Friday, May 9, 2008

Phnom Penh II

Deuxième message aujourd'hui. Je suis en feu.

Aujourd'hui étant mon dernier jour au Cambodge, j'en profite pour faire une longue tournée de la ville à pieds, accompagné bien sûr de Jo et Thi. Bien contents d'être avec cette dernière, qui, maîtrisant évidemment la langue locale, nous épargne pas mal de niaisage et de sollicitations, même si de ce côté-là, ça n'a rien à voir avec l'Inde. Donc ce soir on se permettra un resto de luxe quelque part au centre de la ville, sur les rives du Mékong, pour ''fêter'' la fin de cette collaboration de plus de quatre mois. Je quitte pour le Viêt-Nam demain matin vers 6h30. Et le hasard faisant trop bien les choses, mon état de santé est maintenant à 99% rétabli. Tout est allé très vite. Je viens sans doute de finir de digérer l'Inde. Mais comme pour ce pays, je pense bien revenir au Cambodge. Gens absolument merveilleux et généreux. Suis-je trop sentimental ? Toujours si difficile de quitter un pays ...

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Dans la chronique ''J'ai testé pour vous", que je viens d'inventer : la poutine cambodgienne. Quelle ne fut pas notre surprise de découvrir, dans le menu du resto de la guesthouse, la présence de ce St-Graal Québécois. Avec une définition en plus : "Mets typiquement québécois composé de frites, de sauce ''gravy'' et de fromage. Non, nous n'avons rien de Québécois, mais nous l'avons essayé une fois et on le garde sur le menu à cause de la demande générale." Il faut dire qu'ils ont de l'humour dans leur menu, et que chaque plat est décrit un peu de cette façon. Bon, le résultat ? Pas tout à fait La Banquise, mais les cafétérias de nos écoles secondaires peuvent aller se rhabiller ! Vraiment vraiment très bonne.

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Dans les clubs de Phnom Penh, lorsqu'une envie de soulager nos boyaux nous prend après quelques consommations, autre surprise locale : il y a des masseurs proposant leurs services (ou sévices, au choix) pendant que vous accomplissez votre noble tâche. Très peu pour moi merci, mais pour ceux qui ont la vessie capricieuse en public, à essayer, je suppose. Nous vivons dans un monde étrange ...

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Les Khmers, ou Cambodgiens si vous préférez, sont passés maîtres dans l'art de la copie. Beaucoup plus que les Thaïs, qui jouissent eux-mêmes d'une bonne réputation dans le domaine. Tous les romans, revues, guides, CD, DVD sont vendus ici à prix absolument dérisoires. Je me demandais pourquoi mon Lonely Planet du Viêt-Nam ne m'avait coûté que 2$US. Quand la reliure a menacé de céder entre mes mains dès la première consultation, j'ai compris. Mais les copies sont néanmoins assez bien faites. Tout comme pour les revues The Economist et Newsweek que je me suis procurées aujourd'hui. Mais ça ne battra jamais les chaînes de resto : pour une raison inconnue, aucune chaîne internationale n'est présente ici. Mais attention : le Big Burger -logo 100% identique à celui de Burger King- et le My Burger, même M arché que McDo, veillent patiemment sur vos potentielles ulcères d'estomac.

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Toujours dans la catégorie en vrac, pour finir : en dehors de Phnom Penh, toutes les maisons cambodgiennes sont construites à quelques mètres du sol, sur pilotis. La raison : empêcher les serpents d'entrer. Leurs morsures constituent la première cause de décès ''non-naturelle'' au pays. Watch out !

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Je me suis fait reprocher d'avoir rebaptisé mon blog d'un nom anglophone. Connaissez pas les Dead Kennedys ? ;)

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Bon, assez parlé pour aujourd'hui, et il y a trop de lézards sur le clavier.

Tchelo !

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