d'Indiens campent sur la plage pour honorer le soleil le jour et la lune la nuit, tout ça à cause d'une espèce d'éclipse de solstice équinoxal ou un truc du genre. Notre chauffeur de rickshaw préféré (M. Shilom) nous conduit au temple en nous prévenant de le retrouver dans le stationnement à 17h20 gros max. La raison ? À cause du festival, la route vers Puri sera fermée de 17h30 à 7h30 le lendemain. Bref, dix minutes de retard et on sera pognés ici. On se rend au parking vers 17h10, histoire de mettre toutes les chances de notre bord. Pas de chauffeur. Ça va, il a dû aller se fumer un autre shilom. 17h20, toujours rien. Le plan : à 17h25, s'il n'est pas là, on se trouve un autre rickshaw-wallah, même si on n'a pas encore payé l'autre pour l'aller. Pas question de coucher sur la plage parmi un million et demi d'adorateurs de la lune. On sollicite un autre rickshaw en maudissant notre chauffeur irresponsable et tous les Indiens du même coup, et nous apprenons la nouvelle catastrophique : la route est déjà fermée. Il nous pointe un autobus nolisé nous disant que celui-ci se rend à Puri, malgré le détour de 85 kilomètres que ça implique. On s'arrange avec le chauffeur, qui nous embarque volontiers pour 50 roupies chacun. C'est parti pour un bon deux heures de route dans des chemins de campagne qu'on pourrait qualifier de pittoresques, pour rester polis. Après cinq minutes de trajet, une seconde tuile s'abat sur notre tête : nous passons devant un autre parking du temple, exactement pareil à celui ou nous avons attendu. Nous nous étions trompés ! Tout est 100% de notre faute, le chauffeur risque d'être pogné là pour la nuit, probablement sans un sou en poche. Le pauvre gars doit être en train de nous chercher partout dans Konarak. Rongés par la culpabilité, on se demande bien quelle sera la suite des événements.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne dors pas très bien la nuit suivante, en rentrant (hier soir, en fait). Je propose à Jonathan qu'on aille retrouver le chauffeur à son endroit habituel dès l'aube, qu'on se fasse engueuler un peu, qu'on lui donne un bon 500 ou 600 roupies pour réparer notre erreur, en espérant que ce soit suffisant. Ce matin, après cinq minutes à déambuler dans les rues, nous croisons donc notre chauffeur. Il n'est pas content. Il nous dit qu'effectivement, il n'a pas dormi de la nuit, il est tout juste de retour de Konarak et qu'il a dû quémander de la nourriture, n'ayant que 15 roupies sur lui. On lui explique notre version, lui dit qu'on a galéré pas mal aussi en prenant un bus qui est passé par le point Z pour aller de A à B. Il rit. On lui dit qu'on le cherchait justement pour le payer, et qu'on s'excuse sincèrement. Il traduit notre histoire à ses collègues qui nous entourent, méfiants. Je pense que c'est dans la poche. "Ok guys, not my mistake, not your mistake" qu'il dit, l'air soulagé de connaître le fin mot de l'histoire mais surtout de ne pas s'être fait rouler par deux petites frappes. Je lui tends 600 roupies, et là, non seulement il ne nous en veut plus, mais voilà qu'il me prend dans ses bras pour me hugger. Bon, je pense que nous avons prouvé notre bonne foi. Il s'agit d'un très bon montant, mais rien comparé à ce que le pauvre type a dû baver cette nuit (ses traits tirés le rendant pratiquement méconnaissable).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout est bien qui finit bien. Nous quittons l'Orissa ce soir.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3776022265964031982-5464858394569957791?l=shanti2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shanti2008.blogspot.com/feeds/5464858394569957791/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3776022265964031982&amp;postID=5464858394569957791' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/5464858394569957791'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/5464858394569957791'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shanti2008.blogspot.com/2008/02/konarak.html' title='Konarak'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14896246858253939861</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3776022265964031982.post-5944144173333867386</id><published>2008-02-09T22:53:00.001-08:00</published><updated>2008-02-10T05:28:08.567-08:00</updated><title type='text'>Puri</title><content type='html'>Voilà maintenant quatre jours que nous sommes dans cette ville plutôt relaxe, et nous avons signé pour deux journées supplémentaires ce matin. Pourquoi s'éterniser ici ? Pour plusieurs raisons. L'ambiance est super; des gens de partout et une vague impression que le temps s'est arrêté il y a trente ans. Ensuite, le fait que les chambres d'hôtel sont à un prix absolument dérisoire. La chambre que l'on occupe nous revient à 150 Rps la nuit, pour deux (1$ = environ 40 Rps). Rajouter à tout ça deux autres données : mon estomac a fait des siennes et j'ai passé une journée et demi alité, puis finalement le fait que notre prochaine étape est Calcutta, à 12h de train. Avec le trajet de plus de trente heures de la semaine dernière, on n'est pas pressés de retourner sur les rails.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, d'abord, on va mettre une chose au clair. Il y a deux sortes de touristes à Puri : les voyageurs ordinaires comme nous, puis les hippies qui n'ont pas tout à fait dégelé de leur trip d'acide de 1973. On pourrait rajouter une troisième catégorie : les jeunes hippies en formation, suivant les traces de la catégorie précédente. Le gouvernement tient un magasin de ganja à deux coins de rue d'ici. Toute la ville est continuellement stoned, c'en est parfois même agaçant. Du serveur de resto qui fait circuler le gros spliff à 9h le matin, au chauffeur de rickshaw qui s'arrête trois fois en dix kilomètres pour se fumer un shilom. Comme nous sommes de jeunes hommes purs et à l'abri de ces déviations, on se contente d'observer le tout, bien entendu. Mais c'est ce que ça donne : une ville ou tout le monde a les yeux rouges dès 9h le matin, évoluant dans une ambiance plutôt désinvolte. Les gens ont la conversation facile. Je pense au gérant d'un resto que nous aimons bien et qui nous explique, spliff à la main, à quel point nous sommes chanceux nous, hommes Occidentaux, de pouvoir fréquenter des femmes sans nécessairement les marier. Que le choix de la personne avec qui on partage notre vie vient de nous, et non de nos parents. Puis de se lancer dans une long plaidoyer contre certaines valeurs conservatrices de son pays. C'est certain qu'il a raison, mais ailleurs en Inde les gens n'abordent pas ce genre de sujets, surtout pas avec les étrangers. Quand je dis que le temps semble s'être arrêté : à notre hôtel, nous avons comme voisins de chambre deux Français dans la quarantaine sortis tout droits d'un roman hippie des années 70. Fabriquant mais surtout fumant des shiloms à journée longue dans leurs chambres, ils ont des histoires abracadabrantes à raconter, toujours en train de monter toutes sortes de combines pour prolonger leur voyage. Ces temps-ci, ils parlent de peut-être vendre leur passeport. Vous voyez le genre. Pas des enfants de choeur. Ils sont toutefois de bonne compagnie, mais à très petite dose ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a un village de pêcheurs donnant directement sur la plage, à environ 50 mètres de l'hôtel. Ici, ils ont trouvé une bonne recette pour faire du fric : repêcher des touristes en manque d'authenticité indienne et les inviter à prendre un repas dans leur humble demeure. C'est ainsi que nous avons été dénichés par Sithi, une gentille femme dans la trentaine. On se donne rendez-vous chez elle vers 19h, et elle nous cuisinera du thon à l'indienne. Elle ne parle pas d'argent, mais c'est certain qu'on déboursera quelque chose. Le souper se passe à merveille, on paye la tournée de bière à son mari pêcheur ainsi qu'à son collègue.&lt;br /&gt;- Et toi Sithi, tu prends une bière ?&lt;br /&gt;- Non, non, jamais. En Inde, les femmes ne boivent pas et ne fument pas. C'est mauvais pour la santé.&lt;br /&gt;- C'est sûr.&lt;br /&gt;- Nous, on a trop de choses à faire. La cuisine, la lessive, les tâches. "But it's ok like this. Men drink, not women. And woman live longer".&lt;br /&gt;Ok, changeons de sujet. Les deux boys pêcheurs nous invitent à pêcher le crabe le surlendemain, que Sithi nous cuisinera immédiatement après. Rendez-vous mercredi, à midi. Suuuper! À la fin du souper donc, Sithi nous dit qu'elle ne fait pas ça pour l'argent, qu'elle veut rencontrer des touristes et tout. Ouais, bon. Nous lui donnons un billet de 500 Rps et elle saute de joie. (Sans compter que les boys ne nous ont pas ramené le change pour la bière, mais bon, ça va aller).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Partie de pêche, mercredi midi. Vieille barque en bois, filet troué. "We are poor people you know". Il nous montre son filet complètement troué. Par contre, la veille il nous avait dit qu'il pêchait aussi le thon. Sûrement pas avec ça. On commence à soupçonner une légère mise en scène. Surtout quand il se met à nous demander si on pourra lui donner un souvenir par après, que tous les touristes font ça. L'autre pêcheur est fasciné par mes lunettes de soleil, et demande à les essayer. Il trippe pas mal en découvrant de nouvelles couleurs à l'océan. Les deux se les échangent et rient comme des petits fous. Ah ben voilà, je leur donnerai mes lunettes, ils en feront bon usage et elles m'ont coûté 10$ au Québec. La partie de pêche se passe bien, on récolte cinq ou six crabes. De retour à la maison, on se le fait servir bien bouilli. Délicieux, mais difficile à manger quand même. Vient le temps de donner les fameux "souvenirs". J'offre mes lunettes. ''Thank you, but it's not Indian style''. Pardon? Bon. Jo a pensé offrir une chemise qu'il a apportée du Québec. ''Des manches longues? Ah non, on ne porte pas ça''. Ok, là ils font la fine bouche. Donnons un autre 500 Rps à Sithi (1000 Rps pour deux repas, une fortune, quand même) et sacrons notre camp. Voilà qu'elle nous dit que ce n'est pas suffisant et que ça lui a coûté plus que ça !! Sans compter que les gars nous ont refait le coup du change de la bière. On ne donnera pas un sou de plus évidemment, mais c'est ce qui est agaçant avec les Indiens parfois. Ils disent une chose et son contraire, et peu importe ce qu'on donne, ce n'est jamais assez. On lui aurait donné 1000 par repas qu'elle aurait rechigné. On ne peut pas leur en vouloir quand on regarde les conditions sanitaires de leur village. Absolument pitoyables. Mais donner de l'argent directement aux Indiens, comme ça, je ne pense pas que ce soit la meilleure chose à faire, en y réfléchissant avec recul. Elle a beau faire fortune avec son petit resto improvisé pour touristes, mais que peut-elle bien faire avec cet argent? Ses enfants vont à l'école, sa maison ne peut pas être améliorée faute d'espace, et le système de castes indiens étant ce qu'il est, il est impensable qu'elle quitte son village un jour. Résultat? Le mari boit les profits. Eh oui ... À voir l'égoût à ciel ouvert qui sert de plage, cet argent pourrait certainement être mieux investi. Parlant de ça, lors du dîner de crabe, je demande à aller à la toilette. Il n'y en a pas, bien entendu. "It's ok, go on the beach". Bah, d'accord, faisons comme les Indiens. Par contre, rendu sur la plage, je constate qu'il y a du monde partout partout. Peu importe ou je me trouve, il y a quelqu'un à moins de cinq mètres de moi. Hmmm. Je reviens à la hutte en demandant ou je dois aller exactement. Sithi réveille son mari qui cuve sa bière, et me voilà escorté pour aller pisser !!! Bon, me dis-je, au moins il me conduira sans doute à un petit spot un peu plus intime. "There! It's here!" Entre deux barques de pêcheurs bien pleines et deux mecs accroupis en train de déféquer. Pas le choix ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'expérience d'une vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier soir, il a plu sur l'Orissa. Premières précipitations que je vois en six semaines. Il fait beau, chez nous ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le coût de la vie en Inde est dérisoire : je confirme officiellement. Mi-février, et je roule toujours sur mon premier 1000. Yeah baby !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rendez-vous à Calcutta.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3776022265964031982-5944144173333867386?l=shanti2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shanti2008.blogspot.com/feeds/5944144173333867386/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3776022265964031982&amp;postID=5944144173333867386' title='2 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/5944144173333867386'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/5944144173333867386'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shanti2008.blogspot.com/2008/02/puri.html' title='Puri'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14896246858253939861</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3776022265964031982.post-5138874430393279369</id><published>2008-02-04T00:42:00.000-08:00</published><updated>2008-02-04T01:02:06.544-08:00</updated><title type='text'>En vrac</title><content type='html'>Un mot sur le cricket. Jour après jour, il ouvre les bulletins de nouvelles et orne la frontispice des journaux. Ces temps-ci, des politiciens exigent la démission de l'entraîneur de l'équipe nationale suite à une cuisante défaite. Un bon 30% des opinions des lecteurs dans les journaux ainsi que du contenu des nouvelles télévisées concerne le cricket. Pendant ce temps, les politiciens indiens sont parmi les plus corrompus de la planète, on apprend que 17 000 fermiers indiens laissés à eux-mêmes se sont suicidés l'an dernier, que la grippe aviaire gagne l'Inde, que des médecins font le trafic de reins, mais ici, on préfère parler de cricket toute la journée. Au grand plaisir des politiciens, qui ont compris l'intérêt d'entretenir cette flamme. Il disait quoi César, déjà? Du pain et des jeux? ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il existe ici un conglomérat dont les tentacules sont déployées dans absolument tous les secteurs : Tata. Tata Automobile, Tata Telecom, Tata Tea, Tata Clothings, etc. Ils sont même en train de fabriquer une voiture du peuple, espèce de concept Beetle mais 2008, et qui coûtera l'équivalent de 3000$ canadiens (pas nécessairement une bonne chose, il y a déjà assez de voitures comme ça ...) En fait, Tata est le joyau et le success-story de l'économie indienne et fait la fierté du pays. Advenant que ce pays bascule dans le communisme un jour (qui sait ce que l'avenir nous réserve :P), disons que l'entreprise privée ne serait pas vraiment difficile à nationaliser ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi qui suis fan de pain naan, c'est impossible d'en commander un dans un resto si on ne demande pas un plat "gravy" (saucé) en accompagnement. Sinon, ça crée tout un malaise quand j'essaie de leur faire comprendre que je veux manger juste le naan, avec mon plat. Nouveau regard complètement incrédule. "Ok ok forget the naan", pendant que Jonathan est mort de rire. Un jour, je réussirai ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Canadien est bien capable de gagner la Coupe alors que je suis à l'autre bout du monde. Si c'est ce que ça prend pour que ça arrive chaque année, je suis prêt à me sacrifier ...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3776022265964031982-5138874430393279369?l=shanti2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shanti2008.blogspot.com/feeds/5138874430393279369/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3776022265964031982&amp;postID=5138874430393279369' title='2 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/5138874430393279369'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/5138874430393279369'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shanti2008.blogspot.com/2008/02/en-vrac.html' title='En vrac'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14896246858253939861</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3776022265964031982.post-5976891256784534858</id><published>2008-02-03T23:58:00.000-08:00</published><updated>2008-02-04T00:55:53.257-08:00</updated><title type='text'>Bhubaneswar</title><content type='html'>J'aurais donné des nouvelles plus rapidement si l'électricité ici ne coupait pas toutes les trente minutes pour cause de ... hmm ... de routine. Bref, bienvenue dans l'Orissa, État dans lequel nous avons choisi de mettre les pieds par méconnaissance totale de celui-ci. En effet, pas croisé l'ombre d'un seul touriste ici. Mais parlons un peu de la façon dont nous avons abouti dans ce coin un peu perdu ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trente-deux heures de train. Sans escale, sans transfert. 1500 kilomètres. Le conditionnement psychologique préalablement résigné a fait en sorte que ce fut tout à fait endurable, malgré les couchettes visiblement conçues pour des nains et autres désagréments vécus. Si vous regardez une carte de l'Inde, vous verrez que nous avons effectué un bon saut de puce. Traversé l'Andhra Pradesh au grand complet; État ponctué de paysages semi-désertiques rougeâtres, rizières verdoyantes et autres décors montagneux fort spectaculaires. Nous n'avons pas mis les pieds dans l'Andhra au sens propre mais nous l'avons vu défiler dans son ensemble comme aucun autre État auparavant. J'ai vu mon premier singe ! Sur le quai de la gare d'une ville dont le nom m'échappe totalement. Il était immense; je l'ai pris pour -un autre- mendiant cul-de-jatte la première fraction de seconde ou mon oeil s'est posé sur lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parlant des mendiants, ceux-ci ont pas mal agrémenté notre périple de trente-deux heures. Premièrement, je vais mettre une chose au clair. Dans mon post précédent, j'avais mentionné avoir croisé trois travestis à Bangalore, pour ensuite affirmer "only in Bangalore". Je me rétracte. Ils sont soudainement partout. À chaque arrêt dans une gare importante, nous étions sollicités par eux (elles?), qui, tapant des mains, faisaient le tour des banquettes pour réclamer de l'argent. Et de nous gratifier d'un geste théâtral de dédain quand nous refusions. C'est alors qu'un souvenir m'est revenu à l'esprit (rien de personnel, rassurez-vous). Il me semble avoir vu à la télé il y a quelques années un documentaire sur de nébuleux eunuques indiens. Ceux-ci, ayant été privés de leur organe reproducteur, passaient leurs vie à errer et mendier à travers le pays, en étant habillés en femmes. Mais tout ça est très loin, je ne m'en souviens plus très bien. Bref, il existe sans doute une explication logique quant à l'existence de ces intrigants personnages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je reviendrai sur les fameux mendiants du train dans quelques instants, pour parler juste avant du train lui-même. Autant c'est hyper compliqué d'acheter un billet dans une gare, autant l'embarquement est d'une simplicité enfantine. Une fois sur place, il s'agit de trouver le tableau indicateur sur lequel sera indiqué le quai ou nous devrons nous rendre. Sur chaque wagon, une feuille est grossièrement collée avec le nom de tous les passagers ainsi que leur numéro de banquette. Impossible de se tromper. Rapide coup d'oeil pour réaliser qu'encore une fois, nous serons les seuls étrangers à bord. Futés comme nous sommes, on s'est évité le tracas de l'achat des billets en passant par une agence à Bangalore située près de notre hôtel. Les gentilles et jeunes demoiselles se sont occupés d'absolument tout, pour une commission vraiment basse (environ 1%). Restait plus qu'à se rendre à la gare l'esprit tranquille le lendemain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je parlais donc des mendiants dans le train. En ville ou n'importe ou ailleurs, c'est plutôt facile d'en faire abstraction. On donne ou pas, selon notre conscience et notre humeur du moment. Quand on choisit de ne pas donner, on les sème, même s'ils peuvent s'avérer très collants (parlez-en à Jonathan!) Mais dans le train, rien à faire. Ils restent devant vous, insistants. La fuite est impossible, à moins de s'improviser une destination finale, mais ce n'est pas raisonnable. On peut faire semblant de dormir, ou ne pas les regarder, mais la technique finit par présenter des failles. Au début du trajet, ça allait. Un vieillard par-ci, un amputé par-là, ponctué d'un gamin en haillons de temps en temps, sans compter nos amis les travellos. Mais plus l'interminable trajet avancait, plus la fréquence de leurs passages augmentait; embarquant à bord à chaque gare pour débarquer un peu plus loin, une fois l'aumône terminée. Le train est beaucoup trop long et les contrôleurs trop peu nombreux pour y changer quoi que ce soit. Mais en tant que Blancs, nous n'avions droit à aucun répit (puisque c'est connu, nous sommes tous de facto des multi-milliardaires). Une espèce de folle enceinte s'est même permise de m'invectiver violemment en me tapotant le visage de façon assez agressive suite à mon refus. J'étais tellement surpris que je n'ai pas vraiment réagi. Mais quelques instants plus tard, je me suis juré qu'on ne me la referait pas et que, Inde ou pas, un peu de savoir-vivre est de mise, bordel. Dommage pour l'autre bonne femme qui a suivi une heure plus tard, et qui a vu son bras revoler -gentiment, tout de même- après avoir pris l'initiative de me passer la main au visage elle aussi. Le tout sous le regard amusé (mais très gêné) de deux jeunes Indiens assis à côté de nous. Ils avaient la paix, eux. En tout cas, plus que nous. Fort sympathiques, mais ne disant pas un seul mot d'anglais, la socialisation n'a jamais vraiment pu avoir lieu, à part quelques sourires échangés. Bon, après, ce fut le tour du petit gars qui fait son numéro de cirque, suivi du chanteur à tam-tam (vraiment très talentueux, pour vrai), en passant par l'unijambiste astiquant l'allée. Un véritable défilé ... Vous aurez deviné que ce n'était donc pas vraiment de tout repos. La nuit par contre, nous étions tranquilles (en tout cas je pense, à moins qu'ils n'aient pas poussé l'audace jusqu'à me réveiller). Est-ce que je recommencerais cette expérience? Absolument ! Et je le referai. Je ne suis pas masochiste, mais je vous jure qu'après avoir vécu un truc du genre et croisé tous ces éclopés, notre propre vie et les tourments qu'elle comprend prennent une toute autre perspective, cette fois-ci relativisée. Je tenais à voir toutes les facettes de ce pays -sans exceptions- et j'en prends parfois plein la gueule. Mais c'est aussi ça l'Inde, ça ne peut pas toujours être Kovalam Beach, et c'est aussi un peu pour dealer avec ce genre de situations que je suis venu ici. Le dernier tronçon du trajet s'est fort bien déroulé. La vie étant drôlement faite, nous avons rencontré des gars de notre âge et parlant très bien anglais dans la ... dernière demi-heure du trajet. Sur trente-deux heures. Bon ... Petite parenthèse, les Indiens connaissent très bien l'existence du Québec, c'en est hallucinant. Quand on nous demande d'ou on vient et que l'on répond Canada, évidemment, la question qui suit est "Vancouver?". "No, Montreal". "Aaaah Quebec, français, comment allez-vous? Montrrrrrrrréal?" Du marchand de journaux jusqu'au prêtre dans un temple. Je ne m'attendais vraiment pas à ça, surtout quand je me dis qu'il y a sans doute moins de 20% des Américains qui savent que le Québec existe. Fin de la parenthèse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arrivée à Bhubaneswar samedi soir vers 22h30. De retour au Moyen-Âge; le contraste avec Bangalore est frappant. Il fait très froid. Les Indiens portent des tuques et des manteaux d'hiver. 15 degrés Celcius environ. À vous qui me lisez depuis la banquise, je ne me moque pas de vous, mais après avoir passé quelques semaines sous le soleil tropical, la différence thermique est notable. Dimanche, on a pris ça plutôt relax, en déambulant dans les rues pas mal toute la journée, comme on aime si bien le faire. Rien de tel pour prendre le pouls d'une ville. Première impression : très sal et très pauvre. La plupart des rues sont en terre battue, mais la vieille ville dans laquelle sont installés les temples (des dizaines, une des plus grandes concentration au pays) est magnifique et représente totalement l'Inde telle qu'on se l'imagine de loin. L'ambiance est relâchée, il y a même un peu moins de klaxons qu'ailleurs, on dirait. Zéro touriste, mais bizarrement, l'accueil est excellent et personne ne fait vraiment attention à nous. L'absence de tourisme et de la contamination qu'il peut entraîner dans les rapport avec la population locale est parfois une très bonne chose. La nuit à Bhubaneswar, les meutes de chiens errants (vraiment nombreux et dodus) hurlent en choeur pour je ne sais trop quelle raison. Des cris inqualifiables, comme s'ils étaient en train de massacrer quelqu'un. À glacer le sang ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, ce fut la visite des temples, prise de photos, rencontre avec des prêtres. Le circuit touristique classique (il le faut, parfois). Demain, nous filons vers Puri, quatrième ville sainte de l'Inde, vraiment pas loin d'ici. Puri a des temples vénérés mais surtout ... de très belles plages. :) Coin très touristique, qui attire notamment beaucoup de Russes. Nous verrons bien ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les premières photos s'en viennent. Ça fait quelques fois que j'essaie mais soit l'ordi est trop lent, soit le temps me manque, soit ma prise USB est incompatible avec le système. Par contre, ça va prendre quelques jours : le net est ralenti au pays depuis quelques jours, suite à la rupture d'un câble sous-marin de fibre optique, au large de l'Égypte. Ça a l'air de rien comme ça, mais la différence est notable; c'est même un sujet chaud dans l'actualité indienne. Donc ce n'est pas vraiment le temps d'uploader des photos. Mais patience, j'en ai des vraiment pas mal...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3776022265964031982-5976891256784534858?l=shanti2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shanti2008.blogspot.com/feeds/5976891256784534858/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3776022265964031982&amp;postID=5976891256784534858' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/5976891256784534858'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/5976891256784534858'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shanti2008.blogspot.com/2008/02/bhubaneswar.html' title='Bhubaneswar'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14896246858253939861</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3776022265964031982.post-6417514107906127914</id><published>2008-01-30T23:58:00.000-08:00</published><updated>2008-01-31T00:37:08.044-08:00</updated><title type='text'>Bangalore</title><content type='html'>Arrivée à Bangalore (7M d'habitants) mardi matin à 5h30. C'est à peu près la pire heure pour débarquer dans une ville : nous sommes à moitié morts, pas très envie de chercher un hôtel, et la plupart de ceux-ci offrent un check-out 24h, ce qui fait qu'on doit quitter le lendemain à la même heure. Ça nous laisse donc deux options : attendre à la gare de bus jusqu'à environ 9h (soit une heure qui a de l'allure pour le jour ou nous voudrons quitter) ou encore trouver immédiatement un hôtel pas cher dans les environs et aller faire une sieste jusqu'à midi, pour ensuite trouver un gîte mieux situé quand nous serons en pleine possession de nos moyens. C'est cette option que l'on choisit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous découvrons le centre-ville de Bangalore en début d'après-midi. Première surprise : c'est une ville verte, enfin beaucoup plus que ce à quoi je m'attendais. Des arbres partout, et un immense parc (le Cubban) qui se veut un havre de paix en plein coeur de la ville. Jouxtant celui-ci, de larges boulevards dégagés, comme celui qui est bordé de beaux grands palmiers et ou sont installés côte-à-côte l'hôtel de ville et le Parlement de l'État du Karnataka. Sur la façade du Parlement, un écriteau indique "Government's work is God's work". Ok ... Nous nous installons en plein centre-ville, l'équivalenent de si on se prenait une chambre au coin de Ste-Catherine et Crescent à Montréal. Le centre est hyper occidentalisé, ou se succèdent les Pizza Hut, Subway, McDo (qui servent des Maharaja Mac, sans boeuf bien entendu), Levis' et autres enseignes qui sont toutes sauf dépaysantes. Rien à voir en tout cas avec la vieille ville ou nous étions installés ce matin, près de notre point de chute en bus. Sauf pour le traffic qui est aussi chaotique qu'ailleurs en Inde, on pourrait se croire dans une ville américaine (avec un peu d'imagination). Aux ordures les saris pour les filles et les moustaches pour les gars ! Ici, on porte jeans et t-shirts, le I-Pod bien vissé sur les oreilles, et on pense à un endroit ou aller fêter ce soir. Car même si ce n'est rien d'extravagant, il existe un nightlife ici, avec ses clubs, ses drinks très chers (on l'a appris à nos dépends), des dress-code (ça aussi! pas de sandales ...), des pistes de danse et tout le kit. Exactement comme chez nous, le tout arrosé de la même musique. Ça vaut bien la peine d'être à des dizaines de milliers de kilomètres de chez soi pour entendre du Akon et du 50 Cent dans des bars ! Mais une chose est sûre, ça fait changement des sombres tavernes 100% masculines ou on devait se rendre pour boire un verre. Quant à notre hôtel, il nous coûte un prix de fou, mais c'était le prix à payer pour être en plein coeur de l'action. Petit-déj inclus (indien ou occidental), ça c'est bien. Une fois qu'on a trouvé notre hôtel, il fallait retourner à l'ancien là ou on avait laissé toutes nos affaires. Seul hic, nous étions en fin d'après-midi, en pleine heure de pointe. Un peu plus d'une heure pour faire une dizaine de kilomètres aller-retour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a des feux de circulation ici, et étonamment, ils sont plutôt respectés. En revanche, les piétons sont totalement délinquants; ça traverse des boulevards de six voies sur le feu rouge, même si une armée de voitures, motos, bus et rickshaws s'amènent à toute vitesse. Mais ces derniers ne bronchent pas : petit coup de klaxon et hop! on contourne les piétons à 60 km/h. Comme si c'était tout à fait normal. En fait, ça semble l'être. ''Une anarchie qui fonctionne'' disait l'économiste John Galbraith à propos de l'Inde. À l'image de sa circulation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Forcément, la population de la ville est beaucoup moins homogène que ce qu'on a été habitués de voir jusqu'à maintenant. Ça se comprend : avec les milliers d'emplois dans le secteur de la haute technologie qui sont disponibles ici, les gens viennent de partout. Beaucoup de Chinois et de Coréens (enfin, si je me fie aux faciès), mais également d'Indiens du nord. Tout ça insuffle une énergie toute particulière à la ville; on sent véritablement qu'il se passe quelque chose ici, que l'avenir s'annonce plutôt bien. Bangalore ne résiste pas à la tendance indienne visant à changer tous les noms des grandes villes, pour se détacher de son passé colonial et ajuster ces patronymes aux langues locales. On s'apprête à rebaptiser prochainement la ville Bangaluru, comme son nom en Kannada, la langue du Karnataka. Mais rien n'est encore décidé officiellement. Petite parenthèse, ça fait une dizaine d'Indiens roux que je croise à Bangalore, alors que je n'en avais vu aucun jusqu'à maintenant. Drôle de look. Ah oui, on a aussi aperçu trois travellos en sari hier soir. Only in Bangalore ! Oops, Bangaluru ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Iron Maiden était en ville dernièrement. Croisé deux jeunes Indiens aux cheveux longs et arborant un t-shirt du groupe (un à Ernakulam et un ici). L'accueil fut tellement bon qu'ils reviennent en rappel demain soir, mais à Bombay cette fois-ci. Bruce Dickinson racontait dans le Times of India qu'ils auraient facilement pu jouer trois soirs à Bangalore, en se fiant aux milliers de personnes qui se sont massées autour du stade simplement pour pouvoir entendre. Ce pays évolue décidément dans le bon sens ! ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a une chose que je n'aime pas en Inde (et dans beaucoup de pays d'ailleurs) et Bangalore n'y échappe pas. Absolument impossible de magasiner en paix, même dans les grands centres d'achat ! Si on a le malheur de regarder un article qui nous plaît plus de trois secondes, même de l'extérieur du magasin, c'est automatique, le harcèlement commence. Come in, come in, good prices, bla bla bla ... Ils devraient réviser leur stratégie; pour moi et pour beaucoup d'autres, j'en suis sûr, ça a carrément l'effet inverse que ce qu'ils recherchent : je m'en vais. Pas besoin d'un intermédiaire, si j'ai besoin de toi, on se reparlera quand j'apporterai mon article à la caisse, pour le payer. Un peu comme chez nous quand dans une boutique, la vendeuse vous suit à la trace, écume sur le bord de la bouche en pensant à sa commission potentielle. Ici c'est pareil, mais à la puissance mille. Ça peut être lourd ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aperçu deux fois en ville jusqu'à maintenant : une Occidentale arborant un t-shirt de l'Église de Scientologie, volet recrutement. Les problème, c'est qu'elle passe ses journées seule à lire dans les restos et cafés. La domination planétaire scientologique ne semble donc pas être pour demain ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Demain, nous quittons l'Inde du Sud. Direction Bubaneshwar, capitale de l'Orissa. Notre premier trajet en train, qui sera d'une modeste durée de 30h. Mais en "sleeper class", donc tout devrait bien aller. Ça va prendre pas mal de lecture ...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3776022265964031982-6417514107906127914?l=shanti2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shanti2008.blogspot.com/feeds/6417514107906127914/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3776022265964031982&amp;postID=6417514107906127914' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/6417514107906127914'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/6417514107906127914'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shanti2008.blogspot.com/2008/01/bangalore.html' title='Bangalore'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14896246858253939861</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3776022265964031982.post-8827530636746473724</id><published>2008-01-27T23:13:00.000-08:00</published><updated>2008-01-28T02:15:56.834-08:00</updated><title type='text'>Pondichéry II</title><content type='html'>Finalement, on s'est tellement plus à Pondi et à la guesthouse que nous y sommes toujours. Ça fait vraiment changement des hôtels impersonnels, on se sent vraiment chez nous, et ce séjour entouré de gens très sympathiques a plutôt fait du bien. Donc, vraiment pas grand chose de nouveau à raconter. Nous sommes actuellement à côté de la gare de bus de Pondichéry, et nous venons d'acheter nos billets pour Bangalore; départ à 23h30 ce soir pour un long trajet de nuit. Très compliqué, comme d'habitude. Le parcours du combattant. Le préposé au guichet nous fait un simple non de la tête lorsqu'on lui dit que nous voulons des billets pour Bangalore. "Ok, ou devons-nous aller alors?" Un autre non. Pour finalement apprendre qu'il fallait remplir un formulaire et le tendre à ce même no-man, qui nous imprimera nos billets sans poser aucune question. La barrière de la langue, parfois ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous n'irons donc pas à Auroville. C'est le genre d'endroit qu'on ne visite pas en une demi-journée; plusieurs jours sont nécessaires pour visiter et s'imprégner correctement de l'ambiance et de la mentalité des gens sur place. Sinon, on ne peut qu'avoir une vision altérée de ce projet. Deux des ''colocs'' à la guesthouse y partent lors des prochains jours pour un projet de reboisement ou un truc du genre. Logés et nourris pour à peu près rien. Ça aurait pu être une expérience intéressante, mais il fallait s'engager pour deux semaines, et ça ne cadre pas tellement avec notre itinéraire projeté. C'est toutefois le genre de truc qu'on aura envie de faire dans quelques semaines, peut-être du côté de Calcutta. C'est une chose de se déplacer et de voyager, mais viendra un moment ou on cherchera quelque chose de constructif à faire. Concernant Auroville, nous l'avons tout de même un peu effleurée en allant passer l'après-midi à Repos Beach hier, une des plages les plus fréquentées de la cité. Normalement, c'est réservé aux Aurovilliens et à leurs invités, mais personne ne nous a embêtés. Nos deux gueules d'Occidentaux nous ont servi de passeport : il y régnait en effet une légère odeur d'apartheid qui m'a mis un peu mal à l'aise. Les Indiens ne devaient pas dépasser une certaine ligne sur la plage, et même dans la mer. Bien sûr, les plus futés d'entre eux n'avaient qu'à glisser quelques billets au gardien (à la vue de tous!) pour avoir l'immense privilège de se baigner du côté des Blancs. Malaise ... J'ose espérer que cette atmosphère sectaire n'est pas à l'image d'Auroville en général.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant hier, c'était la fête de la République ! Bonne ambiance en ville, avec du kitsch à fond comme savent si bien le faire les Indiens. Tous les bâtiments gouvernementaux étaient décorés de lumières étincellantes, du genre celles que l'on met chez nous pour Noël, mais en bien plus nombreuses, fluorescentes et flashantes. Des drapeaux indiens et du monde partout, comme d'habitude. Pas de défilé militaire ou autres trucs du genre; il aurait fallu être à Delhi pour ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;--&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Suggestion impérative de lecture à quiconque s'intéresse à l'Inde et à sa hiérarchisation des individus incompréhensible pour nous : l'Équilibre du Monde, de Rohinton Mistry. Un chef d'oeuvre que je n'ai pas hâte de terminer ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Le u accent aigu est totalement introuvable sur les claviers d'ici, même après reconfiguration.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Les voitures en Inde, quand elles reculent, nous gratifient d'une petite chanson, parfois même accompagnée d'un très bon beat !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Plusieurs femmes indiennes croisées ont le visage maquillé en vert. Aucune idée pourquoi. Mais elles ont l'air en phase terminale ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ça manque de singes et autres animaux exotiques. Pas vu un seul macaque jusqu'à maintenant. Sans doute plus au nord. En fait de bestioles, à part les rats gigantesques et les coquerelles, rien à signaler, à ma grande déception ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Les enfants indiens sont les plus mignons que l'on puisse s'imaginer. En leur souhaitant sincèrement un avenir décent, à eux et à leur pays ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On se reparle dans la Silicon Valley indienne, là ou l'émergence économique de l'Inde est apparament la plus visible, soit à Bangalore-la-gigantesque ! (y a un McDo là-bas?)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3776022265964031982-8827530636746473724?l=shanti2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shanti2008.blogspot.com/feeds/8827530636746473724/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3776022265964031982&amp;postID=8827530636746473724' title='3 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/8827530636746473724'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/8827530636746473724'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shanti2008.blogspot.com/2008/01/pondichry-ii.html' title='Pondichéry II'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14896246858253939861</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3776022265964031982.post-1458065848506177747</id><published>2008-01-25T06:56:00.000-08:00</published><updated>2008-01-27T23:13:46.142-08:00</updated><title type='text'>Pondichéry</title><content type='html'>Depuis deux jours, nous tentons l’expérience de la guesthouse, et c’est plutôt sympathique. Un peu le genre d’ambiance ‘’Auberge espagnole’’, avec des gens d’un peu partout, particulièrement des Français, encore une fois (dont Benoît, qui a quitté Strasbourg il y a huit mois et qui a abouti ici sans prendre l’avion une seule fois avant le Tibet!) ... Le soir venu, tout le monde se réunit sur la superbe terrasse située sur le toit de l’habitation, avec magnifique vue sur la mer, et on s’enfile tous joyeusement quelques bières provenant du frigo généreusement rempli par Jean-François, le propriétaire. J-F est un Belge au début de la cinquantaine, et qui tient deux autres établissements du genre dans la région pour occuper sa pré-retraite. Le rez-de-chaussée de la guesthouse est actuellement occupé par une famille indienne, fort nombreuse et sincèrement sympathique. La dame fait un peu office de maman de l’endroit, cuisinant nos repas et lavant notre linge sale. J-F les a installés là temporairement parce qu’ils ont été expulsés du bout de trottoir qu’ils squattaient. En attendant de trouver un endroit ou aller, ils habitent ici avec nous. Seulement, J-F a appris hier que le père de famille (qu’on ne voit jamais) est sérieusement un accro de la bouteille et passe ses journées à picoler, comme beaucoup d’Indiens malheureusement. Le généreux proprio ne sait pas trop comment gérer la situation avec cette nouvelle variable dans l’équation. Il veut bien les aider, mais le père devra aussi s’aider lui-même. Dommage pour cette famille si souriante et attachante, à l’image du quartier d’ailleurs. Pauvreté extrême, mais je n’ai jamais vu autant de vie et de sourires dans les rues. Nous sommes environ à deux kilomètres à l’est du quartier français, vers Auroville, et comme je l’ai mentionné, directement sur le bord de la mer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parlant du quartier français, j’avais mentionné lors de mon précédent post qu’il m’avait quelque peu déçu au premier abord. C’est toujours un peu le cas, même si un semblant de vie s’y est réinstallé. En effet, j’ai finalement appris qu’avant-hier c’était un jour de festival et qu’à peu près tout était fermé. Le quartier est bien sûr magnifique, calme, bordé d’arbres et dépourvu d’intense circulation automobile. Gros changement par rapport à l’ensemble des rues en Inde. Une jolie promenade pleine de palmiers longe la côte, sur laquelle les Indiens se réunissent le soir en famille. Mais l’ambiance reste un peu étrange. J’ai cru trouver une explication sur le pourquoi de cette morne atmosphère : l’ashram de Sri Aurobindo. C’est un mouvement religieux né dans les années 60 et fondé par le Sri en question (également à l’origine de la création de la cité expérimentale d’Auroville, non loin d’ici et qu’on visitera peut-être). Ce mouvement enraciné à Pondichéry s’est considérablement enrichi avec les années, grâce entre autres à l’immense dévotion de ses fidèles, notamment suite au décès de son fondateur. Sa compagne, une Française appellée « La Mère » (aujourd’hui décédée) a pris le relais et a fait de l’ashram la puissante organisation qu’elle est aujourd’hui. On reconnaît les immeubles que possède le mouvement par les couleurs blanches et grises qui ornent leurs facades. Pour finalement constater qu’une très grande proportion du Pondichéry français lui appartiennent. Or, les valeurs du mouvement ne correspondent pas nécessairement avec ce qui pourrait faire de Pondi une ville animée et excitante. En guise d’exemple, nous nous sommes informés sur les tarifs dans l’une des guesthouses de l’ashram, et dès qu’on y entre, deux immenses portraits d’Aurobindo et de la Mère nous font face. Drôle d’atmosphère au départ. Ensuite, un écriteau sur le mur indique que le couvre-feu est à 22h30, et qu’il est interdit de fumer et de boire (autant dire de respirer :P) dans l’établissement. Bref, cet état d’esprit un peu trop zen pour des gens normaux s’est réflété sur l’ensemble du Pondi français, puisque l’ashram y acquière de plus en plus de propriétés, au gand déplaisir de plusieurs pondichériens rencontrés, d’ailleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jeudi après-midi, un peu passé 13h. Petit rafraîchissement dans un établissement du Pondichéry indien pour amorcer l’après-midi. Un type nous aborde pour nous demander une cigarette, puis s’asseoit avec nous. Je remarque les couleurs du drapeau indien sur ses vêtements, ce que portent normalement les politiciens ou autres dignitaires. Dans un anglais laborieux, il nous explique que les gens assis à la table là-bas (tiens, ils portent tous le même uniforme!) sont des membres du Congrès ou du Parlement du Tamil Nadu (je ne sais plus trop). Et que le gros type, dans le milieu, est le « chairman » du Congrès. Wow! Mais voilà qu’ils se lèvent tous et viennent s’asseoir à notre table, sous le regard intrigué des autres Indiens ! Un seul type parle anglais, je crois que c’est le secrétaire du chairman. Extrêmement sympathique, nous faisons connaissance et il nous explique qu’ils sont effectivement des politiciens importants. De la façon dont nous sommes observés par les autres clients, je n’ai pas de misère à le croire. Seulement, ils sont sévèrement éméchés. Ils aiment le Canada, nous sommes tous amis, les Américains sont des salauds, les musulmans ne font que foutre la merde partout, etc. On se fait expliquer qu’eux, en tant que politiciens indiens, suivent les traces de Gandhi et qu’ils sont là pour servir le peuple. Et voilà qu’il se commande un grand verre de whisky pour fêter cette déclaration (je vous rappelle qu’il est à peine passé 13h) ... Le chairman écoute le tout d’un air amusé même s’il ne comprend strictement rien à la conversation. Il nous pose parfois des questions banales par l’entremise de son secrétaire-interprète, du genre combien d’heures de vol ça nous a pris pour arriver ici, ou encore dans quel domaine nous étudions. Petite parenthèse là-dessus, on dirait qu’en Inde et également chez les autres étrangers rencontrés, les sciences politiques sont extrêmement respectées. Pas mal plus que chez nous en tout cas ! Les politiciens nous présentaient à leurs collègues comme les deux diplômés canadiens en sciences politiques, et en insistant là-dessus. Ça fait changement ! Finalement, le secrétaire nous laisse sa carte et nous dit de l’appeler n’importe quand pour avoi droit à une visite des villages de son comté, avec son équipe. Seulement, se souviendra-t-il de nous une fois déssaoulé? Les voilà qui partent tous soudainement en coup de vent. Peut-être avaient-ils une réunion ou un truc du genre. Deux minutes après, un Indien vient nous demander ce qu’on pense des gens avec qui on vient de fraterniser. On sent dans sa voix une espèce de crainte mélangée avec un certain respect. Nous répondons évidemment qu’on les a trouvé super sympathiques et qu’ils sont probablement d’excellents politiciens (on ne commencera pas à chercher le trouble!) ... Le type répond « Yes, yes, great men » pas l’air convaincu du tout, puis s’en va. Tout le monde nous regarde. Nous sommes devenus l’attraction. Finis ton verre Jo, on s’en va d’ici ! Le soir venu, je raconte mon expérience à Jean-François, le propriétaire de la guesthouse. Il semble vraiment impressionné par notre rencontre lorsqu’on lui tend la carte que les politiciens nous ont donné. En revanche, il n’est pas étonné du tout d’apprendre que l’intelligentsia politique du Tamil Nadu virait une brosse un jeudi après-midi. « Pour avoir eu à dealer avec quelques-uns d’entre eux, les politiciens en Inde, malheureusement, c’est ça ... » Malheureusement pour l’Inde, en effet. On ne les rappellera pas ...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3776022265964031982-1458065848506177747?l=shanti2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shanti2008.blogspot.com/feeds/1458065848506177747/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3776022265964031982&amp;postID=1458065848506177747' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/1458065848506177747'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/1458065848506177747'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shanti2008.blogspot.com/2008/01/pondichry.html' title='Pondichéry'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14896246858253939861</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3776022265964031982.post-5479078421839254166</id><published>2008-01-23T06:43:00.000-08:00</published><updated>2008-01-23T06:53:31.739-08:00</updated><title type='text'>Chidambaram</title><content type='html'>Après Tanjore, nous avions prévu nous rendre directement à Pondichéry. Mais les liaison directes étant rares et surtout compliquées, nous avons décidé de faire halte à Chidambaram, petite bourgade entre les deux villes. Nous étions assez fatigués des derniers jours, et la pause d'une demi-journée s'est transformée en une remise sur pied de deux jours. En effet, l'hôtel nous a tellement plu (chambre double, dans le vrai sens du terme; chacun notre pièce) que nous avons décidé d'y rester et de se reposer un peu. Une ville indienne comme tant d'autres, quoiqu'un peu plus relaxe. Devinez quoi! On y trouve également un magnifique temple ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme mentionné précédemment, nous sommes arrivés à Pondichéry. J'en reparlerai en détails un peu plus tard, car nous l'avons à peine effleurée. Dans la vieille ville, sur le bord de la mer (le golfe de Bengale en fait), les rues se nomment Dumas, Boissy, Verne et compagnie. Les gendarmes portent des chapeaux à la Louis de Funès, il y a un lycée français, des écriteaux en français un peu partout. Vous l'aurez deviné, il s'agit d'une ancienne colonie française. Bien que ces derniers soient partis il y a fort longtemps, ça respire encore la France dans la vieille ville. Mais la vraie Pondichéry, au nord du canal, forme l'écrasante majorité de la ville et est 100% indienne, avec son bruit et son activité ininterrompue. C'est d'ailleurs là qu'on loge pour l'instant, car le vieux coin est exagérément hors de prix. On pense rester ici trois ou quatre jours, ce qui fait que je reviendrai sur cette ville une fois que je l'aurai mieux saisie. La première impression : un peu décevant. La ville française est morte, pas très grande, aucune action; tout semble figé. Et nous étions venus un peu pour elle. En revanche, un Pizza Hut a satisfait notre faim cet après-midi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;:)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A+&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3776022265964031982-5479078421839254166?l=shanti2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shanti2008.blogspot.com/feeds/5479078421839254166/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3776022265964031982&amp;postID=5479078421839254166' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/5479078421839254166'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/5479078421839254166'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shanti2008.blogspot.com/2008/01/chidambaram.html' title='Chidambaram'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14896246858253939861</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3776022265964031982.post-5620627954796485925</id><published>2008-01-23T06:20:00.000-08:00</published><updated>2008-01-23T06:42:54.086-08:00</updated><title type='text'>Tanjore II</title><content type='html'>Nous sommes maintenant à Pondichéry, ancien comptoir français non dénué de charme. Mais revenons quelques jours en arrière, avec la fin de notre exploration de l'étonnante Tanjore ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dimanche matin, visite du Marata Palace Museum, le palais du maharaja datant du XVIe siècle. On y trouve principalement des objets historiques ayant servi les souverains sous divers règnes, mais fait intéressant, on l'a également transformé en musée de sculptures représentant -encore une fois- plusieurs divinités hindoues (quoique j'ai aussi aperçu un Bouddha), le tout sous forme de bronze et de granit. C'est comme si les autorités avaient eu peur que les seuls cossins du maharaja soient d'une morne banalité; on y a donc transféré tout cet évantail de personnifications mythologiques, donc certaines datent du Xe siècle. Mais ce que j'ai surtout retenu de ce musée, ce sont ses catacombes. Le guide nous fait descendre un sombre escalier et on se retrouve devant une pièce complètement obscure, de laquelle on ne distingue rien du tout. Interdit d'y entrer, et on comprend très vite pourquoi. L'odeur de vermine et d'urine séchée nous saute aux narines, mais aussi à la gorge. Ensuite, il y a le bruit. Imaginez des milliers de rats et de souris simultanément dans une même pièce, poussant tous ensemble ces petits cris stridents qui leurs sont propres, et on obtient à peu près le résultat. Ça grouille de vie là-dedans. Il aurait fallu me payer quelques millions pour que je fasse un seul pas dans cette pièce. Ensuite, nous sommes montés en haut de la &lt;em&gt;Clock Tower&lt;/em&gt;, qui surplombe le temple ainsi que la ville; magnifique vue en perspective. Rien de particulier à signaler, si ce n'est l'étroitesse exagérée des escaliers (fortement déconseillé aux obèses) et, bien entendu, ces centaines de déjections de rongeurs un peu partout dans la tour. Les gars, un p'tit coup de moppe, ça vous dirait?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soir venu, visite du temple de Brihadishvara. Je n'ai pas vraiment l'habitude de m'étendre sur les visites de temples, si ce n'est que celui-ci m'a inspiré une réflexion, de laquelle est née une fascination envers tout ce qui se déroulait sous mes yeux. L'atmosphère était moins exaltée et fanatique qu'à Tiruparankudram, mais tout aussi pieuse et solonnelle; on ne peut qu'avoir un immense respect -et, avouons-le, un peu d'envie- face à une telle foi. Ça doit par moments représenter une solide béquille pour supporter l'insupportable. En discutant de ça avec Jonathan autour d'une bonne Kingfisher par après, on s'est dit que c'était pratiquement un miracle qu'une telle religion polythéiste ait réussi à frayer son chemin et à persister jusqu'à notre époque, le tout avec une ferveur semblant plus forte que jamais. Dans n'importe quel autre pays, tous ces temples seraient relégués au rang de vestiges, et on visiterait ces artéfacts comme on visite un musée. Mais ici, les scènes se déroulent sous nos yeux exactement comme elles se déroulaient il y a quelques milliers d'années. Assister à tout ce cérémonial, c'est carrément une sensation de voyager dans le temps. C'est un peu comme si les Égyptiens vénéraient encore Osiris et Amon-Rê. Alors qu'aujourd'hui, tout ce qu'il reste des religions polythéistes nous est présenté sous forme de ruines, l'hindouisme persiste, avec une quasi-arrogance, à maintenir son joug sur ces centaines de millions d'Indiens qui respectent ses règles scrupuleusement. C'est également de voir la nouvelle génération, téléphone portable à la main. Ils s'inclinent devant les dieux exactement comme leurs grands-parents, ce qui fait réaliser que les Indiens ne transformeront pas leurs temples en musées de sitôt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour terminer cette interminable parenthèse religieuse, un petit mot sur Ganesh, ce dieu à tête d'éléphant. Son histoire est plutôt amusante. Fils de Shiva et Parvati, extrêmement vénéré par les hindous. Il représente notamment la chance (son avatar est présent dans presque tous les bus, taxis, rickshaws et autres). Shiva, au tempérament plutôt bouillant, rentre d'un voyage de plusieurs années. À son retour, il retrouve Parvati en compagnie d'un jeune homme, ce qui le met dans tous ses états. N'étant pas du genre à s'encombrer de formalités, il coupe la tête du jeune Adonis sur-le-champ, pour réaliser par après que ce n'était que son propre fils qui avait grandi pendant son absence. Pour réparer son erreur, Shiva le maladroit prend la route et l'initiative de trouver une nouvelle tête pour son p'tit gars, soit celle du premier être vivant qu'il croisera. Et ce fut un éléphant, tout bonnement ...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3776022265964031982-5620627954796485925?l=shanti2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shanti2008.blogspot.com/feeds/5620627954796485925/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3776022265964031982&amp;postID=5620627954796485925' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/5620627954796485925'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/5620627954796485925'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shanti2008.blogspot.com/2008/01/tanjore-ii.html' title='Tanjore II'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14896246858253939861</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3776022265964031982.post-1294006422049591799</id><published>2008-01-20T00:21:00.001-08:00</published><updated>2008-01-20T01:00:16.049-08:00</updated><title type='text'>Trichy - Tanjore</title><content type='html'>Nous sommes partis (enfin) de Madurai samedi matin, ville qui nous aura laissé une impression plutôt ordinaire. Notre objectif au Tamil Nadu est de rejoindre Auroville et Pondichéry avant de s'attaquer à Bangalore et au Karnataka. Mais rejoindre Pondy en une seule étape, ce serait exagérément long. Nous avons donc ciblé les villes de Trichy et Tanjore pour faire des haltes de deux à trois journées dans chacune d'elles. D'ailleurs, on commence à trouver que les choses se déroulent vite, très vite même. Il est vrai que nous disposons de plusieurs mois devant nous, mais nous sommes incapables de rester plus de deux jours dans une même ville. Une fois les principaux monuments visités et les principales artères arpentées, c'est plus fort que nous; nous avons la bougeotte et nous levons l'ancre. On peut estimer qu'à ce rythme, nous n'aurons probablement pas besoin de renouveller le visa indien après le 31 mai. Dépendamment du budget dont nous disposerons rendus là, nous nous attaquerons fort probablement à un autre pays (ce ne sont pas les idées qui manquent!) ou encore nous rentrerons sagement à la maison. Mais ça me semble un peu tôt. Rentrer quelque chose comme début août, alors que l'été bat encore son plein au Québec, ça me semblerait bien. De toute façon, le périple en est encore à ses balbutiements, et si je pense déjà au retour, c'est purement technique et c'est dû à mon éternel état d'esprit angoissé qui cherche toujours à tout planifier. Nous sommes encore très loin du coup de blues et pour l'instant, on s'amuse encore comme des petits fous!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Revenons donc à nos moutons. Départ de Madurai, direction Trichy. En plein trajet, nous apprenons que nous nous sommes trompés de circuit et que notre bus ne fait pas de liaison directe entre les deux villes. Jonathan étant assis complètement à l'avant du bus et moi complètement à l'arrière (les deux seules places restantes à l'embarquement), je le vois soudainement me faire un grand signe alors que nous nous arrêtons à un petit village. Ça y est, c'est sans doute le moment de débarquer! Nous sortons en catastrophe et sautons à bord d'un autre bus déjà en marche sur lequel est vaguement indiqué Trichy. Wow! On s'en vient vraiment les pros du bus! Jo m'apprendra plus tard qu'un bon samaritain assis en avant avec lui s'est occupé de lui expliquer toute la marche à suivre pour réparer notre erreur et finalement gagner Trichy.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parlant de cette chère Trichy, nous y arrivons donc. Équipés de nos gros sacs qui semblent s'alourdir de jour en jour, nous sillonnons la ville à la recherche d'un hôtel. D'habitude, il s'agit d'une simple formalité. Bien entendu, il nous arrive parfois de nous faire dire que c'est complet, mais après avoir essayé un ou deux gîtes, on finit généralement par y arriver. Mais cette fois-ci, après le troisième hôtel qui se dit complet, nous commencons à constater la gravité de la situation. Un jeune couple d'Anglais, dont le type semble un peu désespéré, nous le confirmera : il n'y a plus une chambre de disponible dans Trichy. Un gros mariage a lieu en ville cette fin de semaine et l'heureux couple attend plus de mille invités. Bon... Nos Anglais nous racontent qu'ils arrivent de Pondichéry et qu'ils continueront donc directement vers le Kerala. Tiens donc... C'est ce qu'on appelle littéralement deux routes qui se croisent. Après les salutations d'usage, on se souhaite bonne chance et chaque duo emprunte sa propre direction. Quelques secondes plus tard, un jeune garçon d'environ huit ans nous aborde avec sa mère, et nous demande si nous avons des pièces de monnaie de notre pays, car il en fait la collection. Bah ouais, pourquoi pas ! Un castor et un caribou plus tard, il nous raconte qu'il est un apprenti-yogi et qu'il prend part à des compétitions nationales, faisant des postures de yoga que très peu savent faire. Ouais, bon. Mais il nous sort un album de photos le montrant dans toutes sortes de positions contorsionnées; c'est bel et bien lui et c'est plutôt impressionant. Flexible le ti-gars !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon c'est pas tout, faudrait pas oublier que nous sommes pognés ici, pas d'hôtel, qu'il fait un bon 35 degrés, qu'on a nos gros sacs et qu'on a rien mangé de la journée. Manger! Voilà une riche idée. On fera le point autour d'un bon dosaï, au resto de cet énième hôtel qui vient de nous revirer de bord. On prend donc congé du ti-gars et c'est ce qu'on fait. Nous en venons assez vite à la conclusion qu'un seul choix s'impose : regagner la gare de bus et filer à Tanjore (Tanjavur pour les intimes). Grrr... On vient de se taper 3h30 de bus, je ne suis pas super enthousiaste à l'idée, mais soyons réalistes : c'est ça ou dormir dans la rue. Au revoir Trichy! Ce fut bref mais intense.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après un trajet sans histoire jusqu'à Tanjore, cette dernière nous réserve quelques agréables surprises : non seulement le premier hôtel que nous essayons nous accueille sans problème, mais c'est le moins cher depuis le début du voyage, avec en prime les lits les plus douillets et confortables qu'il nous ait été donné de tester en Inde. De plus, c'est très très propre. Un petit lézard nous tient même compagnie. En espérant qu'il fasse son boulot et chasse bien les moustiques, car certaines nuits sont pénibles de ce point de vue. Mais ou est donc l'arnaque dans cet hôtel? Aucune idée, mais certains hôteliers devraient s'en inspirer. L'ambiance à Tanjore s'annonce donc plutôt agréable...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La bouffe est toujours aussi mangeable, même si je commence parfois à trouver que du riz et des sauces, ça peut manquer un peu de consistance. Je vais vous confier un secret, si vous promettez de ne le répéter à personne : le premier McDo qu'on croise à Bangalore risque de passer un sal quart d'heure ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Muthu est partout. Il s'agit de la figue emblématique du cinéma du Tamil Nadu, communément appelé Kollywood (en opposition à Bollywood, située à Bombay). Cet acteur fait carrément office de demi-dieu ici, un peu comme Sébastien de Loft Story au Québec, mais en un peu moins hot (euhh....) Dans les villes tamoules, il figure sur énormément de panneaux publicitaires. J'ai eu la chance de le découvrir à Montréal avant le départ en louant quelques-uns de ses films, et croyez-moi, don't fuck with that guy! ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A+ !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3776022265964031982-1294006422049591799?l=shanti2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shanti2008.blogspot.com/feeds/1294006422049591799/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3776022265964031982&amp;postID=1294006422049591799' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/1294006422049591799'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/1294006422049591799'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shanti2008.blogspot.com/2008/01/trichy-tanjore.html' title='Trichy - Tanjore'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14896246858253939861</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3776022265964031982.post-811219844613446483</id><published>2008-01-20T00:15:00.000-08:00</published><updated>2008-01-20T00:21:01.822-08:00</updated><title type='text'>Finalement ...</title><content type='html'>Oui j'écris pas mal ! Beaucoup plus que prévu, même. Mais en toute honnêteté, je comprends maintenant beaucoup mieux ceux qui tiennent de tels journaux de bord en voyage et qui les alimentent régulièrement. Premièrement, ça me permet de garder un certain contact avec la réalité lors d'une expérience si déroutante. Ensuite, en bon égoïste que je suis, je le fais également beaucoup pour moi. Nous vivons tellement d'émotions, de rencontres et d'anecdotes quotidiennement que le fait de les transmettre par écrit alors que c'est encore frais dans ma mémoire, c'est une garantie contre l'oubli, et quelque chose que je relirai sans doute avec grand plaisir un jour. C'est en quelque sorte un journal intime auquel je vous donne accès, bande de chanceux. Mais blague à part, le fait d'écrire fréquemment permet d'être davantage en état d'alerte intellectuel et de conserver une vivacité d'esprit -du moins je l'espère- qui autrement serait si facile d'abandonner ou de laisser aller dans un pays comme l'Inde. Voilà! :)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3776022265964031982-811219844613446483?l=shanti2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shanti2008.blogspot.com/feeds/811219844613446483/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3776022265964031982&amp;postID=811219844613446483' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/811219844613446483'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/811219844613446483'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shanti2008.blogspot.com/2008/01/finalement.html' title='Finalement ...'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14896246858253939861</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3776022265964031982.post-2614173321205665583</id><published>2008-01-17T22:37:00.000-08:00</published><updated>2008-01-18T04:47:23.234-08:00</updated><title type='text'>Madurai</title><content type='html'>C'est ici que la vraie partie de plaisir commence. Car on se l'avouera, nous l'avons eu tout de même facile au Kerala; absolument aucun incident désagréable à signaler. Peut-être avons-nous lancé dix fois la pièce de monnaie par terre et que nous avons obtenu le côté pile neuf fois, qui sait. Toujours est-il que Madurai et le Tamil Nadu, c'est différent, très différent même. Beaucoup moins de gens parlent l'anglais, et on sent que l'habitude de côtoyer des touristes est moins présente que chez la province voisine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le trajet de bus de nuit qui partait de Cochin fut assez pénible et interminable. Par contre, ô comble de joie, nous n'avons tué personne cette fois-ci. Nous nous sommes pris un bus dit ''Deluxe'', avec une télé et des sièges confortables, pour faire changement. Un peu le genre de car qu'on retrouve dans le Disneyland touristique qu'est la Thaïlande. Je ne sais pas si les Indiens sont sourds, mais le volume lors du film était vraiment fort et agressant. Absolument impossible de fermer l'oeil, mais bizarrement, personne ne semblait en faire de cas. Pour vous donner une idée, le volume de mon lecteur MP3 était pratiquement dans le tapis, mais rien à faire, tout ce que j'entendais étaient les chants aigus et difficilement supportables de la jeune fille en vedette dans cet -hmm hmm- excellent film. Souvent en Inde, alors qu'on pense que tout est réglo et qu'il n'y a pas de problèmes, c'est là que, comme par magie, les troubles surviennent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un peu avant le départ, le contrôleur circule dans l'allée et vend ses billets (ça fonctionne comme ça). Jonathan prenant l'air dehors, je réponds que je veux deux billets pour Madurai. Il me demande un prix beaucoup plus élevé que prévu, mais en argent canadien, le décalage n'est pas si mal. Il est tard, je suis fatigué et je n'ai pas envie de m'obstiner. Je paye, il me remet six billets, trois chacun, et continue sa tournée. J'aime bien le bus, tout est si simple comparé au train (j'y reviendrai). C'était sans compter sur le surprenant contrôleur. Une fois partis de Cochin, il refait une tournée pour ramasser les billets -quel système, tout de même-. Rendu à moi et Jo, il regarde nos billets, et nous fait signe que ça ne fonctionne pas. Pardon? Mais c'est toi qui me les a vendus il y a à peine dix minutes!! Le type ne parle pas anglais, évidemment. Je crois comprendre quelque chose comme "Two dollars". Le bougre, alors que je suis convaincu qu'il nous a déjà fait payer au moins le double du prix, voilà maintenant qu'il essaie de nous extorquer de l'argent. Dans ce genre de situation, j'ai trouvé une bonne tactique. "Scuse me sir, I don't understand anything". Il lève les bras en l'air, et s'en va, laissant tomber. Je dis à Jonathan qu'on n'a certainement pas fini de se faire enquiquiner par cet abruti. Bizarrement, il nous foutera la sainte paix jusqu'à Madurai. Décidément... Ce genre de type sera un peu à l'image de ce qu'on trouvera à Madurai, très jolie ville avec un temple sublime, mais peuplée de requins, pour qui nous ne sommes que des distributeurs automatiques sur deux pattes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous arrivons en ville alors que le festival du Pongal bat son plein. Je n'ai jamais vraiment réussi à savoir ce que c'était, à part le fait qu'on relâche des taureaux dans la foule dans un village près d'ici (un peu comme en Espagne) et qu'hier, il y a eu plus de 120 blessés. On décide de passer notre tour. Ce festival fait en sorte qu'il fut assez difficile de trouver un hôtel, mais on a fini par y arriver. Une chose est certaine : personne ne nous fera de cadeaux ici. Dans les différents guides, on y indique que tout est deux fois plus cher qu'ailleurs, et on le constate dès notre premier trajet de rickshaw, qui nous revient à 80 Rps alors que le même à Cochin en aurait coûté 30, gros max. Faut dire que malgre tout, on s'en vient tout de même pas mal pour négocier! Vous auriez dû voir le chauffeur de rickshaw nous courir après quand on a tourné les talons et refusé son offre ridicule. "Come on, we know the prices". Avec nos teints basanés et notre attitude relax (plus qu'au début en tout cas), ça doit commencer à paraître que nous ne sommes plus fraîchement débarqués. Même si ça ne nous empêche pas de nous faire encore avoir à l'occasion, mais bon, quiconque a déjà voyagé en Inde vous dira que ça fait un peu parti du jeu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soir, nous décidons d'aller visiter le temple de Tiruparankundram, à 8 km au sud de la ville, qu'on dit magnifique car sculpté dans le roc. Encore une fois, nous payons un bon prix pour accéder au temple, et on suit naïvement le type qui se prétend notre guide et qui parle un anglais laborieux, dont on ne comprend absolument rien de ses explications. Il nous demande chacun 100 Rps à la fin de la visite! Moi qui pensait que ses services étaient inclus. C'était bien entendu notre erreur; il faut toujours tout mettre au clair ici. Et négocier une fois le service offert, ça ne se fait juste pas. Notre pseudo-guide le savait trop bien. Il nous a au moins aidé à obtenir notre permis pour prendre des photos du temple (dont son sublime éléphant) qui nous a été fort utile: alors que je prenais une photo d'une magnifique sculpture, un agent s'approche de moi en hurlant, me disant qu'on doit se munir d'un permis pour prendre des photos. On lui tend nos permis; il a eu l'air tellement déçu. Des roupies en moins pour lui. Bref, voyez un peu l'ambiance ici. Mais au moins nous avons eu droit à tout le cérémonial : purification dans l'eau sacrée (en ai-je vraiment besoin?;)), chants et cris des pellerins en transe (vraiment impressionnant, voire même épeurant) et nous avons défilé devant des prêtres qui nous ont gratifié des fameux points rouges et blancs sur le front. Nous voilà donc maintenant des adorateurs de Ganesh et Sheeva (wow, mes deux préférés en plus! ^_^)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais Madurai, malgré ses nombreuses tares, ressemble davantage à l'image que je me faisais de l'Inde. Ici, des vaches dans la rue, il y en a plus que le client en demande. Pour le festival de Pongal, elles et leurs collègues chèvres sont peinturées de couleurs vives. Assez spécial! Et on vit aussi de très beaux moments ici. Alors qu'on se promène dans une ruelle encombrée de bovins, une gang d'enfants joue au cricket, à même le bithume. Ils nous invitent à nous joindre à eux! Le petit Sanji nous explique les règles élémentaires du jeu, que je finis enfin par comprendre après toutes ces années. Comme nous étions un peu bousculés, on leur a promis de repasser demain à la même heure. Donc, le bilan est mitigé pour Madurai, qui demeure une ville magnifique. Le festival actuel n'aide sans doute en rien à la surrenchère, dont les Indiens sont aussi victimes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À part ça, j'ai découvert les joies des tailleurs. Ici, tous les hommes portent la chemise, et on comprend pourquoi; leur mince tissu permet d'endurer davantage la chaleur infernale. Je vais prendre livraison d'une autre chemise taillée sur mesure pour moi tout à l'heure, et croyez-le ou non, j'ai obtenu un excellent prix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'avais dit plus haut que je vous parlerais de l'enfer des trains et de leurs processus de réservation, mais j'y reviendrai une autre fois. Assez écrit pour aujourd'hui, et je meurs de faim. Au programme ce soir : visite d'un des plus grands temples de l'Inde, situé tout juste à côté de notre hôtel. Magnifique et assez long à visiter, paraît-il. Si on regarde sur une carte de Madurai, il fait carrément office de ville dans la ville, un peu comme la cité interdite à Beijing (proportionnellement, bien entendu).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On s'en reparle.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3776022265964031982-2614173321205665583?l=shanti2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shanti2008.blogspot.com/feeds/2614173321205665583/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3776022265964031982&amp;postID=2614173321205665583' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/2614173321205665583'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/2614173321205665583'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shanti2008.blogspot.com/2008/01/madurai.html' title='Madurai'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14896246858253939861</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3776022265964031982.post-5202249277326537884</id><published>2008-01-17T21:26:00.000-08:00</published><updated>2008-01-17T21:41:04.763-08:00</updated><title type='text'>Cochin (suite et fin)</title><content type='html'>Nous avons eu l'immense honneur d'assister à un concert de sithar au Kashi Art Cafe à Cochin, deux jours avant notre départ pour Madurai. Il s'agissait du grand Pandit Ajit Singh, plutôt connu au Kerala, même s'il vit désormais en France. Ça nous a coûté 500 Rps pour deux, ce qui est une assez bonne somme ici, mais le jeu en valait vraiment la chandelle. Nous sommes ressortis de là tout zens, un peu comme après un massage. Lui et son percusionniste nous surprenaient au détour de chaque note; j'ai toujours bien aimé cet instrument, mais après avoir assisté à une telle performance, je l'ai maintenant adopté. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain, nous sommes allés nous ballader dans le secteur nommé Mattancherry, qui comprend entre autres le Jew Town ainsi que le Dutch Palace, qui témoigne de l'époque où les Hollandais étaient présents à Cochin. Un espèce d'hybride entre la culture hollandaise (architecture) et kéralaise (fresques et oeuvres d'art). Krishna était pas mal présent sur les murs, et on a pu assister à des scènes de débauche le mettant en vedette, et où il semblait vraiment savoir quoi faire de ses multiples mains... Sinon, nous avons bien apprécié ces quelques jours à Cochin, où on en trouve pour tous les goûts (de l'agitation indienne au calme des quartiers de pêcheurs) sur une assez petite superficie. Bien que très touristique, c'est le genre de ville que je recommenderais à quiconque veut découvrir l'Inde en amortissant le choc. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai appris un truc amusant en jasant avec Marina, une jeune Française bien sympathique, à l'hôtel Santa Cruz où nous logions. Bollywood cherche souvent des figurants occidentaux pour participer à une ou des scènes de ses nombreux films (plus de 900 sont tournés chaque année). Si on repasse par Bombay, ça pourrait être une expérience fort sympathique!  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On décide finalement de passer de Cochin à Madurai en bus de nuit.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3776022265964031982-5202249277326537884?l=shanti2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shanti2008.blogspot.com/feeds/5202249277326537884/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3776022265964031982&amp;postID=5202249277326537884' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/5202249277326537884'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/5202249277326537884'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shanti2008.blogspot.com/2008/01/cochin-suite-et-fin.html' title='Cochin (suite et fin)'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14896246858253939861</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3776022265964031982.post-2638085187460917586</id><published>2008-01-14T00:43:00.000-08:00</published><updated>2008-01-14T01:35:03.473-08:00</updated><title type='text'>Ernakulam - Cochin</title><content type='html'>Nous quittons Allepey le 13 au matin pour rejoindre Ernakulam, grande ville moderne avec ses édifices en verre, située tout juste de l'autre côté de la vieille ville de Fort Cochin. Nous prenons un bus bondé, dans lequel nous resterons debouts durant les 90 minutes que dureront le trajet. Jusque là, rien d'anormal. Le drame se produit alors qu'il ne reste que quelques kilomètres à gruger avant d'atteindre Ernakulam. Comme d'habitude, le chauffeur conduit en fou. Nous traversons un pont très peu large, sur lequel tenter un dépassement serait hasardeux, puisqu'il n'y a qu'une voie dans chaque direction. Évidemment, le chauffeur entreprend un dépassement, même s'il y a une dizaine de motos et autres véhicules dans la voie inverse. Je retiens mon souffle, en me disant qu'il a l'habitude; ses cheveux grisonnants me font penser qu'il en a vu bien d'autres. Et pourtant... On entend un bruit d'impact; tous les passagers se lèvent pour voir ce qui est arrivé, et on voit un type gisant sur l'asphalte, à côté de sa moto qui semble être une perte totale. Le chauffeur s'arrête tout juste après le pont, après avoir été dépassé par deux motos qui l'ont joyeusement insulté. Il va sur les lieux de l'accident à pied, et nous laisse (passagers et contrôleur) sous un soleil de plomb, en bordure de la route. On ne le reverra jamais. Un peu tout le monde se demande ce qu'il est advenu du pauvre type, mais ça aussi on ne le saura jamais. Probablement mort. Le prochain bus nous ramassera dans 30 minutes pour finir le trajet, nous annonce le contrôleur. Inutile de dire que l'ambiance n'était pas à la fête. À voir comment ils conduisent, ce genre de scène doit se produire plusieurs fois par jour en Inde; mais le vivre, c'est autre chose. Ça donne envie de ''switcher'' pour le train, ce qu'on prévoit faire tôt ou tard de toute façon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tout cas. Ernakulam me plaît dès le départ. J'ai toujours aimé les grandes villes, et c'est la plus grosse agglomération qu'on a vu depuis notre arrivée au pays. Par contre, qui dit grande ville (je spécifie que le terme ''grande'' est très relatif puisqu'on est en Inde) dit plus de mendiants et de sans-abris. Des gens qui dorment par terre, des lèpreux et autres éclopés qui quêtent, on commence à en voir. Le guide du Routard donne de judicieux conseils en ce qui concerne les mendiants. Vaut mieux éviter de donner aux enfants; de un, il est presque impossible que l'argent leur revienne à eux -un genre de pimp surveille le tout du coin de la rue-, de deux, ça ne les encourage certainement pas à tenter d'améliorer leur sort autrement que par la mendicité. Ils conseillent plutôt de donner à ceux qui n'auront jamais d'autres choix, comme les vieillards sans-abris, les veuves, les décrissés de la vie. C'est ce qu'on fait, mais avec parcimonie, bien évidemment. Parce que de toute façon, s'il fallait donner à tous ceux qui nous tendent la main, je serais mieux de commencer tout de suite à me magasiner un billet de retour pour Montréal. Dans un tout autre ordre d'idées, le CPI -parti marxiste au pouvoir au Kerala- doit être en plein congrès ou quelque chose comme ça, car nous avons aperçu plusieurs véhicules du parti munis de haut-parleurs et scandant des slogans propagandistes dans les rues d'Ernakulam.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce matin, nous avons pris le ferry pour traverser à Fort Cochin. Normalement, quand on débarque d'un train ou d'un bus, on fait quelques pas dans la ville avant de se prendre un rickshaw; sauter sur la première offre venue, c'est pratiquement l'arnaque assurée. On préfère que ce soit nous qui choisissions notre chauffeur que l'inverse. Pourtant, un dénommé Baboo nous aborde en français, et il nous met tout de suite en confiance. Il nous conduit à l'hôtel voulu, et nous propose d'attendre dehors : si jamais c'est complet, il pourra nous aider à en trouver un autre. Tiens, c'est gentil ça! Ce n'est pas complet, par contre pas de chambre disponible avant midi, et il est 10h30. Baboo nous offre un petit tour de ville d'une heure pour 50 roupies, le temps que la chambre se libère. Excellente idée! Il démarre en criant ''C'est parti mon kiki!'' Ce qui frappe avant tout, c'est la tranquilité ambiante de Fort Cochin, par rapprt à sa soeur agitée qu'est Ernakulam. On socialise un peu avec notre nouvel ami, et je me réjouis enfin de trouver un Indien qui sait prononcer mon nom. C'est alors qu'il nous fait une offre. "Les gars, comme vous le savez, nous les chauffeurs de rickshaws touchons des commissions si on amène des clients dans des magasins ou des hôtels". On le savait, mais ils ne le disent jamais. Son honnêteté m'épate. Il poursuit. " Je vous propose de vous ammener dans trois magasins, restez cinq minutes, faites semblant de regarder, mais n'achetez rien, c'est vraiment trop cher. Je recevrai 50 roupies par magasin et bien entendu votre tour de ville sera totalement gratuit. On appelle ça un deal?'' You bet! Tout le monde est content, même si les tournées de magasin ne furent pas de tout repos. C'était parfois difficile d'en sortir, mais bon, fallait bien occuper la matinée, et Fort Cochin, on en fait vite le tour. Nous nous sommes ensuite arrêtés au marché des pêcheurs pour boire un thé et pour regarder la marchandise. Ça semblait bien frais. :) Fort Cochin est la ville ou est mort l'explorateur Vasco de Gama, et on peut aller observer sa tombe à deux pas de notre hôtel, dans une église qui fut la première de confession chrétienne à être érigée en Inde. Un peu plus loin, on y trouve également la première synagogue à avoir été bâtie sur le sol indien. Décidément, ça respire l'histoire ici ... Fort Cochin sera notre dernière étape kéralaise. J'ignore combien de jours nous resterons ici, mais on file dans le Tamil Nadu par après, plus précisément à Madurai.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sinon, un petit pêle-mêle de choses à dire sur l'Inde et les Indiens.&lt;br /&gt;- L'Indien, quand il veut soit vous saluer, vous remercier, ou vous faire part de son approbation, hochera la tête de gauche à droite, un peu comme une figurine bubblehead. Le premier à m'avoir fait ça était un militaire à l'aéroport de Bombay, et je me demandais ce que ça signifiait. Je me le demande encore un peu. Mais bon, ils passent leur temps à se le faire entre eux. Peut-être qu'un jour, je comprendrai ce que ça signifie EXACTEMENT.&lt;br /&gt;- Même si l'homosexualité est un sujet hyper tabou ici, les hommes Indiens se manifestent entre eux des signes d'amitié difficilement imaginables en Occident. Il n'est vraiment pas rare de voir deux hommes se tenir par la main. Sur une plage de Kovalam, j'ai vu un homme qui avait la tête couchée sur les genoux de son ami, qui lui jouait dans les cheveux. Un peu après, ils sont allés rejoindre leurs femmes. Déroutant ...&lt;br /&gt;- Les restaurants sont très souvent séparés en deux : la pièce principale, ou mangent les hommes, et la salle baptisée ''Women and families''. De même que dans les files d'attente dans les billeteries, les hommes et les femmes font la file séparément.&lt;br /&gt;- Dans les salles de bain, le pommeau de douche est directement à côté du lavabo. Pas de rideau, pas de démarcation, rien. Un drain par terre suffit à évacuer l'eau. Bien entendu, un bonne paire de tongs (gougounes) est indispensable pour s'éviter quelques grimaces au moment de la douche.&lt;br /&gt;- J'avais peur que ma carte de guichet ne fonctionne pas ici. Erreur, elle fonctionne partout. Simplement vérifier les mentions Cirrus et Maestro à côté du sigle ATM et le tour est joué.&lt;br /&gt;- Mon coup de coeur culinaire jusqu'à maintenant : le poulet biryani. Deux morceaux de poulet ensevelis sous du riz pilaf, dans lequel est également dissimulé un oeuf cuit dur. Manger ça le midi avant une longue marche sous le soleil, c'est l'énergie assurée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà. Maintenant vous savez tout.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3776022265964031982-2638085187460917586?l=shanti2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shanti2008.blogspot.com/feeds/2638085187460917586/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3776022265964031982&amp;postID=2638085187460917586' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/2638085187460917586'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/2638085187460917586'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shanti2008.blogspot.com/2008/01/ernakulam-cochin.html' title='Ernakulam - Cochin'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14896246858253939861</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3776022265964031982.post-5481364310256994602</id><published>2008-01-12T00:23:00.001-08:00</published><updated>2008-01-12T01:25:01.476-08:00</updated><title type='text'>Quilon - Allepey</title><content type='html'>Nous avons quitté Kovalam beach il y a environ trois jours (un peu de difficulté avec la notion du temps ici). Nous avions hâte de terminer cettte parenthèse qui nous a fait du bien mais qui, on se l'avouera, ne respirait pas particulièrement l'authenticité indienne. Tôt le matin, on cherche l'arrêt de bus pour se rendre à Quilon en marchant sur le bord de la plage avec nos gros sacs à dos, quand l'inexplicable se produit. Un chien mignon comme tout commence à nous coller, puis se met à nous suivre, pour finalement nous devancer. Il se retourne de temps en temps, pour voir si on suit toujours. Rendus sur la route goudronnée, le chien se couche tout à coup sous une pancarte ou il est indiqué ''Bus stop'' et nous regarde droit dans les yeux. On hallucinait. Je lui ai demandé à la blague combien de roupies il nous chargeait pour ça, mais il s'est enfui sans demander son reste. Bizarre, bizarre ... ! Dans ce pays, vaut parfois mieux ne pas chercher à comprendre ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement, on a décidé que c'était plus simple de prendre un rickshaw (merci quand même le chien) pour retourner à Thiruvananthapuram ou les départs sont beaucoup plus fréquents, pour attraper sur place un bus pour Quilon. Quelle aventure ! Évidemment, les deux seuls non-Indiens à bord, chauffeur qui conduit en maudit malade (je veux bien croire qu'ils cherchent à se sortir au plus vite du cycle des réincarnations, mais faudrait songer à ne pas trop exagérer). On est arrivés sains et saufs à Quilon, petite ville de 300 000 habitants très animée mais ou il n'y a strictement rien à voir. Aucun monument, ni temple qui se démarque particulièrement. C'était avant tout un point de départ pour rejoindre Allepey par les backwaters. Fin d'après-midi, on se boit une petite Heineken bien méritée sur le toit de l'hôtel en se demandant quoi faire d'ici le souper (on venait de parcourir deux fois l'ensemble des grandes artères de la ville) quand on entend une voiture sur laquelle est hissé un haut-parleur qui hurle des ordres en malayalam. Après quelques minutes, intrigué, je vais demander au tenancier de l'hôtel de quoi il s'agit. Il me répond, tout content, que c'est le défilé annuel de tous les élèves et étudiants de la ville, événement qui inaugure un festival d'arts. Il nous dit qu'on ne doit absolument pas manquer ça et que je dois retourner à ma chambre prendre mon appareil photo. On descend dans la rue et effectivement, celle-ci est bloquée à la circulation (enfin un petit break) et une foule se masse des deux côtés de la rue. Ce fut tout un spectacle ! Pour prendre des photos, j'en ai pris ! Défilé haut en couleurs mettant en vedette les différentes écoles de Quilon qui rivalisaient d'imagination pour nous concocter des costumes et des mises en scène assez incroyables. On passait du défilé militaire aux déguisements de Gandhi, en passant par Michael Jackson et le père Noël, sans oublier évidemment de nombreuses personnifications des mythologies hindoues, chrétiennes et musulmanes. Un char allégorique représentait fièrement un missile atomique peinturé aux couleurs du drapeau indien, ce qui nous a fait prendre conscience d'un certain patriotisme indien qu'on n'avait pas vraiment eu la chance de percevoir jusqu'à maintenant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parfois, les rôles s'inversaient et donnaient lieu à des situations invraisemblables comme je les adore. Les plus jeunes écoliers (ceux du primaire) qui défilaient, très surpris de voir des non-Indiens s'intéresser et assister à cet événement, nous envoyaient la main en nous demandant nos noms et en nous arrosant de ''Nice to meet you'' et autres salamalecs du genre. Bref, pour certains de ces enfants, c'était nous le show, et non la spectaculaire parade dont ils faisaient parti et qui se déroulait sous nos yeux. On pensait s'ennuyer durant cette brève étape à Quilon, mais la ville s'est occupée de nous divertir un peu ! Hallucinant le nombre d'écoles et d'enfants dans cette ville, on comprend un peu mieux pourquoi ce pays sera le plus peuplé de la Terre en 2030. Sinon, notre hôtel était plutôt rudimentaire à Quilon, mais non dépourvu d'exotisme. Juste à côté d'une mosquée, dont le premier appel à la prière qui a surgi des minarets nous a pris par surprise. En revanche, on aurait bien pu se passer de l'exotisme de la prière de 5h du matin. Des jeunes Indiennes pratiquaient des chants et ce qui semblait être une pièce de théâtre tout juste à côté de notre fenêtre, dès 6h30 du matin. Bref, vous aurez compris que c'était un tantinet mouvementé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sinon, nous sommes arrivés à Allepey hier soir, après un trajet de bateau de 8h ponctué de paysages à couper le souffle des backwaters, ainsi que de rencontres sympas. Allepey est une petite ville charmante, bordée de canaux; on lui donne même le surnom de Venise du sud de l'Inde. Ouin, mettons ... Nous sommes atteris dans un hôtel très luxueux pour 500 roupies, de loin le plus propre qu'on ait connu depuis notre arrivée ici. Mais nous ne sommes pas venus ici pour vivre dans le luxe. Ce matin, on a changé d'hôtel pour un autre qui nous revient à la moitié du prix, pas mal plus glauque et décrissé. Yeah! Ça c'est l'Inde... Nous revenons de visiter un temple hindou absolument époustouflant (Kidahgam Parambu), bâti au XIIème siècle et orné de statues magnifiques représentant des scènes un peu moins magnifiques; la plupart des mythologies s'étant écrites dans le sang.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sinon, moi et Jo divergeons un peu d'opinion sur les prochaines étapes à suivre. On s'est entendus pour direction Cochin demain, puis le Tamil Nadu (Rameswaram, Tanjor, Trichy) mais je suis attiré par Bangalore et le Karnataka ensuite, alors que lui vise plutôt l'Orissa. Aucun problème, on avait prévu que ça arriverait. On se séparera sans doute une ou deux semaines, pour se retrouver plus au nord, peut-être à Hampi. Maintenant que l'introduction au pays (du moins le sud) est complétée, on n'a aucune crainte à faire des petits bouts de chemin en solitaire, et c'est d'ailleurs ce que la plupart des voyageurs que nous croisons font. Ça risque de favoriser les rencontres avec les Indiens et les situations délicates dont il faut se démerder seul, comme je les aime. Je vous tiens au courant dans les prochains jours, sans doute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A+!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;P.S. Contrairement à mes appréhensions, l'estomac tient le coup à 100%, même si on ne mange pas tout à fait dans des 5 étoiles. La bouffe est excellente et généreuse jusqu'à maintenant. Miam miam! Ça donne faim ça ...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3776022265964031982-5481364310256994602?l=shanti2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shanti2008.blogspot.com/feeds/5481364310256994602/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3776022265964031982&amp;postID=5481364310256994602' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/5481364310256994602'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/5481364310256994602'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shanti2008.blogspot.com/2008/01/quilon-allepey.html' title='Quilon - Allepey'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14896246858253939861</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3776022265964031982.post-1169884065302630660</id><published>2008-01-12T00:16:00.000-08:00</published><updated>2008-01-12T00:22:56.241-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='qu'/><title type='text'>Photos</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;Namaskaram! J'ai un petit problème avec mes photos, si bien que ça risque de prendre quelques temps avant que je puisse vous les montrer. Premier problème : les transférer sur les ordis d'ici. Hier il a fallu que je m'arrange avec le boss du cybercafé pour qu'il les upload sur son ordi à lui, pour après les transférer sur le poste que j'utilise, pour cause d'incompatibilité de ma prise USB ou un truc du genre. Jusque là ça va. Mais les uploader sur des sites comme Flickr ou Facebook, c'est la galère totale. Ça prend quelque chose comme 4 minutes à chaque batch de 5 photos. Et j'en ai plus de 150 jusqu'à maintenant. De deux choses l'une. Soit que je m'achèterai des nouvelles cartes mémoires de temps en temps et que les photos ne seront disponibles qu'à mon retour (on trouve des cartes mémoires partout ici), ou soit que je les compresse et que je les envoie à un ami qui lui, s'occupera de les transférer sur un site avec une vitesse de connection digne de ce nom. Si vous ne comprenez rien à tout le charabia que je viens d'écrire, je vais résumer en deux mots : les photos seront sans doute disponible un jour, si je trouve le temps de les compresser. Sinon, il faudra attendre ...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3776022265964031982-1169884065302630660?l=shanti2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shanti2008.blogspot.com/feeds/1169884065302630660/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3776022265964031982&amp;postID=1169884065302630660' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/1169884065302630660'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/1169884065302630660'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shanti2008.blogspot.com/2008/01/photos.html' title='Photos'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14896246858253939861</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3776022265964031982.post-6520997388197769117</id><published>2008-01-07T21:03:00.000-08:00</published><updated>2008-01-07T21:44:05.642-08:00</updated><title type='text'>Bienvenue à Kovalam beach !</title><content type='html'>Nous voici maintenant à Kovalam Beach, à 13 kilomètres au sud de Thiruvananthapuram. Nous sommes finalement restés deux jours dans cette ville, qui au départ ne semble pas d'un très grand intérêt (c'était avant tout notre point de chute). Mais à force de déambuler dans la ville, on y trouve un certain charme. Une des grandes particularités de cette ville, c'est la cohabitation harmonieuse entre hindous, musulmans et chrétiens. Au coeur d'un même carrefour près du bazar, on retrouve un temple hindou, une mosquée et une cathédrale dont l'architecture n'est pas sans nous rappeler celle de Notre-Dame. Si on bifurque dans une petite rue au hasard, on peut se retrouver complètement perdu au coeur d'un quartier résidentiel cossu, comme des villages en plein dans la ville, loin des boulevard chaotiques ou se cotoient voitures, rickshaws, motos, piétons et animaux. Il a fallu apprendre à traverser les rues à l'indienne, c'est-à-dire en se fermant les yeux, en retenant notre souffle et en priant Ganesh. :) Parlant de Ganesh, on a rencontré un type portant ce nom dans un petit bar miteux, pour se rendre compte que l'alcool existe en Inde, mais que c'est plutôt caché. On s'est ramassé dans un backstore très sombre, à midi, ou les Indiens s'enfilaient plusieurs verres derrière la cravate.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon. Comme je disais, nous sommes à Kovalam depuis deux jours. Il s'agit d'une station balnéaire sur le bord de la mer, très touristique. Jonathan voulait faire un peu de plage pour qu'on se remette du décalage horaire. Je suis allé sous les Tropiques il n'y a pas si longtemps, donc je n'en ressentais pas particulièrement le besoin, mais comme j'ai l'esprit de sacrifice, j'ai accepté d'aller me prélasser un peu. Nous sommes en haute saison, donc nous payons tout un peu plus cher, mais nous le faisions en connaissance de cause. La mer d'Oman est complètement déchaînée, les vagues sont complètement débiles, et on passe la journée à se baigner parmi les touristes (russes pour la plupart) mais également beaucoup d'Indiens et de pêcheurs. Il y a énormément de mendiants et de rabatteurs sur le bord de la plage, mais si on demeure ferme et sympathique à la fois, ils n'insistent pas trop. Nous sommes arrivés hier matin à 5h du mat pour profiter du lever du soleil, et dès notre descente du taxi, un type nous attend et nous demande si nous avons un hôtel réservé à Kovalam. La réponse est non, mais on déteste se faire imposer quoi que ce soit. Il nous propose de seulement venir voir son hôtel dans lequel il nous propose une chambre à 500 roupies. On le suit, à contrecoeur. Mais.... c'est vraiment excellent pour le prix demandé! Beau petit resort avec piscine, resto, et la chambre est vraiment très propre pour les standards d'ici. Ça nous revient environ à 5$ chacun pour la nuit. On apprend par après que le type (Wilson) possède plusieurs hôtels dans le coin et qu'il a très bonne réputation. On dirait qu'il faut parfois se lancer et ne pas toujours douter des propositions qui nous sont offertes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On raconte ça à Étienne, un Français rencontré en dînant sur la plage, et sa femme en bave de jalousie. "Tu vois, je t'avais dit qu'on devait aller chez Wilson!'' Héhéhé. Parlant d'Étienne, ce fut une rencontre vraiment super et enrichissante. Il a 60 ans et vient en Inde chaque année depuis les années 70. Il nous en a beaucoup appris sur le pays (on sentait le vécu), sur le climat politique, les moeurs, etc. Notamment le fait que le Kerala est dirigé par des marxistes et que l'opposition est formée d'un parti encore plus à gauche qui accuse les marxistes de succomber au capitalisme. Tiens donc! C'est pour ça qu'il y a les portraits de Marx et Lénine un peu partout à Thiruvananthapuram! Étienne a insisté pour nous donner sa carte très détaillé de l'Inde qu'il venait tout juste d'acheter, malgré notre refus. Vraiment un chic type. Il nous a présenté à ses amis et tout le kit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À part ça, il y a de l'électricité environ deux heures par jour, mais on s'y fait. On lave notre linge à la chandelle dans une chaudière (excellent résultat!) C'est tellement ensoleillé et innondé de palmiers (du jamais vu pour ma part) que le petit confort douillet devient vite une préoccupation futile. On pense rester ici encore un jour ou deux et ensuite on fonce vers Quilon, pour gagner Cochin par les backwaters, célèbre réseau de rivières et de canaux qui traverse tout le Kerala, là ou se confondent l'eau et le ciel. Ensuite, rendez-vous en pays tamoul, au Tamil Nadu. Mais ça peut changer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Étant donné que moi et Jonathan disposons exactement du même budget, que nous mangeons et dormons aux mêmes places, on a décidé de mettre notre argent en commun. Pas mal moins chiant et compliqué. Le voyage s'arrêtera quand on n'aura plus d'argent, ou quand on sera écoeurés. Sur un budget de 14 000$, il nous reste 13 860 (et nous sommes dans une des zones les plus chères du pays). Ça devrait aller.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous laisse avec une initiation à l'humour indien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mettre des feux de circulation aux intersections&lt;br /&gt;- Peinturer des traverses de piétons dans la rue&lt;br /&gt;- Un robinet de douche sur lequel est indiqué ''eau chaude" (celle-là c'est la meilleure)&lt;br /&gt;- Un chauffeur de rickshaw qui veut nous faire faire une ride de 3 km pour 120 roupies et qui nous dit ''very good price!'' Hahaha! Mais ils sont si sympathiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les photos viendront quand j'en aurai assez pour que ça vaille la peine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, assez. Je vous donne des nouvelles quand nous serons ailleurs!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À bientôt!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;P.S. J'ai ajouté un lien vers le blog de Jonathan, histoire de voir le tout sous une autre perspective!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3776022265964031982-6520997388197769117?l=shanti2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shanti2008.blogspot.com/feeds/6520997388197769117/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3776022265964031982&amp;postID=6520997388197769117' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/6520997388197769117'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/6520997388197769117'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shanti2008.blogspot.com/2008/01/bienvenue-kovalam-beach.html' title='Bienvenue à Kovalam beach !'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14896246858253939861</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3776022265964031982.post-3560031533900688085</id><published>2008-01-04T23:28:00.000-08:00</published><updated>2008-01-07T21:35:51.733-08:00</updated><title type='text'>5 janvier, 13h21</title><content type='html'>Salut à tous ! Je ne pensais pas passer si vite ici, mais puisque le collègue voulait absolument aller dire à ses proches qu'il était bien vivant, j'en profite pour vous dire que moi aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'arrivée fut plutôt mouvementée à Bombay. On a testé de plein fouet la rigueur de la bureaucratie indienne. On se faisait balancer d'un bureau à l'autre, passe les douanes, reviens vers l'arrière, repasse les douanes, employés qui s'engueulent entre eux, c'était de toute beauté! :) Ah oui notre vol pour Thiruvananthapuram a été reporte de cinq heures, mais maintenant nous y sommes. Nous n'avons à peu près pas dormi depuis le départ, et puisque nous voulons nous adapter le plus vite au décalage, on va essayer de se coucher à une heure normale indienne ce soir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sinon, c'est absolument trop genial, je sens qu'on ne va pas s'ennuyer. Chaque centimètre carré nous garroche la vie à la puissance 1000. On s'est trouvé un hôtel juste assez crade en plein centre-ville, mais pour vraiment pas cher et très bien situé. Mon cybercafé se situe tout juste en face d'un terrain de cricket et d'un temple hindou, les deux étant très actifs en ce moment, le tout noyé dans un concert ininterrompu de klaxons. Contrairement à mes attentes, ça sent bon en ville, très très bon même. Une espèce d'odeur d'épices et d'encens avec un je-ne-sais-quoi qui fusionne les gaz à echappements et le patchouli (sans joke).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, cet après-midi on va aller magasiner des sandales (nos souliers sont vraiment trop chauds) et peut-être aller voir la game de cricket en face. On est en mode apprivoisement, mais le choc appréhendé ne fut visiblement pas au rendez-vous. Je suis quasiment déçu. On va rester à Thiruva encore deux jours, peut-être changer d'hôtel si on voit mieux point de vue qualité-prix (on est encore en rodage, peut-être qu'on s'est fait avoir qui sait) et après, on va aller sur la côte se prendre quelques jours de plage pour ensuite attaquer le pays par l'interieur. Ou peut-être pas. On verra. :)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Portez-vous bien, et on se reparle un moment donné. Ah oui, j'ajouterai des photos un de ces quatre, mais au vu de l'ordi disponible ici, ce sera pas gagné. Je pense qu'il accepte encore les grosses disquettes molles, donc pour les prises USB faudra voir. Fek c'est ca. A+! :)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Frank&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3776022265964031982-3560031533900688085?l=shanti2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shanti2008.blogspot.com/feeds/3560031533900688085/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3776022265964031982&amp;postID=3560031533900688085' title='2 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/3560031533900688085'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/3560031533900688085'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shanti2008.blogspot.com/2008/01/salut-tous-je-ne-pensais-pas-passer-si.html' title='5 janvier, 13h21'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14896246858253939861</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3776022265964031982.post-7118639050276248180</id><published>2008-01-02T11:39:00.000-08:00</published><updated>2008-01-02T11:41:19.785-08:00</updated><title type='text'>Et c'est parti !</title><content type='html'>&lt;p class="EC_MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;" lang="FR-CA"&gt;Alors ça y est! Après toute cette attente, nous y sommes enfin. Ou presque. &lt;/span&gt;&lt;span style="" lang="FR-CA"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="EC_MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;" lang="FR-CA"&gt;Nous foulerons le sol indien le 4 janvier au matin, après avoir préparé ce projet durant environ un an. Pour l'instant nous sommes deux, moi et Jonathan, mais il n'est pas impossible que d'autres viennent se greffer à notre périple en cours de route. La destination initiale choisie pour aborder ce gigantesque pays déroutant est l'État du Kerala, situé dans le sud-ouest du pays. Tout simplement parce qu'il est reconnu pour sa douceur de vivre, son climat tropical, et son ambiance (un peu) moins agitée que sur le reste du sous-continent. On s'est dit que ce serait la meilleure façon d'amoindrir le choc culturel autant que possible. Le Kerala est un des États les plus riches du pays (enfin je devais dire un des moins pauvres) et un des plus éduqués, avec un taux d'alphabétisation avoisinant les 90%, ce qui est un miracle pour un pays comme l'Inde. Une importante minorité chrétienne y habite, ce qui fait qu'il n'est pas rare d'y croiser des églises qui me rappelleront peut-être certains coins du Québec. Mais ça me surprendrait. &lt;/span&gt;&lt;span style="" lang="FR-CA"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="EC_MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;" lang="FR-CA"&gt;J'ignore à quelle fréquence j'alimenterai ce blog; je le ferai quand j'en aurai le temps et l'envie, mais je tenterai de faire en sorte de donner des nouvelles sur notre itinéraire et notre expérience de temps en temps. J'ai trop souvent vu, ou plutôt lu, des voyageurs complètement esclaves de leurs petits carnets de route, comme s'ils étaient davantage préoccupés par ce que les autres verraient de leur expérience que par leur expérience elle-même. Enfin bref, parlant d'itinéraire, tout ce que je peux vous dire est que pour l'instant celui-ci est complètement inexistant. Il se dessinera en cours de route, au gré des rencontres et des circonstances. Plusieurs variables entrent dans l'équation, notamment le fait que notre visa indien expire le 31 mai 2008, ce qui fait en sorte que nous devrons sortir de l'Inde au moins une fois avant cette date si nous désirons le renouveller. Y reviendrons-nous? Aucune idée. Peut-être que le fait de sortir du pays nous donnera envie de continuer ailleurs, ou tout simplement rentrer au pays, qui sait. Vous voyez donc un peu le scénario : aucun plan de match et c'est exactement ce que nous désirions, à part peut-être le fait qu’on va rester à Thiruvananthapuram (petit village d'un million d'habitants, capitale du Kerala) pour trois ou quatre jours. Après ça, on va peut-être remonter la côte ouest vers Goa, ou encore mettre plein cap vers Bangalore ou Chennai. Pour les curieux, je vous invite à consulter une carte de l'Inde, il y en a plein sur le net. :)&lt;/span&gt;&lt;span style="" lang="FR-CA"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="EC_MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;" lang="FR-CA"&gt;Je pense avoir apporté l'essentiel dans mon sac à dos : du OFF anti-moustique en quantité industrielle (ce serait peu cool de chopper une malaria), un "sac à viande", qui consiste en un drap replié et cousu sur lui-même; item essentiel quand on est un peu au fait de l'hygiène des hôtels plus ou moins bas de gamme, mon appareil photo, un peu de papier hygiénique (produit de luxe en Inde, et moi, utiliser ma main gauche pour ça, vous savez...), des bons souliers de marche, de la crème solaire, et des vêtements pour "toffer" trois ou quatre jours. Essentiel de savoir qu'en Inde, on peut s'habiller pour trois fois rien, ce qui constitue un paradis pour quelqu'un qui désire voyager léger. Nous logerons dans des hôtels plutôt rudimentaires (et en Inde rudimentaire veut dire rudimentaire), mais quand nous en aurons assez de la crasse ambiante, on se permettra certainement de fréquenter des établissements un peu plus luxueux. Tout comme pour ce qui est de la bouffe, ça risque de varier des petites bouffes de rue (mais qui font en sorte qu'on est sujets au Delhi-belly) à de grands restos, quand nous serons un peu en manque d'occident. &lt;/span&gt;&lt;span style="" lang="FR-CA"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="EC_MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;" lang="FR-CA"&gt;Alors voilà. On se reparle de l'autre côté de la grande flaque, et je vous souhaite à tous une merveilleuse année!&lt;/span&gt;&lt;span style="" lang="FR-CA"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="EC_MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;" lang="FR-CA"&gt;François&lt;/span&gt;&lt;span style="" lang="FR-CA"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3776022265964031982-7118639050276248180?l=shanti2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shanti2008.blogspot.com/feeds/7118639050276248180/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3776022265964031982&amp;postID=7118639050276248180' title='2 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/7118639050276248180'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3776022265964031982/posts/default/7118639050276248180'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shanti2008.blogspot.com/2008/01/et-cest-parti.html' title='Et c&apos;est parti !'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14896246858253939861</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry></feed>
