Nous voici maintenant dans cette ville importante de l'État d'Uttaranchal, aux pieds des montagnes himalayennes indiennes, mais de l'Ouest du pays cette fois. Après des petits ennuis de santé qui nous ont simultanément frappé moi et Jo, on peut enfin respirer et dire que tout va mieux. Nous avons retrouvé notre énergie des débuts, et nous sommes prêts à entreprendre ce dernier segment de notre séjour en Inde. Car oui, nous prenons un train demain matin pour Jammu, et de là un bus pour Srinagar, la capitale du Cachemire indien. Après ce sera le Ladakh voisin, avec sa culture bouddhiste et tibétaine, qui nous rappellera probablement le tant-adoré Sikkim. Et après, ce sera pas mal ca pour l'Inde ! Il fait toujours aux alentours de zéro degré dans le coin de Leh et du Ladakh, ce qui me réjouit au plus haut point, après les chaleurs insupportables de Varanasi et de la vallée du Gange (tiens, le fait d'être parti des températures de 45 degrés doit aider à se sentir un peu mieux ...) La situtation politique dans le Cachemire est relativement calme depuis quelques mois, surtout après la dernière élection au Pakistan, ou la nouvelle administration favorise le dialogue et se dit prête à en arriver à une entente. Car le Pakistan revendique l'ensemble du Cachemire (qui est majoritairement musulman), et les Cachemiris veulent soit un État indépendant, soit l'annexion au Pakistan. De là le fait que Srinagar est l'aéroport le mieux gardé au monde après Bagdad et que des dizaines de milliers de soldats patrouillent la ville. Toujours est-il qu'il faudra se tenir informé des derniers développements et que, de toute façon, on ne compte pas s'éterniser sur place. Le Ladakh nous attire un peu plus, et c'est davantage tranquille de ce côté-là. Le problème, c'est que c'est quasiment inaccessible (les routes sont fermées la plupart du temps ...) On verra bien.
Le départ de Varanasi fut rempli de magnifiques surprises. 42 degrés ce jour-là, et notre train a eu ... 4h30 de retard ! Par chance, des gentils policiers nous ont invité à les suivre et nous ont montré une pièce nommée ''Foreign tourist waiting room''. Quoi ?! Première fois que je voyais ça. Belle grande salle climatisée, avec de beaux divans bien confortables. De là, on avait une vue sur le tableau indicateur, qui nous apprenait à toutes les dix minutes que notre train serait encore plus en retard que prévu. Mais sans cette salle d'attente, on aurait sans aucun doute été victime d'un coup de chaleur sur les quais, dans la foule dense, comme quelques Indiens que j'ai vu d'ailleurs quand j'allais m'acheter des bons concombres au masala (en vente partout sur les quais, un vrai p'tit régal !). J'ignore pourquoi ce genre de salle d'attente existe, même que ça a un petit côté apartheid. Mais on aurait été cons de ne pas en profiter !
Bon, comme vous voyez, pas grand chose à raconter ! Mais je vais vous faire une petite confession : après presque quatre mois, je ne suis pas fâché que le volet indien de l'expédition tire à sa fin. Sans vouloir faire mon frais, je pense que ça doit être difficile à comprendre vu de l'extérieur et qu'il faut vraiment rester ici une quinzaine de semaines pour mieux visualiser ce qu'on ressent. Certaines choses nous émerveillent au début, puis nous blasent, pour finalement nous exaspérer. Je pensais rester un an ici au tout début, mais à moins de rester au même endroit durant plusieurs mois, je ne pense pas que j'aurais ''toffé'' ça. Car c'est loin d'être une partie de plaisir tous les jours ! :) Mais si mes prédictions sont bonnes, on aura quand même fait cinq mois en Inde. Après ça, on pense toujours aller décontracter un peu dans un -ou des- autre pays pas trop loin, et je ne sais pas trop pour combien de temps.
À part ça, quelques petites impressions sur Haridwar en vrac : ville vraiment charmante et relaxe, avec des petites rues piétonnières étroites. Par contre, c'est une ville sèche (on y sert pas d'alcool) car sainte. En effet, la source du Gange se trouve à quelques kilomètres en amont d'ici. Parlant du Gange, il n'a pas vraiment le même look qu'à Varanasi, c'est le moins qu'on puisse dire. Pas mal plus fière allure ! D'une couleur bleue, quasi limpide. Le courant est très puissant. On peut meme faire du rafting sur ce fleuve sacré, pas trop loin d'ici. Si demain nous n'arrivons pas a prendre notre train (124 et 125e sur la liste d'attente, donc ca devrait aller), ce pourrait etre intéressant ! En tout cas, le Gange a Haridwar n'a pas grand chose à voir avec la masse brune, stagnante et puante de Varanasi ; on a de la misère à s'imaginer qu'il s'agit du même fleuve. Sinon, des jolies petites montagnes verdoyantes encerclent la ville, un peu comme dans le West Bengal lorsqu'on approchait du Sikkim : on sent que la montagne (la vraie) n'est vraiment pas loin. On se reparle de là-bas, d'ailleurs !
Subscribe to:
Post Comments (Atom)
No comments:
Post a Comment